DigiWorld Yearbook 2012 par l’IDATE (1/3)
Bilan de l’économie numérique 2011
A l’ occasion de la publication de la 12ème édition de son DigiWorld Yearbook, véritable état des lieux du monde numérique, l’IDATE dresse ici le constat des tendances annoncées en 2011, présente les grandes thématiques de 2012 et analyse la carte économique du monde numérique.
Les dynamiques du DigiWorld : les nouveaux marchés de l'Internet versus les marchés traditionnels des services de communication

Une dynamique des marchés numériques qui remet en cause les modèles établis : une faible croissance en valeur pour des usages qui explosent…
À 3 069 milliards € de revenus en 2011, les marchés du DigiWorld - Télécoms, Informatiques et Télévision - ont connu l’an passé une croissance modérée, en retrait de près 3% par rapport à l’évolution de l’économie dans son ensemble . Mais la dynamique d’innovation ne faiblit pas et, à travers elle, c’est à la fois le développement de l’équipement et des usages qui se poursuit à haut rythme (voir en particulier l’essor des smartphones et des tablettes) et la montée de nouveaux marchés en périphérie du noyau dur du DigiWorld qui se confirme.
Concernant la croissance des marchés du DigiWorld, la bonne nouvelle est qu’en 2011, celle-ci s’est maintenue quasiment au niveau de 2010, année portée par un effet de rattrapage au sortir de laquelle un certain essoufflement pouvait être craint. Il n’en a donc rien été mais dans le même temps, l’année 2011 confirme :
- l’écart grandissant entre les performances du secteur et celles de l’économie générale,
- le retrait de 1,5 à 2 points par rapport aux performances enregistrées au milieu des années 2000.
Au-delà de l’effet conjoncturel lié à des contextes économiques encore tendus, singulièrement en Europe, il s’agit là sans doute de tendances de long terme dues aux transformations structurelles engagées dans tous les secteurs TIC sans exception.
Sur le plan géographique, l'Amérique du Nord fait la différence avec l’Europe, avec une progression de 2,7% outre Atlantique contre moins de 1% de ce côté-ci. Mais c’est plus largement l’écart de croissance entre régions avancées et régions émergentes qui se creuse : si les premières continuent de concentrer l’essentiel du marché mondial en valeur, avec une part de 68% en 2011, elles ont perdu à nouveau près de deux points en un an. Toujours tirée par le marché chinois, la dynamique des marchés émergents est relayée par de nombreux autres pays d’Asie (derrière l’Inde, celles de pays de taille plus modeste comme le Vietnam ou la Malaisie) et globalement par ceux de la région Afrique et Moyen-Orient. Tous ces pays profitent d’une dynamique d’équipement sans relâche.
Sur le plan sectoriel, les marchés d’équipements ont d’une manière générale progressé plus vite que les services en 2011, à l’exception notable de l’électronique grand public qui souffre de la chute des prix des écrans plats et du recul des ventes d’autres matériels (lecteurs MP3, GPS). Dans les services, le phénomène marquant reste le retrait des activités de base, celles que l’on associe au « noyau dur » du DigiWorld, au profit de nouveaux marchés satellites particulièrement dynamiques tels les différents services –managés ou non– sur IP (du search et des réseaux sociaux à la publicité en ligne en passant par la VoIP, l’IPTV, etc.), les applications mobiles, le M2M, le cloud computing… sans oublier bien sûr le commerce électronique.
Comme l’an dernier, un chapitre entier est consacré à la transition des grands secteurs TIC vers l'IP et le numérique. Le secteur de l'Internet, pris au sens large (connectivité, services logiciels, contenus) pèse désormais entre 5 et 10% du marché des services des TIC dans les économies avancées et continue surtout de progresser à des rythmes de plus de 20% annuels sur l’essentiel de ses composantes.
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DigiWorld Yearbook 2012 par l’IDATE (2/3)
Les thèmes phares du monde numérique 2012
A l’ occasion de la publication de la 12ème édition de son DigiWorld Yearbook, véritable état des lieux du monde numérique, l’IDATE dresse le constat des tendances annoncées en 2011, et présente ici les grandes thématiques de 2012 et analyse la carte économique du monde numérique.
Une nouvelle étape de l’Internet et de l’économie numérique, dynamisés par la combinaison des Mobiles, du Cloud et du Big Data…

Au-delà de la bataille des terminaux… "Mobility everywhere”, “Services & Content in the Cloud”
et “Big data”
L'actualité a été encore riche depuis le DigiWorld Yearbook 2011. Yves Gassot, directeur général de l’IDATE, souligne dans son introduction les tendances qui devraient marquer l’année 2012 et les suivantes. Il met aussi en exergue la situation inquiétante du secteur des services de télécommunications, singulièrement en Europe.
Will the Device be King? (titre du DigiWorld Summit de novembre 2011)

Nous avions mis l’accent l’année dernière sur le rôle central des « smart devices », en particulier dans leurs capacités à structurer deux écosystèmes fondés sur des économies très contrastées (l’iOS d’Apple d’un côté et les smartphones Android de Google de l’autre). Depuis, Android a fait croitre sa part de marché, au détriment des leaders du cycle précédent (Nokia/Symbian et RIM) tandis qu’Apple est devenue la première capitalisation mondiale. Il est toutefois difficile de réduire le paysage à un duopole figé et indépassable :
- Samsung gagne de l’argent en étant un des premiers fournisseurs d’Apple mais aussi le premier fabricant de smartphones Android.
- Microsoft a les moyens de prendre le temps de revenir dans la course avec le soutien des telcos et peut-être de Nokia, et en préparant la convergence Mobile-PC de sa future génération Windows.
- Les fabricants chinois vont progressivement accentuer leur pression pour prendre des parts de marché.
- HTML5 pourrait relativiser la bataille des OS, et les magasins d’applications qui leur sont associés, en permettant à de nombreuses applications de tourner à partir du browser.
- Derrière le smartphone, ces problématiques de plateformes et d’ouverture s’étendent immanquablement aux autres devices que sont les tablettes (un succès sans que soient encore établies leurs relations de « compagnonnage »), les consoles de jeux, liseuses, TV connectées… en ouvrant la porte aux autres leaders sectoriels, ceux du PC, de la télévision ou de l’e-commerce (Amazon).
Mobility everywhere
C’est le principal vecteur d’une hyperconnectivité qu’on ne fait qu’entrevoir et qui va rester un facteur fondamental de transformations de nos secteurs : la « bancarisation » en Afrique, l’Internet des objets, le prochain moteur de croissance de Facebook dont plus de 50% des accès se font à partir d’un mobile (sans dégager de revenus), le LTE dont les performances nécessitent de revisiter les relations complexes de convergence et concurrence avec les accès fibre, les arbitrages dans la gestion du spectre, …
Service & Content in the Cloud
La deuxième transformation majeure est aussi clairement engagée avec la migration vers le cloud. C’est un mouvement qui s’annonce hétérogène dans ses dynamiques et ses acteurs. On y distingue non seulement les différents acteurs des SI des entreprises, mais aussi les géants de l’Internet qui ont probablement accumulé une compétence incomparable dans la gestion des économies d’échelle, et naturellement les telcos et leurs fournisseurs d’enablers- qui à travers le réseau sont responsables d’un maillon encore essentiel. Mais le cloud c’est aussi, vu des industries de l’entertainment, une menace de dépendance vis-à-vis des nouveaux grands distributeurs que sont les leaders du Net… ou une promesse de pouvoir maîtriser leurs problématique de copyright, de qualité, et de valorisation des données des consommateurs, en répondant aux attentes multiscreen/everywhere.
Big Data
Le troisième grand vecteur de transformation et de différenciation réside dans la masse immense de données non traitées qu’engendre l’hyperconnectivité. Au-delà du trafic de plus en plus riche que les réseaux doivent acheminer, il y a ces flots de données plus ou moins structurées qui découlent du management des réseaux et services, des empreintes des internautes, des capteurs de la ville intelligente, etc. qu’il va falloir traiter en temps réel (« data in motion »). Il est clair que parmi les interrogations qui accompagnent ce phénomène, se pose la question de la capacité des pouvoirs publics nationaux à s’entendre sur les règles et bonnes pratiques, et celle du juste équilibre entre la pertinence des services et prestations offerts aux clients et le souci du citoyen de conserver la maîtrise de ses données personnelles…
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DigiWorld Yearbook 2012 par l’IDATE (3/3)
La carte économique du monde numérique
A l’ occasion de la publication de la 12ème édition de son DigiWorld Yearbook, véritable état des lieux du monde numérique, l’IDATE dresse le constat des tendances annoncées en 2011, et présente les grandes thématiques de 2012 et analyse ici la carte économique du monde numérique.
Vers le déclin des telcos en Europe ?
Dans ce paysage, si l’on attribue sans peine au regard des 3 Game changers retenus un avantage concurrentiel aux leaders du Net, le positionnement des telcos parait moins clair. Le marché mondial est depuis plusieurs années tiré par les pays émergents. Dans les économies les plus développées, les opérateurs qui ne bénéficient plus d’une croissance extensive comme avec les vingt ans de développement de la téléphonie mobile, doivent réinventer leur modèle économique pour faire face à cette maturité relative, à l’intensification de la concurrence, à l’effacement de la minute téléphonique comme unité de valorisation, à la concurrence sur leurs applications des acteurs OTT, aux besoins d’investissements qu’engendrent l’explosion des trafics…
Cette réinvention des telcos est tout juste amorcée. Elle se concentre pour une part sur la revalorisation de l’accès dans des écosystèmes bi-faces offrant a) au consommateur final, le choix entre différents tarifs (« tiered pricing ») fonction de la qualité (débit, latence, priorité), de l’intensité d’usage, des terminaux associés et des applications intégrées, b) aux acteurs en amont des solutions en terme de réseaux managés, de CDN, de Cloud IaaS, ou d’API. D’autres visions plus radicales, ou rendues impatientes par la lenteur de mise en place des accès FTTH, voient dans les pratiques d’externalisation ou de mutualisation, la logique d’une désintégration du secteur : d’un côté des infrastructures partagées, bénéficiant d’un monopole de fait, financées par des fonds de type « utility » ou l’investissement direct de capitaux publics, de l’autre le plan des fournisseurs de services et de la concurrence …
Mais ce qui nous préoccupe ici c’est encore autre chose : l’écart que l’on observe, dans ce moment difficile de transition pour le secteur, entre le marché nord-américain et l’Europe. C’est d’abord un écart notable d’évolutions des revenus, en particulier pour le mobile : le secteur des mobiles a vu croître ses revenus de 4,5% en 2011 tandis qu’en Europe (27) le chiffre d’affaires consolidé des opérateurs a baissé de 0,5%. Certes, cela s’explique pour partie par la brutalité de la crise économique qui frappe la Grèce (-13,1% pour les services mobiles en 2011), le Portugal (-6,2%), l’Espagne (-3,2%) ou l’Italie (-0,8%). Mais on peut aussi se référer à la France (- 2,2%) ou au Royaume Uni (-0,6%). Sans que cela puisse constituer le facteur explicatif, on pourrait aussi mentionner l’écart de 4 ou 5 points du ratio Capex/CA entre les leaders nord-américains et les opérateurs historiques européens (pour leurs investissements domestiques).
Au-delà de ce constat, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur les équilibres d’une politique qui n’arrive pas à promouvoir l’investissement et l’innovation dans les infrastructures à très haut débit dont l’Europe a besoin et les politiques de concurrence et de contrôle des prix. Le troisième écart réside dans la relative balkanisation du secteur en Europe au regard des consolidations intervenues outre-Atlantique (même si le refus des autorités US à la fusion AT&T/T-Mobile y a mis un coup d’arrêt provisoire). L’Europe des télécommunications (comme l’Europe) piétine dans son ambition de créer un «single European market».
Évolution du marché des services mobiles en Europe (UE-27) et aux États-Unis

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Bundling and services sold with access
Sophie LUBRANO
Project Manager - IDATE
New supply-side strategies
IDATE has released a report that provides a detailed analysis of the global market for bundles and services sold with internet access. It will enable readers to deepen their understanding of game-changing developments – exploring key issues and current trends: bundles, content, smart access and segmentation.
“Smart access services are the services associated with ISPs’ core solutions, such as rich communication, digital home and secure access. They all represent high-margin opportunities for vendors and involve services related to their core business, along with vital assets when going head to head with internet giants. Operators can draw on their existing customer base and network functionalities”, says IDATE consultant, Sophie Lubrano, the Project Manager for this report.
Smart access
Value-added services bundled with operators’ core solutions
The smart access category of services includes those that create value-added for operators’ core solutions: landline telephony, mobile services and internet access. They are relatively close to operators’ core business and cover various arenas:
- “Rich communication”: all services tied to telephony, mail/messaging and instant messaging on wireline and wireless networks, along with location-based services.
- “Digital home”: all services that enable the various devices in the home (phone, PC, TV, etc.) to access wireline and wireless networks and customers’ content. The digital home also includes home network and remote management systems.
- “Secure access”: services tied to security and storage, along with insurance and payment, on both wireline and wireless networks.
Opportunities in services adjacent to their core business, with prospects for healthy margins and the ability to leverage assets when sparring with internet giants
“Smart access” services represent an opportunity for added income and solid margins for operators, and offer several advantages:
- Unlike content, they do not require partnerships with market leaders, except for payment systems. This means that operators can enjoy a sizeable margin.
- The margin can be relatively high on storage and security services, for instance, whose running costs are low.
- Smart access services are a natural progression for an operator’s business and do not require any major upgrade of sales/marketing teams.
- The billing tie is a crucial element: of all the major internet companies, only Apple and Amazon have managed to create a lasting billing relationship with users. The ability to invoice subscribers and have a relationship of trust with them is a vital part of operators’ business.
Ultimately, then, operators have major assets when it comes to these services and can leverage the existing trust-based relationship they have with internet users, deliver solutions that are close to their core business and generate healthy margins. But they are having to compete with top internet players who are working hard to occupy these positions, especially when it comes to communication services, cloud computing and home network solutions.
Positioning strategies on services bundled with access

Sophie LUBRANO
Project Manager
s.pernet@idate.org
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Le modèle Netflix est-il viable ?
Gilles FONTAINE
Directeur Général Adjoint, IDATE
La société de location et de streaming par abonnement NetFlix vient de publier ses résultats pour le 1er trimestre 2012, 4,6 mUS$ de pertes. Outre les investissements liés au développement international, la mutation de l’activité de la société du DVD pour le streaming explique ces résultats.
Mi-2011, la société qui proposait un package DVD+streaming a scindé ses deux offres, en particulier sous la pression des ayants-droit. Elle comptait fin juin 2011 24,6 m d’abonnés à l’offre aux USA , elle en compte fin mars 2012 6% de plus soit, 26,1 millions. Ces 26,1 millions d’abonnés ont souscrit à 33,5 millions d’abonnements cumulés aux services de streaming ou de DVD, contre un chiffre théorique de 49,2 millions si tous les abonnés de l’offre packagée mi-2011 avaient souscrit à la fois aux nouvelles offres DVD et streaming. Une partie des abonnés a donc arbitré entre l’offre DVD et l’offre streaming. Ils l’ont fait majoritairement en faveur de l’offre de streaming qui représente deux-tiers des abonnements.
NetFlix a par conséquent réussi son pari de constituer un service de streaming qui compte plus de 21,6 millions d’abonnés aux Etats-Unis.
Mais le bilan économique est moins satisfaisant : L’ARPU par abonnement DVD représente 10 US$ contre 8 US$ pour le streaming. Surtout, les charges directes, c’est-à-dire essentiellement les charges de programme et le marketing, représentent 54% des revenus du DVD contre 87% des revenus du streaming. Un abonné Netflix en streaming génère 1US$ de marge brute par mois, contre 4,6 US$ pour un abonné DVD.
Le service de streaming souffre du renchérissement des coûts de programmes imposé par les majors : son succès commercial (+9% d’abonnés en 6 mois alors que les abonnés DVD baissaient de 27%) se traduit mécaniquement par une baisse des marges de la société.
Gilles FONTAINE
Directeur Général Adjoint, IDATE
g.fontaine@idate.org
L’Hadopi publie l’étude de l’IDATE sur le streaming et le téléchargement direct de contenus illicites
L’étude de l’IDATE analyse l’écosystème du streaming et du téléchargement direct avant et après la fermeture en janvier 2012 de MegaUpload/MegaVideo.
Parmi les points mis en évidence :
- La montée en puissance du streaming en 2011, en particulier sous l’effet de l’apparition de concurrents de MegaVideo, et au détriment de celui-ci ;
- Le poids des systèmes d’intéressement par les services de streaming des sites de référencement et des contributeurs ;
- L’atomisation des acteurs du référencement, qui se sont néanmoins « professionnalisés » avec la montée en charge du streaming au détriment du téléchargement direct ;
- Le poids des recettes d’abonnement dans les revenus des services de streaming et de téléchargement (8% des utilisateurs déclaraient souscrire à une offre payante mi-2010 dans le cadre d’une enquête menée en France, Grande-Bretagne et Suède) ;
- Le rôle prédominant de la publicité dans l’économie des sites de référencement ;
- Le poids important avant la fermeture de MegaUpload/MegaVideo de l’économie du streaming et du téléchargement direct ;
- L’impact significatif de la fermeture de MegaVideo sur le streaming, alors que l’écosystème du téléchargement direct semble en voie de réorganisation.
La synthèse de l’étude est disponible ici : Synthèse PDF
L’intégralité de l’étude est disponible ici : Rapport complet PDF
A propos de l’IDATE : L’IDATE est un institut indépendant qui, depuis plus de trente ans, propose une lecture argumentée et sérieuse des évolutions majeures qui façonnent le monde numérique. Sa réputation et son originalité reposent sur la capacité de ses analystes à proposer une comparaison à jour des différentes situations sur les différents continents, à travers de nombreuses études indépendantes, financées sur fond propres ou réalisées à la demande de très nombreux acteurs publics ou industriels.
L’IDATE est aussi connu pour sa contribution active au débat d’idées en Europe à travers sa conférence annuelle (DigiWorld Summit), ses Clubs mensuels à Bruxelles, Londres et Paris et sa revue plus académique Communications & Strategies. Ses initiatives sont soutenues par plus de 35 sociétés adhérentes de son DigiWorld Institute. On trouve parmi elles des acteurs très différents tels des telcos incumbents ou « alternatifs », des grands acteurs de l’informatique et de l’internet, des fournisseurs d’équipements réseaux et terminaux, des sociétés de capital-risque… Cette diversité constitue le gage de son indépendance.
Contacts :
Gilles FONTAINE
Directeur général adjoint, IDATE
g.fontaine@idate.org
Vincent BONNEAU
Responsable Internet Business Unit
v.bonneau@idate.org
Ecosphère Télécoms Africa
L'IDATE a publié, en collaboration avec CIO Mag, l’écosphère 2011 des télécoms en Afrique. Ce mapping présente les opérateurs présents dans les différents pays du continent et mesure les niveaux de développement des marchés nationaux en valeur et en volume (pénétration mobile, internet).
La prochaine édition du Communications & Strategies (DigiWorld Economic Journal) se focalisera sur l'Afrique : ICT development in Africa (No. 86, Q2 2012)
Didier POUILLOT
Responsable Telecom Economics and Business Modelling
d.pouillot@idate.org
Alain VEYRET
Responsable Territoires Numériques
a.veyret@idate.org
> Site internet de CIO Mag : www.cio-mag.com
> Site internet du DigiWorld Institute by IDATE : www.idate.org
Connected TV
Gilles FONTAINE
Deputy CEO, IDATE
Run-up to the Olympic Games in London
Like World Cup football, the Olympic Games often provide an opportunity to debut a major innovation in the television industry – flat screens and high definition being two perfect cases in point. The 2012 Summer Games in London could therefore be a perfect chance to boost the adoption of the connected TV.
Although the base of connectable TVs is increasing automatically as many new models are internet-ready by default, actual adoption of the services they enable has been sluggish, at least in Europe, due to a lack of appealing content.
The Olympic Games host network, the BBC, is probably the most proactive broadcaster in Europe – public or private – when it comes to over-the-top content. The greatest proof is of course the iPlayer, the catch-up service that is compatible with virtually every internet-ready device. The BBC will therefore exploit the opportunities opened up by the Games, serving up 28 live broadcasting streams to cover the various events, and so giving viewers a real incentive to connect their set to the Web.
In addition to the impact they will have on the quality of the online offering, the Olympic Games will also be a pivotal moment for broadcasting not only programmes on-demand but also live programming over the Web. So we will be watching closely to see how the networks handle traffic peaks which, up until now, have been largely the purview of legacy broadcasting networks.
Also worth mentioning is the agreement that the BBC signed with cableco Virgin Media which will incorporate broadcasting of the Games into its TiVo service, which offers yet another example of the transition that some pay-TV providers are making to distributing OTT services.
To allow you to keep up with the latest developments in the marketplace, IDATE provides a monthly Connected TV watch service. It includes reporting on all the links in the value-added chain – services, platforms, devices – and combines analysis of outstanding events, technical, economic and commercial issues, and our forecasts for hardware and service market developments.
Gilles FONTAINE
Deputy CEO, IDATE
g.fontaine@idate.org
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World video game market
Laurent MICHAUD
Head of consumer electronics & digital entertainment
The video game software market will grow from EUR 41.9 billion in 2011 to almost EUR 60.6 billion in 2015
IDATE publishes every year a market report providing its readers with an analysis of the world video game market (hard- and software) that is currently changing shape, assessing the key technologies to accelerate such a development of this promising market, along with the key issues to be addressed and market forecasts up to 2015.
After growth stalled for a time in 2009-2010, since then the video game sector received a new boost, due to:
- two segments entering a new generation (home and handheld consoles),
- two segments now set to draw wide audiences (online games and games for mobile phones).
- the emergence of two highly promising segments (tablets and connected TV)
Over a period of five years, the video game software market will grow from EUR 41.9 billion in 2011 to almost EUR 60.6 billion in 2015. Two factors explain this performance:
- the market arrival of a new generation of handheld consoles in 2011 and emergence of a new generation of home consoles from 2012.
- the extraordinary growth of segments for games on mobile phones and online, particularly in Asia/Pacific and more specifically in China, where both segments combined will be worth EUR 8.6 billion by 2015.
“Growth of the video game market is still influenced by the life cycle of home consoles. As such, the commercial launch of new generation machines from 2012 on will inject renewed growth into the sector, with video game software generating potential revenues of some EUR 60 billion by 2015.” explains Laurent MICHAUD, project manager of this study and IDATE’s Head of consumer electronics & digital entertainment.
Seven key industry trends for 2011
IDATE has identified seven trends which marked the past year:
- In 2011, in the game software market, one out of every two euros is generated from digital distribution or income from online practices (item selling, etc.).
- 2012-2015: the advent of a new generation of home consoles. With the imminent release of Wii U next year, Nintendo’s competitors will clearly have to rethink their schedules for rolling out their next gen consoles.
- By end-2011, smartphones and handheld consoles will eventually converge, with the commercial launch of the Playstation Vita (PS Vita), available in two versions: with a wireless or 3G connection.
- Tablets: likely to take off in 2011-2012. A new device creating new usages within the digital home, the tablet provides an ideal interface for video games, now the most popular type of application on this device.
- Facebook, the most recent game platform to date! The social network has pursued its casual gaming endeavors, broadening the base of gamers and converting general consumers to video gaming. The gamble seems to have paid off, although only time will tell at what pace games will be exploited in this segment.
- The age of ubiquitous games: increasingly asynchronous access to the same game via several interoperable platforms. Gamers ultimately have just one centrally-managed account, regardless of whether sessions are played on Facebook, a smartphone, developers’ websites or connected TV, etc.
- The emergence of games on connected TV: Onlive and Playcast Media are the most prominent companies to invest in games on this platform. However, this nascent segment is also drawing the interest of a wide number of Internet, TV and video game players, as well as ISPs, manufacturers of consumer electronics, smartphones and set-top-boxes, and telcos, etc.
World Video Game Market, 2011-2015

Laurent MICHAUD
Project Manager
l.michaud@idate.org
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Interview with Anne BOUVEROT
COMMUNICATIONS & STRATEGIES No. 85, 1st quarter 2012
Cloud ecosystem and platforms competition
Summary : Cloud computing is substantially changing the way computing is performed. Indeed, it allows for on demand self-services, resources pooling to serve multiple users using multi-tenant models, elastic provision of capacity, better control and use of resources through measured services. Content in the cloud is opening the way for a vast array of content and innovative applications. However, the benefits of cloud computing, come along with additional challenges in the area of privacy, security, consumer protection, … The papers selected for this special issue develop various thoughts on these issues. They provide original analysis of the platforms competition, and flexible and adaptable approach on the policy side as well as innovative technical and market solutions.
Exclusive:
Interview with Anne BOUVEROT
Director general GSMA
Conducted by Yves Gassot (IDATE-DigiWorld Institute)
C&S: Do we need to accept migration to the cloud as key to the mobile sector's development? Is there any element that is specific to the mobile cloud?
Anne BOUVEROT: I think that the cloud is certainly going to be associated with and have a significant impact on mobile telecoms in the years ahead, but we will use the term in many contexts to describe a number of different things. Defining the cloud is the hardest piece. I like to think of it as having the power of a million computers in the palm of your hand but it does not weigh anything and you do not have to worry about the IT. I like this definition as it helps you understand that the processing power and storage possibilities are almost endless.
Today in the mobile world, the cloud is typically seen as a place for remote storage, and for more advanced customers a source of remote processing power. Many of us have used consumer services like Apple's iCloud and business-oriented services like Google Docs already. These services will continue to develop and can offer users many benefits in a multi-screen world, with the automatic syncing of your content, documents and applications.
Our mobile operator members are also using cloud type architectures for their own internal services and platforms. A great example is NTT DOCOMO in Japan who are providing real time language translation services to their customers using the cloud infrastructure.
But I think that we are just at the beginning of an exciting development cycle. I don't believe we need to think of the cloud differently in the context of mobile versus fixed networks, but we do need to remember that the vast majority of the worlds population will access cloud type services only through mobile, so we should always think of the cloud through a mobile lens first.
C&S: In what ways would the ubiquitous use of cloud architectures alter the mobile internet as we know it? Is it likely to undermine the app store and download model for smartphones? Will HTML 5 play a major part in opening up the mobile internet ecosystem? Do you think this will do anything to shake up the current duopoly in the smartphone OS market?
A. B.: I am not sure I would say that the cloud will alter the mobile internet as we know it - I think its better to think of it as enhancing an already compelling proposition. Certainly mobile apps will continue to flourish, with billions already downloaded today. HTML 5 will not significantly change the nature or user experience of applications. It merely provides an alternative delivery technology that I think will become very popular.
The emergence of HTML5 has the potential to provide more competition in the OS space in the future, and this is always a welcome development for consumers. That said, there are a lot of trends that could develop out of the move to HTML5. For example how closely are the browser and OS integrated, and actually does the browser become the OS?
There is a possibility that in the HTML5 world, influence may balance out between the current application ecosystem providers, the handset makers and the mobile operators which I believe would be a welcome development, but the key as always will be to see who can provide the best user experience for the consumer. That is where the GSMA and its operator members are focused.
C&S: To what extent are mobile operators concerned by the spread of cloudoriented architectures, in terms of the evolution of their network infrastructure? What consequences might users storing data and hosting applications in the cloud have on traffic and signalling? On security and quality of service? What issues might arise around cellular operators' interconnection with the internet giants' infrastructures? Will cellular telcos be forced to invest in the cloud and, if so, for which functions or services?
A. B.: Mobile operators are not concerned about cloud services per se, as long as they are implemented in a responsible fashion. What is clear is that the proliferation of smartphones and tablets, and the rise of applications are driving massive increases in data traffic on networks. They are also driving a huge increase in application signalling traffic, in many ways as troubling as the data traffic. Our mobile operator community, through the GSMA, recently published a set of Application Efficiency Guidelines that aim to educate developers on how best to build applications that respect and conservatively use the network resources.
I believe that Security and Quality of Service (QoS) are certainly great strengths for the mobile operator community, and are areas that they can leverage in the future as competitive advantages. A consumer value proposition that says that an operator can provide you services with a guaranteed QoS in a secure fashion while protecting your privacy is a very strong offer.
In terms of the interconnection between the operators networks and the internet giants, it is fair to say that mobile operators will continue to push for a set of business terms that aligns the investment required to support new services, with the revenues that the services generate. Network traffic continues to grow at an exponential rate, and it seems impossible to me that we will not find a mechanism to share the costs of infrastructure investment with the over the top players that are offering the services. By doing this I believe we will have a sustainable industry and continue to invest in the network capabilities of the future..
C&S: Do you think the cloud will play a role in furthering the convergence between wireline and wireless broadband?
A. B.: The important thing to remember about cloud based services and applications is that it is not so much about the convergence of fixed and mobile networks - it's about the decoupling of applications from specific access methods and devices. As an example I want to be able to watch my TV at home, pause it, continue watching on my mobile device, and then maybe when I get to my end location watch the end of a program on my computer. These types of scenarios are attainable through the cloud. So I would say that the cloud is about agnostic access rather than convergence.
C&S: Is there anything that can be learned from telecoms that could improve the consumer's cloud services as a whole?
A. B.: A core pillar of the mobile industry is the interoperability of services across operators and countries. This is the foundation that made GSM technology the success that it is today. As we embark into a world of cloud services, the ability to provide services that are interoperable across different clouds will be equally key. These capabilities will come to the fore when customers want to leave one cloud service and move to another. For example, if you have mission critical content, some business applications and maybe other forms of data stored in one provider's cloud, you should have the capability to move it to another providers cloud. Or if as a consumer you have your music and pictures with one provider and you want to move to a phone with a different OS and cloud, you should be able to do so. Under the current vertically integrated and technically separated market for cloud services, it is not clear how this could take place and how the cost of the migration would be covered. I believe that in the future we will see a consumer push for a greater degree of interoperability and compatibility between cloud providers to enable consumer portability.
In the mobile world, this kind of commonality and portability of service has been in place for some time. Mobile operators realised the benefit of an interoperable ecosystem and have actively maintained and guarded this capability. SMS is a great example of the power of a globally interoperable service. Applying this in the cloud world, there could be distinct benefits at layers such as authentication, security and portability that would make your cloud service a much more dynamic offering, and perhaps more importantly, drive some good service based competition.
Short biography:
Anne BOUVEROT is Director General and Member of the Board of the GSMA. Before joining the GSMA, Anne was Executive Vice President for Mobile Services for France Telecom Orange, where she defined the strategic priorities and led transformation programmes for the mobile business and was also responsible for the selection of mobile devices sold to customers with mobile offers. She previously was responsible for international business development at France Telecom Orange, and her achievements include the privatisation of Telkom Kenya, new mobile licences in Armenia and Tunisia, and partnerships in Portugal and UAE. Prior to France Telecom Orange, Anne led a business unit of Equant and was responsible for developing IT services for Equant's multinational business customers. She began her career in telecommunications as project manager for Telmex in Mexico in 1991. Anne holds M.S. and Ph.D. degrees in mathematics and computer science from the Ecole Normale Supérieure in Paris and an M.S. degree from Telecom Paris.
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Managing Editor
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