31juil/140

Smart Grid: the smart metering market and beyond

NAKAJIMA_Soichi

Soichi NAKAJIMA, Senior Consultant

Just under 1.4 billion smart meters (electricity, gas and water combined) deployed worldwide in 2018

IDATE reviews the state of smart meter rollouts in various countries (Europe, USA and Japan), which form the first steps of eventual national scale smart grids. Whilst electricity meters are at the forefront of such rollouts, gas and water must also be considered. The drivers and barriers for this market are assessed, and forecasts are made for the number of smart meters to be deployed and the resulting cellular connectivity revenues, up to 2018. Finally, some future paths which may be explored for expansion into smart grids are examined.

IDATE forecasts that there will be a total of just under 1.4 billion smart meters (electricity, gas and water combined) deployed worldwide in 2018, up from roughly 500 million in 2013; a CAGR of 22.7%. Many countries now have regulation in place which targets close to 100% replacement of current ‘dumb’ meters to smart ones by 2020, and such regulations are the primary driver of smart meter rollouts.

The technological composition of communication for smart meters is divided into two main parts; the HAN (or last mile) and the WAN (or backhaul), and the approach differs from country to country. For example, the UK has specified Zigbee as the HAN technology and cellular as the WAN (with the exception of northern GB) for both electricity and gas, whereas in France the technologies specified for electricity and gas differ. In Germany, there are no specific regulations requiring replacing dumb meters with smart ones (just that new meters must be smart), and the technology is for utilities to choose. The main deciding factor for smart metering technology is thus regulation, and if not specified by regulation it is up to the utilities to decide. Whilst most countries have plans for smart electricity meters, there are fewer for gas and for water they are still rare.

There are various technologies which could be deployed for both HAN and WAN, and the main area of interest for telcos lies in providing cellular connectivity for the WAN, with their already-established networks covering large areas of the country. However, they face competition from other technologies such as PLC and RF mesh. Particularly in the USA, RF mesh had been a popular choice due to availability at low costs, whereas cellular proved expensive. However, such cellular prices have now come down significantly, from an ARPU typically over 5 EUR to now 0.5 EUR in some cases. Thus with the price now proving more attractive, telcos are increasingly becoming the WAN technology of choice, which can be expected to remain reliable for the foreseeable future. This is particularly important as the life expectancy of meters is long, in the region of ten years or more. Indeed, smart meter vendors, such as Elster and Silver Spring Networks have shifted their future connectivity plans to cellular as opposed to RF mesh. Finally, the migration to LTE allowing for higher throughput is also a positive factor in the long term when considering the smart grid.

Looking further ahead, smart meters are in fact the first steps of building a national electrical smart grid, on top of which various services and applications can be built upon. This involves various actors along the value chain, from meter vendors to network providers, system integrators and all the way up to the service providers. Here, telcos have the potential of providing ‘smart-grid-as-a-service’ to the utilities; a packaged, end-to-end smart grid solution, where the telco takes care of the overall integration and running of the solution. This is a particularly effective strategy for the medium- and smaller-sized utilities (such as municipalities and co-operative utilities), as they can outsource the large majority of resources and equipment which would simply be too expensive to provide by themselves. Such projects have already started in the USA, since 2013 with AT&T on the one hand and Verizon on the other. Telcos do however face competition from other market players, such as General Electric and Silver Spring Networks which also offer such integrated solutions.

It will also be interesting to monitor entities which offer both utility and connectivity services (such as the triple play of Internet, TV and phone). Such entities tend to be municipalities and regional providers, and do not combine these services. However, as smart metering becomes more standard, there is the potential of packaging these two services (utilities and connectivity) as one, to create advantages over their rivals.

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If you want to learn more about this subject.

 

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31juil/140

Les trois transformations qui vont bouleverser le paysage des télécoms

GASSOT Yves

Yves Gassot
Directeur Général, IDATE

L'intensification de la concurrence, la déstabilisation des modèles tarifaires et les effets ravageurs de la crise économique se sont combinés pour dégrader un secteur qui constituait un vrai atout pour l'Europe

Les annonces d'opérations de fusion ou de rachat se multiplient depuis quelque temps en Europe dans le secteur des télécommunications. Elles mettent à l'évidence les autorités en charge de la concurrence ainsi que les autorités réglementaires dans une situation difficile. Cela se traduit par des délais d'instruction particulièrement longs et par des « remèdes » controversés quand les opérations sont acceptées.

Cependant, presque toutes les parties sont arrivées maintenant à la conclusion que la consolidation est inéluctable sinon souhaitable. Les principaux acteurs du secteur ne se sont jamais totalement remis de la crise de la bulle Internet et de l'endettement qui s'en est suivi. L'intensification de la concurrence, avec l'arrivée de nouveaux entrants, la déstabilisation des modèles tarifaires sous l'effet des applications concurrentes des acteurs de l'Internet (voix, messages, vidéo), les effets ravageurs de la crise économique depuis 2008 pour les pays du sud de l'Europe… se sont combinés pour dégrader, ces dernières années, un secteur qui constituait un vrai atout pour l'Europe. Cela se traduit pour les cinq principaux marchés de l'Union par une chute des revenus de 12,5 % en cinq ans, par un recul très significatif de l'Ebitda (marge opérationnelle avant amortissement) et, assez logiquement dans ces conditions, par un investissement par habitant plus faible qu'aux Etats-Unis, pour déployer les accès de nouvelle génération (fibre, LTE).

La consolidation apparaît comme la réponse naturelle pour mettre fin à la guerre des prix et stabiliser les marges. Le partage des infrastructures peut la précéder ou l'accompagner. Mais il n'est pas sûr qu'il la remplace. S'il constitue une approche intéressante dans certains cas pour diminuer les coûts, il peut aussi permettre à la guerre des prix de se poursuivre plus longtemps. Malheureusement, cette consolidation se fait pour l'essentiel aujourd'hui à travers des opérations au sein d'un même marché national.

Au-delà, on peut imaginer dans un deuxième temps, les marges des opérateurs européens s'étant améliorées et l'harmonisation des réglementations ayant progressé comme vient de le souhaiter M. Junker, des rapprochements transfrontières. On rappellera qu'un des arguments mis en avant dans l'ouverture à la concurrence du secteur des télécommunications résidait dans la capacité à constituer un marché unique à l'échelle de l'Union et à faire émerger une poignée d'opérateurs paneuropéens. L'enjeu n'est pas négligeable, car, même si les synergies sont moins évidentes dans une opération transfrontière, la taille a très probablement un effet sur l'efficacité des opérateurs et leurs capacités d'investissement et d'innovation. On soulignera aussi que la création d'une grosse poignée d'opérateurs présents sur l'essentiel des marchés de l'Union en substitution à la centaine d'opérateurs nationaux mais en compagnie d'opérateurs plus spécialisés dans des clientèles particulières ne réduirait en rien le choix des consommateurs. Il faut donc probablement accepter une réduction du nombre d'opérateurs dans le cadre des marchés nationaux, pour connaître une concurrence plus riche, qui ne se résume pas au paramètre prix, dans le cadre d'un marché élargi à l'Union européenne.
Car le vrai enjeu de ces opérations n'est pas de jouer au Monopoly industriel et de devenir plus gros par principe. Il est de pouvoir faire face dans de bonnes conditions à trois transformations difficiles. La première est celle qui doit conduire les opérateurs à améliorer sans cesse leur productivité et leur agilité dans un environnement qui change rapidement. Car, même si la guerre des prix est aujourd'hui un piège, il est normal de considérer que le secteur est l'un des mieux placés pour faire bénéficier les consommateurs des gains de productivité du numérique et dégager les moyens pour supporter les investissements nécessaires. La deuxième transformation est celle qui va voir, sous l'effet du très haut débit, s'accélérer la convergence fixe-mobile des infrastructures et des offres commerciales. Demain, l'Internet mobile constituera le premier client des réseaux en fibre. La troisième est majeure. Elle verra croître le poids du logiciel et du traitement des données sur le secteur. Les opérateurs maîtriseront alors en temps réel les paramètres de qualité de leurs réseaux et la relation avec leurs clients.

Si l'effervescence numérique est aujourd'hui surtout caractérisée par les start-up innovantes de l'« over the top » (OTT), le secteur des télécoms ne doit pas être considéré comme le dernier dinosaure ou assimilé au CD musical irrésistiblement dépassé par le streaming. Quels que soient les scénarios, il faudra bien que des capitaux continuent à s'investir, avec des perspectives de retour profitable, dans le maillon réseau et accès de la chaîne de valeur Internet. L'Europe, qui ne dispose pas aujourd'hui de grandes plates-formes Internet mondiales, aurait tort de l'oublier.

Un article publié dans les Echos le 30 juillet 2014.

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10juil/140

Le classement Très Haut Débit fixe et mobile

CHAILLOU_ValérieValérie CHAILLOU Head of Research, Telecoms Business Unit, IDATE

L’IDATE dévoile les pays en tête du classement mondial et européen

A l‘occasion des 8èmes Assises du Très Haut Débit, l’IDATE rend public son classement des pays qui font la course en tête pour le développement des abonnées aux offres très haut débit fixe et mobile, dans le monde et en Europe. Une analyse et des données issues directement des services de veille de l’IDATE sur les marchés FTTx et LTE dans le monde, qui passe au crible des centaines de pays et d’opérateurs et dont la mise à jour vient d’être publiée.

L’augmentation des disparités pour le très haut débit fixe

Les accès Très Haut Débit fixe (THD, débits supérieurs ou égaux à 30 Mbps) représentent, à fin 2013, 29% du total des accès Haut Débit dans le monde. Une croissance notable puisque ce ratio était de 22% un an auparavant. Le FTTH/B reste la technologie la plus déployée avec 60% des abonnés THD dans le monde, suivi par le FTTx/D3.0 des câblo-opérateurs, pour 29% et le VDSL pour 11%. En termes de nombre d’abonnés, et pour l’ensemble des architectures THD, ce sont les Etats-Unis qui arrivent largement en tête avec 62.5 millions d’abonnés fin 2013, contre 42.4 millions pour la Chine et 27 millions pour le Japon. La France,quant à elle, se classe en 7ème position en Europe avec un total de plus de 2 millions d’abonnés. Ce classement, peut bien sûr être revu en fonction d’autres indicateurs, comme par exemple la part des abonnés THD dans le nombre d’abonnés Haut Débit total : la Corée du Sud ferait alors figure de champion devant les Etats-Unis, le Japon et la Chine, avec un taux de plus de 66% (contre 64% pour le Japon, 60% pour les Etats-Unis et 22% pour la Chine). En ce qui concerne les technologies déployées, ce sont les Etats-Unis qui sont les leaders incontestés du VDSL avec quelques 11 millions d’abonnés, loin devant le Royaume-Uni qui en compte 2.1 millions. Les Etats-Unis sont également le premier marché au monde pour le FTTx/D3.0, avec 42 millions d’abonnés, là encore très loin devant le Royaume-Uni qui compte 3.1 millions d’abonnés suivi par l’Espagne, où la compétition entre FTTH/B et FTTx/D3.0 est très forte.

L’accélération du très haut débit mobile

Le LTE a connu, pendant ce temps, une croissance considérable. L’IDATE recense près de 212 millions d’abonnés à travers le monde à fin 2013, dont 190 millions dans seulement 10 pays. Les revenus liés à ces abonnements ont triplé en 2013, pour atteindre 68 Milliards d’Euros, soit 6% des revenus globaux de la téléphonie mobile. Les Etats-Unis dominent très largement le marché mondial du LTE avec plus de 100 Millions d’abonnés, soit 3 fois plus qu’au Japon, deuxième du classement. La France se place en 6ème position par le nombre d’abonnés. Les écarts, très importants, s’expliquent par plusieurs raisons : aux Etats-Unis, les investissements consacrés au déploiement du LTE par les opérateurs, sont nettement supérieurs à ceux des opérateurs européens (le CAPEX par habitant y est quasiment 2 fois plus élevé), tandis qu’au Japon et en Corée du Sud, le LTE s’inscrit dans une logique de politique industrielle forte. Rappelons simplement que la Corée du Sud a couvert 100% de sa population en l’espace d’un an seulement.
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5juil/140

Mobile and online payment : NFC transactions estimated at 53,6 billion in 2018

Julien Gaudemer

Julien GAUDEMER, Consultant at IDATE

 

The volume of NFC transactions is estimated by IDATE at 4.6 billion EUR in 2014 to reach 53.8 billion in 2018

In its latest report, IDATE provides an overview of the mobile and online payment market. It provides the main figures for each market segment (in-store payment, carrier billing, remote online payment). The latest market trends are analyzed, as well as the position and evolution of the main players (especially Telcos and internet Players).

Mobile payment markets are still nascent for the most part, the technical aspects are mature and plenty of commercial offers exist. However, the majority of online and mobile payments are still made by debit or credit card while in-store payments are still made by cash, cheque or payment card.

• IDATE estimates that e-commerce is a 1,145 billion EUR market generating 34.8 billion transactions (according to CapGemini) in 2014. M-commerce has generated 115 billion EUR in revenues, through 29 billion transactions including about 13% of alternative payment systems (other than payment cards).

• Regarding in-store payment with NFC mobile solutions, IDATE estimates that 278 million NFC-enabled mobile phones will be used in 2014, and 28 million users are likely to use their NFC phone to make mobile payments. The volume of NFC transactions is estimated by IDATE at 4.6 billion EUR in 2014 to reach 53.8 billion in 2018. All these figures have to be compared with the few hundred trillion USD of global payment transactions per year. If the figures show differences between these markets, other stakes need to be taken into consideration to better understand the overall market payment ecosystem.

• Regarding carrier billing systems, this market is estimated by IDATE to reach 18 billion EUR in 2014, with about 30% of direct online carrier billing.

From the user point of view, the mobile wallet battle focuses on ease of application and added value compared to payment by debit card. Most mobile wallets currently available are no easier to use than a debit card, and do not have the critical mass to be used at a large scale.

Julien Gaudemer, Project leader of this report, says “The main added value is the other services included in the wallet: loyalty programmes and offers management.” However, some players try to reduce the overall payment process in-store: Apple initially developed iBeacon technology for in-door geolocation but it could be used to automatically pay for goods when leaving the store. Alternatively, PayPal has developed payment during ordering (e.g. for the Mc Donalds application) to avoid the in-store payment step.

Mobile wallet applications can now manage various payment cards, loyalty programmes and offer coupon storage to make them more attractive than traditional payment systems. These features allow service providers to get users’ purchasing habit data in order to provide targeted advertising and offers. In addition, players that are already involved in the advertising market (like Google) are able to increase advertising prices due to a better targeting technique

Internet giants and new mobile payment players are trying to change the traditional payment ecosystem to gain more revenue. The payment market itself does not bring as much in revenues globally, which is why they are especially trying to bypass all intermediaries between themselves and the user’s money. For instance, Paypal wants to avoid payment systems (like Mastercard and Visa), banks and telcos. Google uses its mobile operating system Android to provide an integrated payment system (using NFC) and a mobile wallet, avoiding telcos and other related intermediaries (like Trusted Service Management services). From the merchants’ perspective, payment service providers need to convince them to adopt their solution: transaction commissions and interchange fees are therefore the key stake as, if they are too high, merchants will not use them. Besides, the recent development of the virtual currency “BitCoin” has been seen as an innovation for some observers but as a threat for the financial sector by others. Many small players have developed new services around the new currency to convert it into traditional currencies or use it on a mobile device or in-store.

 

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5juil/140

SDN et NFV dans les télécoms: Une rupture des architectures réseau est en marche

tiana ramahandryTiana RAMAHANDRY, Consultante

Un marché du Software Defined Networking (SDN) évalué à 816 millions EUR en 2014 pour atteindre près de 7 milliards dès 2019

 

Dans son dernier rapport, publié dans son service de veille “Cloud & Infrastructure” l’IDATE dresse un état des lieux de l’avancement des travaux de standardisation autour du SDN et du Network Functions Virtualization (NFV). Ce rapport propose également un positionnement des opérateurs télécoms et des équipementiers sur les nouveaux concepts d’architectures réseau. Il analyse les différentes stratégies d’implication des différents acteurs de l’écosystème et présente un chiffrage du marché du SDN/NFV.

Le SDN  et le NFV sont des concepts qui, associés au cloud computing, sont au cœur des stratégies des telcos et des équipementiers. Ils sont considérés comme les principales ruptures technologiques à venir au sein des architectures réseau en permettant aux réseaux d'être plus programmables, ouverts et évolutifs.

L'industrie des télécoms et de l'IT est impliquée dans les initiatives de standardisation du SDN et dans les travaux autour du NFV menés par l'European Telecommunications Standards Institute (ETSI). Les équipementiers télécoms traditionnels, et particulièrement les fournisseurs leaders de commutateurs et routeurs – Cisco, Juniper, Alcatel-Lucent, Huawei –, sont les plus actifs dans ce domaine. Les opérateurs majeurs quant à eux montrent un intérêt plus fort pour le NFV, et sont impliqués aussi bien au niveau des travaux de standardisation qu'à travers des preuves de concepts.

La virtualisation dans les réseaux d'opérateurs progresse mais à un rythme moins soutenu que dans les data centers. Les premiers équipements disponibles SDN ont été destinés aux data centers et ont ainsi été implémentés par les entreprises et les fournisseurs de service cloud. Aujourd'hui, les premiers produits SDN et également NFV destinés aux réseaux d'opérateurs sont disponibles. Les telcos les plus avancés – dont AT&T, Deutsche Telekom, NTT et Telefónica – ont annoncé leur plan de migration de d'envergure vers une nouvelle architecture réseau.

Le marché global du SDN et du NFV est estimé à 816 millions EUR en 2014. Le poids des telcos dans ce marché est marginal et pèse pour 5 % en 2014. Avec une accélération de l'adoption dans les réseaux d'opérateurs, cette part devrait progresser d'ici 2019 à 19 %.

Marché du SDN et de la virtualisation des fonctions réseaux (millions EUR)

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Source : IDATE, SDN et NFV pour les opérateurs télécoms, juin 2014

 

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25juin/140

[ITW] Yves GUILLEMOT, Co-Founder and CEO Ubisoft, Paris, France

Published in COMMUNICATIONS & STRATEGIES No. 94, 2nd Quarter 2014

Video game business models and monetization

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Interview with Yves GUILLEMOT Co-Founder and CEO UBISOFT

 

Conducted by Philippe CHANTEPIE
French Ministry of Culture and Communication;
Associate researcher, Innovation & Regulation Chair, Paris

 

C&S:  We have entered the 8th generation of consoles. Do you consider it likely that this will upset the market positions of publishers and console manufacturers?
Yves Guillemot:  This new generation of consoles brings many changes, incorporating all the innovations from parallel markets and multiplying their potential through technological power. These platforms reach an unparalleled high level of performance, immersion and opportunities which allow us to create even more powerful game experiences. Each generation of consoles has large implications for publishers who need to invest heavily to maximize power and be able to seize the great opportunities that arise.
On the other hand, the strong growth in mobile and PC markets, driven by social games, permanently connected and free access, is a challenge for traditional industry players, with new economic and editorial models that differ from more traditional games. These models started being introduced at the end of the previous generation of consoles. New platforms like the Playstation 4 or Xbox One have fully integrated these developments and allow us to put the player at the center - before, during and after the game experience - and to give him/her an increasingly active role in changing content.

C&S: Casual gaming has grown rapidly and has already started occupying a predominant position. Do you think it is likely that this will continue to increase?
Y.G.: Casual gaming is not a new phenomenon. In 2006 the Nintendo Wii had taken a big step towards attracting video games and a new audience, part of which is now plays more traditional games. The rise of social networks, mobile games and online greatly amplified this phenomenon and globalised the supply and the audience to which it is intended. The video game market today encompasses nearly 2.5 billion players, compared to 500 million previously. This is a pool of significant growth for our industry. For example, one of our flagship brands Just Dance is a dance game first released on the Wii, which has sold 49 million copies since 2009. It was particularly popular during the Christmas season.

C&S: We are witnessing significant changes in revenue models. Are these new models mature enough and able to renew the game console segment?

Y.G.: These new models are growing dynamically and also continue to evolve. Some examples or experiences have shown us the difficulty of maintaining high market shares and good consistent results. Without a miracle, renewal is necessary to adapt to a changing marketplace. Ubisoft deploys and uses these models, while consolidating and diversifying a portfolio of original brands for which we control the entire creative and commercial process. Beyond the video game, our goal is to increase the visibility and attractiveness of our franchises by being increasingly present on new media such as television, with the Raving Rabbids TV series, and soon the cinema with the adaptation of franchises like Assassin's Creed or Splinter Cell. The Raving Rabbids Futuroscope theme park attraction, open for several months, is also a success.

C&S: Do you consider that the development of competition in the video game industry will lead to transform the production system of game publishing and how?

Y.G.: In recent years, production of video games has become considerably more professional. Our industry is constantly evolving: our businesses, the technologies we use, as well as the habits and customs of the consumers, such as being permanently connected with their phones. These changes are revolutionizing the way we design our games. We must constantly renew and adapt to propose the most innovative and immersive creative experiences. For example, a game like Watch Dogs allows our players via mobile applications connected to the game console, to play anywhere and anytime; it also allows their friends who do not have game consoles to help them progress in the game. Our mission is to provide our players ever stronger and enriching experiences while finding technical solutions allowing us to reduce our costs and therefore our risk. To remain agile and ready to face these challenges, we actively invest in R & D in France and abroad.

C&S: Which factors do you think are the most disruptive of the game economy factors present or future: free to play, an actor like Steam, etc.?

Y.G.: The free-to-play model was born in Asia to circumvent the problems of piracy of the PC game business model. This model has experienced significant growth in recent years in Western markets. By removing entry barriers, it allows players to experience games and be free to invite their friends and invest if they like the content. This model has now gone beyond the sphere of casual games in which it was previously embedded to move towards more traditional experiences and platforms such as consoles. Ubisoft has been present in this segment for some years with games like Settlers Online, Howrse, and more recently with Trials Frontier, and The Mighty Quest for Epic Loot.

C&S: The Montreal studio set-up seems to be a supporting model of this industry. What elements of this support do you consider are the most strategic to strengthen the ecosystem of this sector?

Y.G.: Canada, but also other territories around the world, has been able to highlight craft, creativity and innovation as a driver of economic development. These territories were able to discern the many benefits that the digital creation industry and jobs with high added value could bring. In addition to the direct incentives, education is also specialized in these areas to form a diverse pool of talents. Two key factors in this success that are important in the eyes of the gaming industry are the unique efforts and the simplicity of public procedures.

 

Biography

Yves Guillemot founded Ubisoft in 1986 with his four brothers, and was named CEO of the company in 1988.  Starting off by importing and translating video games from England, Yves and his brothers immediately used the distribution business to fund the creation of games, starting with Zombie in 1990 for Atari ST.  Yves has overseen the phenomenal growth of Ubisoft into an internationally renowned and respected creator of quality video games with 29 studios, distribution in 55 countries and with more than 9,200 employees around the globe. For the 2013-2014 fiscal year it generated sales of 1.007 billion euros.
Born in Brittany of France's west coast, Yves grew up in a family of entrepreneurs.  All five Guillemot brothers worked summers in the family agriculture supply business.  Later, Yves attended business school in Paris, formalizing his education in the creation and sustenance of an enterprise. Yves is married and enjoys playing video games with his three children.

Published in  COMMUNICATIONS & STRATEGIES No. 94, 2nd Quarter 2014

For more information about our activities: www.comstrat.org

Contact
COMMUNICATIONS & STRATEGIES
Sophie NIGON
Managing Editor
s.nigon@idate.org

25juin/140

Publication de l’étude sur l’impact du numérique sur le spectacle vivant

Gilles Fontaine
Gilles FONTAINE

Directeur Général adjoint,
Directeur de la Business Unit TV & Digital Content

La dématérialisation a profondément fait évoluer le secteur de la musique : la multiplication des canaux de distribution, la mutation de la propriété vers l’usage, le piratage, se sont traduits par une diminution significative du chiffre d’affaires du secteur, l’apparition de nouveaux services de musique illimitée et, plus généralement, un déplacement de la valeur de la vente de musique enregistrée vers l’exploitation de l’ensemble des droits attachés à un artiste.

Le spectacle vivant a vu dans ce contexte son rôle modifié. S’il a toujours constitué un espace privilégié permettant la rencontre directe entre l’artiste et le public et un vecteur de promotion, le concert est longtemps resté un produit dérivé du disque. Aujourd’hui, il est non seulement devenu un canal essentiel de revenus mais également le lieu essentiel de découverte des artistes et de développement de leur carrière des artistes. Outre ce poids croissant dans l’industrie musicale, l’économie des concerts est à son tour directement affecté par le numérique : utilisation des réseaux sociaux pour la promotion des évènements, modernisation de la billetterie, importance des métadonnées pour créer et entretenir le lien avec les fans, nouvelles interactions pendant les spectacles etc.

Parmi ces évolutions, le numérique ouvre en particulier de nouvelles opportunités dans le domaine de la captation et de la retransmission des concerts. Comme cela a été le cas pour la musique, mais également pour la vidéo, l’information et maintenant le livre, la dématérialisation ouvre progressivement de nouvelles possibilités de diffusion des captations de concerts, longtemps réservée à quelques chaînes de télévision, et donc aux artistes les plus connus. La multiplication des canaux de distribution en ligne génère d’ores et déjà un accroissement de la demande. En parallèle, du côté de l’offre, de nouvelles solutions de captation et de diffusion moins onéreuses contribuent à abaisser les barrières à l’entrée. Les intervenants, par conséquent, se multiplient. Ils sont issus de nouveaux secteurs de l’écosytème du numérique : « pure players » de la diffusion de concerts, géants de l’Internet, acteurs des télécoms ou de l’électronique grand public tandis qu’on ne compte que de rares entrepreneurs de spectacles.

Dans ce contexte, l’IDATE a réalisé pour le PRODISS (Union du Spectacle Musical et de Variétés) une analyse des impacts du numérique sur l’économie du spectacle vivant.

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> L’étude et sa synthèse sont consultables ici : www.proscenium.fr/thinktank/

25juin/140

300 séries produites aux USA pour la saison 2013-2014

Gilles Fontaine
Gilles FONTAINE

Directeur Général adjoint,
Directeur de la Business Unit TV & Digital Content

 

Aux USA, la production originale était traditionnellement l’apanage des grands réseaux hertziens et des chaînes premium à péage. L’ensemble des chaînes du câble développe désormais une politique de production originale, qui vient compléter leur politique de rediffusion des séries produites par les grands networks.

Certaines des séries les plus populaires aux Etats-Unis ont été ainsi produites ni par ces grands networks, ni par HBO : Mad Men, Breaking Bad et The Walking Dead (AMC), The Americans (FX) ou Rectify et Top of The Lake (Sundance).

Cette stratégie de production originale a été particulièrement profitable pour AMC, à l’origine une chaîne de diffusion de films de répertoire : en 10 ans, la rémunération qu’elle perçoit des câblo-opérateurs est passée de 0.22 US$ par mois et par abonné à 0.35 US$ par abonné.

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25juin/140

Piratage électronique : vers la stabilisation en Europe

Alexandre JOLIN

Alexandre JOLIN
Consultant de l'IDATE

L'IDATE estime que le manque à gagner imputable à la consommation illicite de contenus vidéo sous toutes ses formes, P2P, téléchargement direct et streaming, a généré un manque à gagner pour l'industrie de 6.3 milliards EUR à l'échelle de l'Europe en 2013, en progression de 37.8% sur la période 2010-2013.

Cette progression du piratage électronique des contenus vidéo est principalement imputable au manque d'attractivité de l'offre de vidéo à la demande sur le vieux continent principalement du fait de :
• la grande atomisation de l'offre contribuant à un manque de lisibilité
pour le consommateur ;
• un verrouillage des droits des contenus les plus premium par les acteurs historiques de la télévision à péage qui adoptent par ailleurs par ailleurs une stratégie très défensive sur ces nouveaux canaux de distribution ;
• des offres de vente dématérialisées qui restent peu nombreuses ;
• certaines contraintes réglementaires telles que la chronologie des médias en France ou en Allemagne sur le segment des films de cinéma.

La consolidation du secteur de la vidéo à la demande et la percée des acteurs américains, notamment sur le segment de la SVOD, devrait donner un nouveau souffle à la croissance du marché de la vidéo à la demande en Europe et indirectement contribuer à une baisse des pratiques de consommation illicites. L'IDATE estime que le manque à gagner imputable au piratage devrait reculer de 6.5% entre 2014 et 2018.

 

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23juin/140

Marché mondial des services télécoms : état des lieux et projections

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Didier Pouillot
Head of the Telecom Strategy Business Unit

La croissance des mobiles reste toujours aussi forte avec 6,6 milliards d’abonnés dans le monde à fin 2013 et des prévisions à plus de 8 milliards à fin 2018

 

L’IDATE, partenaire analyste du LTE World Summit 2014 qui se tient du 23 au 25 juin 2014 à Amsterdam, rend publics les résultats de son étude publiée dans le cadre de son suivi « Telecom Players & Markets ».

Après le creux de 2009 et une croissance timide en 2010, le marché mondial a retrouvé depuis 2011 le chemin d’une croissance modérée. En 2013, elle s’établit à 2.4%. « Globalement, nous observons que les services télécoms évoluent désormais moins vite que l’économie générale » souligne Didier Pouillot, Directeur de la Business Unit Stratégie Télécoms.

En phase de reprise, les marchés télécoms des pays avancés redémarrent lentement tandis que les économies en développement profitent toujours d’une forte dynamique en volume. Ce phénomène est l’illustration d’une industrie mature poussée par la démographie plus que par l’économie. Ainsi, en Afrique/Moyen-Orient, la chute du PIB régional en 2009 (-6%) et son rebond en 2010 (+16%) n’ont eu que peu d’effets sur la croissance des services télécoms qui est restée très élevée, respectivement à +8% et +9% pour les deux années.

Les revenus des services télécoms

Selon l'IDATE, les revenus mondiaux des services télécoms vont passer de 1 186 milliards EUR en 2013 à 1 341 milliards EUR en 2018, soit une progression annuelle moyenne de 2.5%.
• Les revenus des services mobiles progresseront de 17% entre 2013 et 2018 (+3% par an en moyenne), pour atteindre 826 milliards EUR en 2018.
• Les revenus associés à la transmission de données et à Internet progresseront plus fortement (+24% entre 2013 et 2018, soit +4% par an en moyenne), pour atteindre 338 milliards EUR en 2018.
• Le chiffre d’affaires de la téléphonie fixe continuera de décliner sensiblement (-15% entre 2013 et 2018, soit un recul de 3% par an en moyenne), pour s’établir à 177 milliards EUR en 2018.

Les accès mobiles majoritaires

Selon l'IDATE, le nombre de clients mobiles dans le monde pourrait dépasser le cap des 8 milliards fin 2018 (+21% par rapport à fin 2013).
• Le nombre d’accès à l’Internet fixe continuera également de progresser (+18% entre 2013 et 2018, soit +3% par an en moyenne). Toutefois le milliard d’accès ne devrait pas être atteint avant 2020.
• Les lignes fixes traditionnelles continuent de céder du terrain face à la VoIP et au mobile.

La progression du haut débit

Selon l'IDATE, le nombre d’abonnés au haut débit fixe devrait atteindre 858 millions en 2018 au niveau mondial. Le nombre d’abonnés mobiles LTE devrait croitre très fortement, relayé par le LTE-Advanced dans les pays early adopters.
L’IDATE annonce 1,3 milliard d’abonnements LTE au niveau mondial à fin 2017, générant un chiffre d’affaires total de 400 milliards
Deux facteurs majeurs joueront en faveur de la progression du haut débit :
• Le succès des offres bundlées (accès Internet, téléphonie fixe, TV, téléphonie mobile) et l’appétence pour les applications vidéo.
• L'investissement des opérateurs télécoms pour la migration de leurs infrastructures vers le haut débit mobile ou fixe.

Des performances nuancées chez les opérateurs

•  Les opérateurs européens restent à la peine, avec une croissance des revenus qui s’essouffle, mais de forts besoins d’investissement.
•  Les opérateurs nord-américains bénéficient d’une dynamique encore soutenue sur leur marché domestique, notamment dans les mobiles.
•  Si plusieurs grands opérateurs des pays émergents continuent d’afficher de fortes dynamiques, proches de ou supérieures à 10% (Bharti Airtel, China Mobile, China Telecom, China Unicom), un certain nombre d’entre eux marquent toutefois le pas en 2013, avec des croissances régulièrement voisines de 0 (América Móvil, MTN, Oi, Vimpelcom). Les marges restent toutefois élevées (entre 30 et 40% de marge EBITDA, voire au-delà). Plusieurs de ces opérateurs sont largement engagés dans des stratégies d’expansion internationale.

 

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