10juil/140

Le classement Très Haut Débit fixe et mobile

CHAILLOU_ValérieValérie CHAILLOU Head of Research, Telecoms Business Unit, IDATE

L’IDATE dévoile les pays en tête du classement mondial et européen

A l‘occasion des 8èmes Assises du Très Haut Débit, l’IDATE rend public son classement des pays qui font la course en tête pour le développement des abonnées aux offres très haut débit fixe et mobile, dans le monde et en Europe. Une analyse et des données issues directement des services de veille de l’IDATE sur les marchés FTTx et LTE dans le monde, qui passe au crible des centaines de pays et d’opérateurs et dont la mise à jour vient d’être publiée.

L’augmentation des disparités pour le très haut débit fixe

Les accès Très Haut Débit fixe (THD, débits supérieurs ou égaux à 30 Mbps) représentent, à fin 2013, 29% du total des accès Haut Débit dans le monde. Une croissance notable puisque ce ratio était de 22% un an auparavant. Le FTTH/B reste la technologie la plus déployée avec 60% des abonnés THD dans le monde, suivi par le FTTx/D3.0 des câblo-opérateurs, pour 29% et le VDSL pour 11%. En termes de nombre d’abonnés, et pour l’ensemble des architectures THD, ce sont les Etats-Unis qui arrivent largement en tête avec 62.5 millions d’abonnés fin 2013, contre 42.4 millions pour la Chine et 27 millions pour le Japon. La France,quant à elle, se classe en 7ème position en Europe avec un total de plus de 2 millions d’abonnés. Ce classement, peut bien sûr être revu en fonction d’autres indicateurs, comme par exemple la part des abonnés THD dans le nombre d’abonnés Haut Débit total : la Corée du Sud ferait alors figure de champion devant les Etats-Unis, le Japon et la Chine, avec un taux de plus de 66% (contre 64% pour le Japon, 60% pour les Etats-Unis et 22% pour la Chine). En ce qui concerne les technologies déployées, ce sont les Etats-Unis qui sont les leaders incontestés du VDSL avec quelques 11 millions d’abonnés, loin devant le Royaume-Uni qui en compte 2.1 millions. Les Etats-Unis sont également le premier marché au monde pour le FTTx/D3.0, avec 42 millions d’abonnés, là encore très loin devant le Royaume-Uni qui compte 3.1 millions d’abonnés suivi par l’Espagne, où la compétition entre FTTH/B et FTTx/D3.0 est très forte.

L’accélération du très haut débit mobile

Le LTE a connu, pendant ce temps, une croissance considérable. L’IDATE recense près de 212 millions d’abonnés à travers le monde à fin 2013, dont 190 millions dans seulement 10 pays. Les revenus liés à ces abonnements ont triplé en 2013, pour atteindre 68 Milliards d’Euros, soit 6% des revenus globaux de la téléphonie mobile. Les Etats-Unis dominent très largement le marché mondial du LTE avec plus de 100 Millions d’abonnés, soit 3 fois plus qu’au Japon, deuxième du classement. La France se place en 6ème position par le nombre d’abonnés. Les écarts, très importants, s’expliquent par plusieurs raisons : aux Etats-Unis, les investissements consacrés au déploiement du LTE par les opérateurs, sont nettement supérieurs à ceux des opérateurs européens (le CAPEX par habitant y est quasiment 2 fois plus élevé), tandis qu’au Japon et en Corée du Sud, le LTE s’inscrit dans une logique de politique industrielle forte. Rappelons simplement que la Corée du Sud a couvert 100% de sa population en l’espace d’un an seulement.
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5juil/140

Mobile and online payment : NFC transactions estimated at 53,6 billion in 2018

Julien Gaudemer

Julien GAUDEMER, Consultant at IDATE

 

The volume of NFC transactions is estimated by IDATE at 4.6 billion EUR in 2014 to reach 53.8 billion in 2018

In its latest report, IDATE provides an overview of the mobile and online payment market. It provides the main figures for each market segment (in-store payment, carrier billing, remote online payment). The latest market trends are analyzed, as well as the position and evolution of the main players (especially Telcos and internet Players).

Mobile payment markets are still nascent for the most part, the technical aspects are mature and plenty of commercial offers exist. However, the majority of online and mobile payments are still made by debit or credit card while in-store payments are still made by cash, cheque or payment card.

• IDATE estimates that e-commerce is a 1,145 billion EUR market generating 34.8 billion transactions (according to CapGemini) in 2014. M-commerce has generated 115 billion EUR in revenues, through 29 billion transactions including about 13% of alternative payment systems (other than payment cards).

• Regarding in-store payment with NFC mobile solutions, IDATE estimates that 278 million NFC-enabled mobile phones will be used in 2014, and 28 million users are likely to use their NFC phone to make mobile payments. The volume of NFC transactions is estimated by IDATE at 4.6 billion EUR in 2014 to reach 53.8 billion in 2018. All these figures have to be compared with the few hundred trillion USD of global payment transactions per year. If the figures show differences between these markets, other stakes need to be taken into consideration to better understand the overall market payment ecosystem.

• Regarding carrier billing systems, this market is estimated by IDATE to reach 18 billion EUR in 2014, with about 30% of direct online carrier billing.

From the user point of view, the mobile wallet battle focuses on ease of application and added value compared to payment by debit card. Most mobile wallets currently available are no easier to use than a debit card, and do not have the critical mass to be used at a large scale.

Julien Gaudemer, Project leader of this report, says “The main added value is the other services included in the wallet: loyalty programmes and offers management.” However, some players try to reduce the overall payment process in-store: Apple initially developed iBeacon technology for in-door geolocation but it could be used to automatically pay for goods when leaving the store. Alternatively, PayPal has developed payment during ordering (e.g. for the Mc Donalds application) to avoid the in-store payment step.

Mobile wallet applications can now manage various payment cards, loyalty programmes and offer coupon storage to make them more attractive than traditional payment systems. These features allow service providers to get users’ purchasing habit data in order to provide targeted advertising and offers. In addition, players that are already involved in the advertising market (like Google) are able to increase advertising prices due to a better targeting technique

Internet giants and new mobile payment players are trying to change the traditional payment ecosystem to gain more revenue. The payment market itself does not bring as much in revenues globally, which is why they are especially trying to bypass all intermediaries between themselves and the user’s money. For instance, Paypal wants to avoid payment systems (like Mastercard and Visa), banks and telcos. Google uses its mobile operating system Android to provide an integrated payment system (using NFC) and a mobile wallet, avoiding telcos and other related intermediaries (like Trusted Service Management services). From the merchants’ perspective, payment service providers need to convince them to adopt their solution: transaction commissions and interchange fees are therefore the key stake as, if they are too high, merchants will not use them. Besides, the recent development of the virtual currency “BitCoin” has been seen as an innovation for some observers but as a threat for the financial sector by others. Many small players have developed new services around the new currency to convert it into traditional currencies or use it on a mobile device or in-store.

 

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5juil/140

SDN et NFV dans les télécoms: Une rupture des architectures réseau est en marche

tiana ramahandryTiana RAMAHANDRY, Consultante

Un marché du Software Defined Networking (SDN) évalué à 816 millions EUR en 2014 pour atteindre près de 7 milliards dès 2019

 

Dans son dernier rapport, publié dans son service de veille “Cloud & Infrastructure” l’IDATE dresse un état des lieux de l’avancement des travaux de standardisation autour du SDN et du Network Functions Virtualization (NFV). Ce rapport propose également un positionnement des opérateurs télécoms et des équipementiers sur les nouveaux concepts d’architectures réseau. Il analyse les différentes stratégies d’implication des différents acteurs de l’écosystème et présente un chiffrage du marché du SDN/NFV.

Le SDN  et le NFV sont des concepts qui, associés au cloud computing, sont au cœur des stratégies des telcos et des équipementiers. Ils sont considérés comme les principales ruptures technologiques à venir au sein des architectures réseau en permettant aux réseaux d'être plus programmables, ouverts et évolutifs.

L'industrie des télécoms et de l'IT est impliquée dans les initiatives de standardisation du SDN et dans les travaux autour du NFV menés par l'European Telecommunications Standards Institute (ETSI). Les équipementiers télécoms traditionnels, et particulièrement les fournisseurs leaders de commutateurs et routeurs – Cisco, Juniper, Alcatel-Lucent, Huawei –, sont les plus actifs dans ce domaine. Les opérateurs majeurs quant à eux montrent un intérêt plus fort pour le NFV, et sont impliqués aussi bien au niveau des travaux de standardisation qu'à travers des preuves de concepts.

La virtualisation dans les réseaux d'opérateurs progresse mais à un rythme moins soutenu que dans les data centers. Les premiers équipements disponibles SDN ont été destinés aux data centers et ont ainsi été implémentés par les entreprises et les fournisseurs de service cloud. Aujourd'hui, les premiers produits SDN et également NFV destinés aux réseaux d'opérateurs sont disponibles. Les telcos les plus avancés – dont AT&T, Deutsche Telekom, NTT et Telefónica – ont annoncé leur plan de migration de d'envergure vers une nouvelle architecture réseau.

Le marché global du SDN et du NFV est estimé à 816 millions EUR en 2014. Le poids des telcos dans ce marché est marginal et pèse pour 5 % en 2014. Avec une accélération de l'adoption dans les réseaux d'opérateurs, cette part devrait progresser d'ici 2019 à 19 %.

Marché du SDN et de la virtualisation des fonctions réseaux (millions EUR)

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Source : IDATE, SDN et NFV pour les opérateurs télécoms, juin 2014

 

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25juin/140

[ITW] Yves GUILLEMOT, Co-Founder and CEO Ubisoft, Paris, France

Published in COMMUNICATIONS & STRATEGIES No. 94, 2nd Quarter 2014

Video game business models and monetization

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Interview with Yves GUILLEMOT Co-Founder and CEO UBISOFT

 

Conducted by Philippe CHANTEPIE
French Ministry of Culture and Communication;
Associate researcher, Innovation & Regulation Chair, Paris

 

C&S:  We have entered the 8th generation of consoles. Do you consider it likely that this will upset the market positions of publishers and console manufacturers?
Yves Guillemot:  This new generation of consoles brings many changes, incorporating all the innovations from parallel markets and multiplying their potential through technological power. These platforms reach an unparalleled high level of performance, immersion and opportunities which allow us to create even more powerful game experiences. Each generation of consoles has large implications for publishers who need to invest heavily to maximize power and be able to seize the great opportunities that arise.
On the other hand, the strong growth in mobile and PC markets, driven by social games, permanently connected and free access, is a challenge for traditional industry players, with new economic and editorial models that differ from more traditional games. These models started being introduced at the end of the previous generation of consoles. New platforms like the Playstation 4 or Xbox One have fully integrated these developments and allow us to put the player at the center - before, during and after the game experience - and to give him/her an increasingly active role in changing content.

C&S: Casual gaming has grown rapidly and has already started occupying a predominant position. Do you think it is likely that this will continue to increase?
Y.G.: Casual gaming is not a new phenomenon. In 2006 the Nintendo Wii had taken a big step towards attracting video games and a new audience, part of which is now plays more traditional games. The rise of social networks, mobile games and online greatly amplified this phenomenon and globalised the supply and the audience to which it is intended. The video game market today encompasses nearly 2.5 billion players, compared to 500 million previously. This is a pool of significant growth for our industry. For example, one of our flagship brands Just Dance is a dance game first released on the Wii, which has sold 49 million copies since 2009. It was particularly popular during the Christmas season.

C&S: We are witnessing significant changes in revenue models. Are these new models mature enough and able to renew the game console segment?

Y.G.: These new models are growing dynamically and also continue to evolve. Some examples or experiences have shown us the difficulty of maintaining high market shares and good consistent results. Without a miracle, renewal is necessary to adapt to a changing marketplace. Ubisoft deploys and uses these models, while consolidating and diversifying a portfolio of original brands for which we control the entire creative and commercial process. Beyond the video game, our goal is to increase the visibility and attractiveness of our franchises by being increasingly present on new media such as television, with the Raving Rabbids TV series, and soon the cinema with the adaptation of franchises like Assassin's Creed or Splinter Cell. The Raving Rabbids Futuroscope theme park attraction, open for several months, is also a success.

C&S: Do you consider that the development of competition in the video game industry will lead to transform the production system of game publishing and how?

Y.G.: In recent years, production of video games has become considerably more professional. Our industry is constantly evolving: our businesses, the technologies we use, as well as the habits and customs of the consumers, such as being permanently connected with their phones. These changes are revolutionizing the way we design our games. We must constantly renew and adapt to propose the most innovative and immersive creative experiences. For example, a game like Watch Dogs allows our players via mobile applications connected to the game console, to play anywhere and anytime; it also allows their friends who do not have game consoles to help them progress in the game. Our mission is to provide our players ever stronger and enriching experiences while finding technical solutions allowing us to reduce our costs and therefore our risk. To remain agile and ready to face these challenges, we actively invest in R & D in France and abroad.

C&S: Which factors do you think are the most disruptive of the game economy factors present or future: free to play, an actor like Steam, etc.?

Y.G.: The free-to-play model was born in Asia to circumvent the problems of piracy of the PC game business model. This model has experienced significant growth in recent years in Western markets. By removing entry barriers, it allows players to experience games and be free to invite their friends and invest if they like the content. This model has now gone beyond the sphere of casual games in which it was previously embedded to move towards more traditional experiences and platforms such as consoles. Ubisoft has been present in this segment for some years with games like Settlers Online, Howrse, and more recently with Trials Frontier, and The Mighty Quest for Epic Loot.

C&S: The Montreal studio set-up seems to be a supporting model of this industry. What elements of this support do you consider are the most strategic to strengthen the ecosystem of this sector?

Y.G.: Canada, but also other territories around the world, has been able to highlight craft, creativity and innovation as a driver of economic development. These territories were able to discern the many benefits that the digital creation industry and jobs with high added value could bring. In addition to the direct incentives, education is also specialized in these areas to form a diverse pool of talents. Two key factors in this success that are important in the eyes of the gaming industry are the unique efforts and the simplicity of public procedures.

 

Biography

Yves Guillemot founded Ubisoft in 1986 with his four brothers, and was named CEO of the company in 1988.  Starting off by importing and translating video games from England, Yves and his brothers immediately used the distribution business to fund the creation of games, starting with Zombie in 1990 for Atari ST.  Yves has overseen the phenomenal growth of Ubisoft into an internationally renowned and respected creator of quality video games with 29 studios, distribution in 55 countries and with more than 9,200 employees around the globe. For the 2013-2014 fiscal year it generated sales of 1.007 billion euros.
Born in Brittany of France's west coast, Yves grew up in a family of entrepreneurs.  All five Guillemot brothers worked summers in the family agriculture supply business.  Later, Yves attended business school in Paris, formalizing his education in the creation and sustenance of an enterprise. Yves is married and enjoys playing video games with his three children.

Published in  COMMUNICATIONS & STRATEGIES No. 94, 2nd Quarter 2014

For more information about our activities: www.comstrat.org

Contact
COMMUNICATIONS & STRATEGIES
Sophie NIGON
Managing Editor
s.nigon@idate.org

25juin/140

Publication de l’étude sur l’impact du numérique sur le spectacle vivant

Gilles Fontaine
Gilles FONTAINE

Directeur Général adjoint,
Directeur de la Business Unit TV & Digital Content

La dématérialisation a profondément fait évoluer le secteur de la musique : la multiplication des canaux de distribution, la mutation de la propriété vers l’usage, le piratage, se sont traduits par une diminution significative du chiffre d’affaires du secteur, l’apparition de nouveaux services de musique illimitée et, plus généralement, un déplacement de la valeur de la vente de musique enregistrée vers l’exploitation de l’ensemble des droits attachés à un artiste.

Le spectacle vivant a vu dans ce contexte son rôle modifié. S’il a toujours constitué un espace privilégié permettant la rencontre directe entre l’artiste et le public et un vecteur de promotion, le concert est longtemps resté un produit dérivé du disque. Aujourd’hui, il est non seulement devenu un canal essentiel de revenus mais également le lieu essentiel de découverte des artistes et de développement de leur carrière des artistes. Outre ce poids croissant dans l’industrie musicale, l’économie des concerts est à son tour directement affecté par le numérique : utilisation des réseaux sociaux pour la promotion des évènements, modernisation de la billetterie, importance des métadonnées pour créer et entretenir le lien avec les fans, nouvelles interactions pendant les spectacles etc.

Parmi ces évolutions, le numérique ouvre en particulier de nouvelles opportunités dans le domaine de la captation et de la retransmission des concerts. Comme cela a été le cas pour la musique, mais également pour la vidéo, l’information et maintenant le livre, la dématérialisation ouvre progressivement de nouvelles possibilités de diffusion des captations de concerts, longtemps réservée à quelques chaînes de télévision, et donc aux artistes les plus connus. La multiplication des canaux de distribution en ligne génère d’ores et déjà un accroissement de la demande. En parallèle, du côté de l’offre, de nouvelles solutions de captation et de diffusion moins onéreuses contribuent à abaisser les barrières à l’entrée. Les intervenants, par conséquent, se multiplient. Ils sont issus de nouveaux secteurs de l’écosytème du numérique : « pure players » de la diffusion de concerts, géants de l’Internet, acteurs des télécoms ou de l’électronique grand public tandis qu’on ne compte que de rares entrepreneurs de spectacles.

Dans ce contexte, l’IDATE a réalisé pour le PRODISS (Union du Spectacle Musical et de Variétés) une analyse des impacts du numérique sur l’économie du spectacle vivant.

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> L’étude et sa synthèse sont consultables ici : www.proscenium.fr/thinktank/

25juin/140

300 séries produites aux USA pour la saison 2013-2014

Gilles Fontaine
Gilles FONTAINE

Directeur Général adjoint,
Directeur de la Business Unit TV & Digital Content

 

Aux USA, la production originale était traditionnellement l’apanage des grands réseaux hertziens et des chaînes premium à péage. L’ensemble des chaînes du câble développe désormais une politique de production originale, qui vient compléter leur politique de rediffusion des séries produites par les grands networks.

Certaines des séries les plus populaires aux Etats-Unis ont été ainsi produites ni par ces grands networks, ni par HBO : Mad Men, Breaking Bad et The Walking Dead (AMC), The Americans (FX) ou Rectify et Top of The Lake (Sundance).

Cette stratégie de production originale a été particulièrement profitable pour AMC, à l’origine une chaîne de diffusion de films de répertoire : en 10 ans, la rémunération qu’elle perçoit des câblo-opérateurs est passée de 0.22 US$ par mois et par abonné à 0.35 US$ par abonné.

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25juin/140

Piratage électronique : vers la stabilisation en Europe

Alexandre JOLIN

Alexandre JOLIN
Consultant de l'IDATE

L'IDATE estime que le manque à gagner imputable à la consommation illicite de contenus vidéo sous toutes ses formes, P2P, téléchargement direct et streaming, a généré un manque à gagner pour l'industrie de 6.3 milliards EUR à l'échelle de l'Europe en 2013, en progression de 37.8% sur la période 2010-2013.

Cette progression du piratage électronique des contenus vidéo est principalement imputable au manque d'attractivité de l'offre de vidéo à la demande sur le vieux continent principalement du fait de :
• la grande atomisation de l'offre contribuant à un manque de lisibilité
pour le consommateur ;
• un verrouillage des droits des contenus les plus premium par les acteurs historiques de la télévision à péage qui adoptent par ailleurs par ailleurs une stratégie très défensive sur ces nouveaux canaux de distribution ;
• des offres de vente dématérialisées qui restent peu nombreuses ;
• certaines contraintes réglementaires telles que la chronologie des médias en France ou en Allemagne sur le segment des films de cinéma.

La consolidation du secteur de la vidéo à la demande et la percée des acteurs américains, notamment sur le segment de la SVOD, devrait donner un nouveau souffle à la croissance du marché de la vidéo à la demande en Europe et indirectement contribuer à une baisse des pratiques de consommation illicites. L'IDATE estime que le manque à gagner imputable au piratage devrait reculer de 6.5% entre 2014 et 2018.

 

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23juin/140

Marché mondial des services télécoms : état des lieux et projections

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Didier Pouillot
Head of the Telecom Strategy Business Unit

La croissance des mobiles reste toujours aussi forte avec 6,6 milliards d’abonnés dans le monde à fin 2013 et des prévisions à plus de 8 milliards à fin 2018

 

L’IDATE, partenaire analyste du LTE World Summit 2014 qui se tient du 23 au 25 juin 2014 à Amsterdam, rend publics les résultats de son étude publiée dans le cadre de son suivi « Telecom Players & Markets ».

Après le creux de 2009 et une croissance timide en 2010, le marché mondial a retrouvé depuis 2011 le chemin d’une croissance modérée. En 2013, elle s’établit à 2.4%. « Globalement, nous observons que les services télécoms évoluent désormais moins vite que l’économie générale » souligne Didier Pouillot, Directeur de la Business Unit Stratégie Télécoms.

En phase de reprise, les marchés télécoms des pays avancés redémarrent lentement tandis que les économies en développement profitent toujours d’une forte dynamique en volume. Ce phénomène est l’illustration d’une industrie mature poussée par la démographie plus que par l’économie. Ainsi, en Afrique/Moyen-Orient, la chute du PIB régional en 2009 (-6%) et son rebond en 2010 (+16%) n’ont eu que peu d’effets sur la croissance des services télécoms qui est restée très élevée, respectivement à +8% et +9% pour les deux années.

Les revenus des services télécoms

Selon l'IDATE, les revenus mondiaux des services télécoms vont passer de 1 186 milliards EUR en 2013 à 1 341 milliards EUR en 2018, soit une progression annuelle moyenne de 2.5%.
• Les revenus des services mobiles progresseront de 17% entre 2013 et 2018 (+3% par an en moyenne), pour atteindre 826 milliards EUR en 2018.
• Les revenus associés à la transmission de données et à Internet progresseront plus fortement (+24% entre 2013 et 2018, soit +4% par an en moyenne), pour atteindre 338 milliards EUR en 2018.
• Le chiffre d’affaires de la téléphonie fixe continuera de décliner sensiblement (-15% entre 2013 et 2018, soit un recul de 3% par an en moyenne), pour s’établir à 177 milliards EUR en 2018.

Les accès mobiles majoritaires

Selon l'IDATE, le nombre de clients mobiles dans le monde pourrait dépasser le cap des 8 milliards fin 2018 (+21% par rapport à fin 2013).
• Le nombre d’accès à l’Internet fixe continuera également de progresser (+18% entre 2013 et 2018, soit +3% par an en moyenne). Toutefois le milliard d’accès ne devrait pas être atteint avant 2020.
• Les lignes fixes traditionnelles continuent de céder du terrain face à la VoIP et au mobile.

La progression du haut débit

Selon l'IDATE, le nombre d’abonnés au haut débit fixe devrait atteindre 858 millions en 2018 au niveau mondial. Le nombre d’abonnés mobiles LTE devrait croitre très fortement, relayé par le LTE-Advanced dans les pays early adopters.
L’IDATE annonce 1,3 milliard d’abonnements LTE au niveau mondial à fin 2017, générant un chiffre d’affaires total de 400 milliards
Deux facteurs majeurs joueront en faveur de la progression du haut débit :
• Le succès des offres bundlées (accès Internet, téléphonie fixe, TV, téléphonie mobile) et l’appétence pour les applications vidéo.
• L'investissement des opérateurs télécoms pour la migration de leurs infrastructures vers le haut débit mobile ou fixe.

Des performances nuancées chez les opérateurs

•  Les opérateurs européens restent à la peine, avec une croissance des revenus qui s’essouffle, mais de forts besoins d’investissement.
•  Les opérateurs nord-américains bénéficient d’une dynamique encore soutenue sur leur marché domestique, notamment dans les mobiles.
•  Si plusieurs grands opérateurs des pays émergents continuent d’afficher de fortes dynamiques, proches de ou supérieures à 10% (Bharti Airtel, China Mobile, China Telecom, China Unicom), un certain nombre d’entre eux marquent toutefois le pas en 2013, avec des croissances régulièrement voisines de 0 (América Móvil, MTN, Oi, Vimpelcom). Les marges restent toutefois élevées (entre 30 et 40% de marge EBITDA, voire au-delà). Plusieurs de ces opérateurs sont largement engagés dans des stratégies d’expansion internationale.

 

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23juin/140

[ITW] Wolgang KOPF, Senior Vice President for Group Public and Regulatory Affairs Deutsche Telekom AG

Published in COMMUNICATIONS & STRATEGIES No. 93, 1st Quarter 2014

 

Re-thinking the EU telecom regulation

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Interview with
Wolfgang KOPF
Senior Vice President
for Group Public and Regulatory Affairs
Deutsche Telekom AG
Conducted by Ulrich STUMPF WIK-Consult GmbH
C&S:  What is your vision of the single telecoms market in Europe in terms of market integration, services, players and competition?

Wolfgang KOPF: We need to understand two things: the ICT sector is of strategic importance for Europe's competitiveness and future well being, and the sector is subject to increasing global competition. To stay competitive, we have to exploit synergies and achieve scale in-country as well as cross-border. Competition authorities must refrain from imposing excessive remedies that undermine merger synergies and scale advantages, preserving an artificially fragmented market that hurts the global competitiveness of Europe's economy on the long term. In this context, policy makers should recognize realities of global competition. Instead of welcoming quasi-monopolistic competition coming from outside Europe it would be better to focus on the competitiveness of European ICT Industry. A more global approach to competition would benefit end-users with more investment and superior quality.
On the sector specific regulatory side, Europe suffers from a patchwork of 28 different regulatory environments compared to other economic regions of the world. A harmonized regulatory framework and cross-border competition will constitute major building blocks of a true Single Market. The current level of fragmentation cannot be good for an industry so much dependent on scale as ours. Further harmonization providing for a less complex and more predictable regulatory regime and its consistent application in all member states are necessary for a single telecoms market in Europe. This does not mean to offer the same service at an equal price across Europe as countries differ e.g. with regard to topology, population density, purchasing power etc. Therefore a single market approach has to cater for the still existing differences which include diverse product and pricing schemes for consumers across Europe.

C&S:  The Draft Connected Continent Regulation introduces a more Eurocentric model of regulation based on stronger Commission powers. Do you believe that ultimately a single market requires a single EU regulator?
W.K. : When looking at the regulatory oversight in Europe, one thing is absolutely clear: The current institutional three layer setting that involves national regulatory authorities, BEREC and the EU Commission in virtually all regulatory decisions is far too complex, leads to lengthy proceedings and uncertainty and is definitely not a sustainable model in such a fast moving sector. We would prefer a clear allocation of tasks and competences between the EU level and Member State level in order to provide for faster, more stream-lined proceedings and more predictable decisions.
This does not necessarily mean that we need to build up a new bureaucracy at a time when we are considering significantly reducing the level of asymmetric regulation. The more we reduce the amount of complex regulation, the easier harmonisation will be. In such a dynamic market less bureaucracy is usually more conducive for innovation and investment.

C&S:  Many responses to the Commission's single market proposals point out the lack of an impact assessment and underline that the proposals have little chance of achieving their stated targets. Do you share these criticisms?
W.K. : First of all, we share the Commission's analysis of the state of the telecoms sector in Europe and agree that framework conditions have to change to put the European digital economy back on track and support more investment in high-speed broadband networks. The objective of a policy reform for the sector was also confirmed by European heads of state and government at their Summit in October. The Single Market Regulation could become a key element to help the EU ICT sector to regain its former strength.
The announcement of the Single Market initiative by Commissioner Kroes in February 2013 raised high expectations in the sector as well as in the investors' community and discussions with the Commission were indeed promising. However, the proposals presented by the Commission in September struck a difficult balance between pro-investment elements and additional burdens for the European telecoms sector.
While we particularly welcome the Commission's proposals for a better coordination of spectrum management in the EU, we believe that proposals in the draft Regulation that further undermine the revenue base and investment capacity of the sector, such as on roaming and international calls, should be removed. A stronger emphasis should be put on fostering new investments in NGA infrastructures and establishing a level playing field for EU telecoms companies to enable them to better compete with global companies in the Internet value chain. On open internet regulation, a full harmonisation at EU-level could, if appropriate and future-proof, provide for legal certainty and support more investment and innovation in the sector. Here it is essential to provide for more commercial freedom for new business models. This would also be in the interest of other sectors of the economy as well as consumers who would benefit from a higher variety of service offerings.
Now the Regulation is in the hands of the European legislator and it remains to be seen whether the intended goal, i.e. to strengthen the European telecoms sector, can be achieved. Recent draft amendments seem to worsen the whole package further.

C&S:  By the time the single market regulation can be approved, it will likely be just one year away from the next review of the regulatory framework. To what extent could the provisions set out in the Draft Regulation of the Commission be postponed and taken up in the next Telecoms Package Review?
W.K. : Time is of essence in this fast moving sector. The analysis clearly shows that Europe has been falling back in the last decade and that the framework conditions are part of the problem. In time of crisis it is not the best idea to postpone. If we see a chance to have some quick fixes we should grasp every opportunity to improve the situation for the European industry.
To postpone until the next telecoms package review would not mean just a year of delay as suggested by the question. We expect the Commission to presents proposals for a complete review of the telecoms regulatory framework not before mid 2015. Then we will have a full legislative process, possibly concluded by 2018 with implementation in 2020 by Member States when using the typical instrument of a Directive. I have sincere doubts on whether we can afford to wait another five years until we see a new framework to become effective.

C&S:  The telecoms operators deplore the lack of a level playing field given the far less formalised regulatory environment for OTT players. In what areas to you believe is the most urgent need for action and what is your view on the Draft Regulation with regard to these concerns?
W.K. : Since the time of adoption of the EU regulatory framework in 2002 the communications market has significantly changed. Today, the migration to all IP in electronic communications networks is increasingly diminishing the distinction between traditional telecommunications services and IP based communications services. Much text, voice or video communication is increasingly substituted by equivalent internet based services, e.g. software applications and social networks. Convergence is already a reality. From our industry point of view it is not acceptable that we have to play by different rules for comparable services. From a consumer protection point of view it is neither understandable why consumers need less protection when the like services are provided by an internet company or a handset manufacturer. To ensure consistent application, the rules established for traditional telecommunications services must also apply for equivalent and functionally substitutable IP-based communications services.
Furthermore, well established principles in the telecoms sector like transparency, interoperability, non-discrimination and the right of switching providers need to be transposed to all players in the broader internet market. Why are you not allowed to switch all your Apps when you switch from Android to IOS and vice versa? What is the difference to number portability? A level playing field and symmetric rules, applicable to all market players along the value chain, will help keeping markets open for competition and protect consumers irrespective of the underlying technology over which services are provided. This is a key requirement to provide for competitive framework conditions for the European ICT industry.
The Commission has recognised the need for action (see Communication COM(2013) 634/4) and intends to address the level playing field between telcos and OTT players in the next telecoms review.

C&S:  An important part of ex ante regulation provided for by the current EU framework is triggered by Significant Market Power. To what extent can regulators take account of the competitive constraints imposed by OTT services in the current framework when defining markets and assessing market power?
W.K. : The asymmetric sector-specific price and access regulation of incumbent operators was established once to promote competition after the liberalisation of the telecoms markets in Europe. Today's telecoms markets are characterised by very strong and widespread infrastructure based competition in the fixed and mobile markets. Therefore, it is time to remember under which caveats the current regulation had started. It was subject to a near time sunset. Furthermore, the industry faces intense competition by global OTT players, such as Apple, Facebook, Google, and Microsoft. For example, the volume of daily OTT-messaging traffic is already twice the volume of SMS traffic and growing fast (estimation by Informa, May 2013). In 2012, $23.2 bn. of mobile network operators' SMS revenues have been lost due to the enormous popularity of OTT messaging services ($54.4 bn. in 2016, estimation by Ovum, Sept. 2012).
Since those players use different pricing schemes (consumers pay ‘only' with their data), traditional market analysis tools fail to completely capture the level of the competitive pressure on traditional telecoms services. Furthermore, regulatory and competition authorities continue to rely on partly obsolete market definitions. Competition policy needs to find a way to how the competitive pressure of OTT services can be measured and thus the markets defined according to market realities.

C&S:  Competition concerns have led antitrust regulators to approve mergers and infrastructure sharing agreements only under strict conditions (divest activities, hand back or sell off rights to use spectrum). Do you believe more consolidation is required in the European telecoms industry and do you see major flaws in the application of competition law?
W.K. : The European telecoms industry needs to operate on an efficient scale in order to meet the NGA investment challenge. High amounts of sunk fixed costs, long-term amortization periods and the need to continuously adopt new technologies and upgrade infrastructures make scale an inevitable and critical requirement for European telecoms to be able to provide competitive, state of the art networks.
A combination of in- and cross-country consolidation is required to exploit available economies of scale and density. For example, Boston Consulting Group (BCG) estimates that moving from 25 percent to 30 percent average market share per mobile network operator would yield a cumulative €30-45 bn. of additional free cash flow until 2020.   As a result of the pooling of existing customers and networks which occur in a merger and intensified utilization of networks, it can become economically viable to increase network coverage to certain rural areas that previously could not be served economically. In order to achieve the objective of a true Digital Single Market, it is necessary to eliminate inefficiencies and to establish operators that can sustain a pan-European footprint.
European policy makers and merger control should adequately take into account the advantages of consolidated operations, in particular acknowledge the value of superior network quality and changing consumption patterns in the light of technological convergence and abstain from artificially reversing market-driven developments. Competition is best safeguarded by competitors that operate on an efficient scale. Market entry that simply relies on preferential treatment by competition authorities is inherently inefficient and unsustainable. Spectrum reservation and exclusive wholesale access amounts to a subsidisation of entrants that distorts competition and investment incentives.
Competition authorities still mainly focus on short term price effects and underestimate dynamic efficiencies, long-term investments and quality implications. This leads to less favourable market outcomes. One striking example is the H3G/Orange merger in Austria: The EU Commission had concerns that the elimination of one out of four mobile network operators in Austria could have led to less competition and higher prices. Thus, the approval was tied to the implementation of structural remedies, such as the provision of wholesale access for MVNOs and a fourth entrant spectrum reservation. Nonetheless, no network operator entered the spectrum auction. The reason is the intensive price competition in Austria which questions the return on investment.
During the T-Mobile/Orange merger proceedings in the UK the Commission abstained from a new entrant remedy and thus chose a far more moderate approach. Mobile customers in the UK still benefited from post-merger price declines and a significant quality increase due to the widespread rollout of 4G networks.
These examples show that we need a comprehensive analysis of the price-quality ratio (so called quality adjusted prices) instead of an isolated focus on short term price effects. Competition policy must apply a new approach concerning dynamic efficiencies which are so important for investment intensive industries such as the telecom industry.

C&S:  Which cross-border synergies do you expect for European network operators?
W.K. : Cross-border scale economies typically exist on a higher level of the value chain, namely services. The main driver to capture the full potential of cross-country synergies for telcos is to integrate IT applications and network management platforms across countries. Harmonized rules and procedures  could help to allow pan-European telecom operators to realize additional synergies. The BCG study estimates that the basis for potential cross-country synergies for European network operators theoretically adds up to about €95 bn. a year and a cumulative €840 bn. through 2020.   However, such synergies are expected to be reaped only over a period of 10 or more years, since the realization depends on lengthy replacement cycles of the existing network and IT infrastructure. In this context, we have to make sure not to mix-up harmonisation with additional, non-proportionate burdens for the industry.

C&S:  Do you expect that the reform of the EU regulatory environment brought about in 2013-14 will provide the stimulus required to achieve the roll-out objectives of the Digital Agenda?
W.K. : In July 2012 Commissioner Kroes announced to realign the European regulatory policy in order to enhance the broadband investment environment. The Recommendation on consistent non-discrimination obligations and costing methodologies, adopted in September 2013, was the first tangible result of the announced policy change. It provides for price stability of the unbundled local loop, and allows more flexibility for the pricing of NGA wholesale products where infrastructure competition and effective non-discrimination are present. The Recommendation is an important political signal that certainly helps promoting confidence in the regulatory policy in Europe. However, this was only a first step in the right direction and further steps are needed to promote a healthy European telecoms sector, able to ensure investments in future broadband networks. As I see no alternative to this route, I am confident that we will make further progress to re-establish the competitiveness of this strategically important sector.

Biography

Wolfgang KOPF (49) has been Senior Vice President for Group Public and Regulatory Affairs at Deutsche Telekom AG since November 2006. He is responsible for Regulatory Affairs, Competition and Media Policy, Spectrum Strategy and Public Affairs. Wolfgang Kopf joined Deutsche Telekom Group in 1995 where he held various senior positions since. He studied Arts and Law at the Universities of Mainz and Speyer, specializing in European and International Law. He also holds a Master of Laws (LL.M.) degree from the University of London. During his training as a lawyer, he worked for a leading international law firm and the European Commission. Wolfgang Kopf is a Board Member of GSMA. He is also a Member of the Foundation Board of the International Charlemagne Prize of Aachen and a Board Member of the Brussels based Economic Think Tank BRUEGEL. Furthermore, he is the co-editor of two German Law Journals.

Published in COMMUNICATIONS & STRATEGIES No. 93, 1st quarter 2014

Contact
COMMUNICATIONS & STRATEGIES
Sophie NIGON
Managing Editor
s.nigon@idate.org

20juin/140

Services et tarifs FTTx : Positionnement des offres

CHAILLOU_Valérie

Valérie CHAILLOU
Head of Research, Telecoms Business Unit, IDATE

De moins de 40 euros à plus de 100 euros par mois pour un accès à 100 Mbps.

Dans le cadre de son service de veille « Wireline », IDATE publie un rapport sur les services proposés par les opérateurs télécoms et les câblo-opérateurs au travers de leurs infrastructures FTTx. Il fait le point sur les niveaux de débits proposés, le contenu des offres et les gammes tarifaires, et permet de mettre en exergue les différences entre grandes régions du monde.

La course aux débits n’est pas terminée

Au cours des derniers mois, on a pu constater que de nombreux opérateurs, s’appuyant sur des réseaux FTTH/B, ont annoncé le lancement de nouvelles offres de débits, toujours plus élevés. En l’espace de six mois, pas moins de cinq opérateurs en Europe ont lancé des offres à 1 Gbps ! Si, jusqu’alors, 100 Mbps étaient considérés comme une norme en matière de très haut débit (THD), on trouve désormais beaucoup d’offres à 300, 400 ou 500 Mbps. Celles-ci ne sont pas toujours très visibles et ne sont pas parfois même pas disponibles en mode packagé (c’est le cas de l’offre à 500 Mbps de Verizon, disponible uniquement en stand alone). Cette stratégie permet toutefois aux opérateurs télécoms impliqués dans le FTTH d’afficher plus nettement la différence avec les câblo-opérateurs dont les débits maximaux avoisinent le plus souvent 150 à 200 Mbps.

Segmentation des services : priorité aux débits et aux services TV/vidéo

Les acteurs du THD n’optent pas toujours pour une segmentation marquée des débits disponibles. Généralement, les catalogues sont construits autour de trois à quatre débits, mais pour certains, l’offre est limitée à un ou deux débits, dans la continuité du positionnement qu’ils auront adopté au préalable sur le marché du haut débit traditionnel.
Côté services TV et vidéo, la segmentation est parfois plus forte, avec la mise à disposition des clients de bouquets thématiques (sport, cinéma, jeunesse), en particulier pour les acteurs anglo-saxons. Assez schématiquement, les opérateurs et câblo-opérateurs anglo-saxons ont une démarche très spécifique puisqu’ils communiquent avant tout sur les services vidéo et les chaînes TV, le débit n’étant qu’un axe de communication secondaire. Leurs offres se caractérisent par une multiplication de packages disponibles à laquelle s’ajoute la possibilité de personnaliser le bundle (ou, pour certains, plus pragmatiques, d’aider au choix d’un bundle donné). Dans les autres régions, l’approche semble plus pragmatique, avec des bundles moins nombreux, mais un choix de fait plus restreint pour les utilisateurs finaux.

À défaut de services innovants, les tarifs restent stables

Aucun des acteurs étudiés ici ne propose de service particulièrement innovant. La plupart des options complémentaires à un bundle, telles que les nouvelles fonctionnalités associées aux set-top boxes, l’espace de stockage en mode cloud, les antivirus et autres, sont systématiquement intégrées à l’offre de base. Cela ne permet donc pas aux opérateurs de se différencier les uns des autres. Certains, mais ils sont rares, ont choisi de miser sur les caractéristiques techniques des réseaux FTTH pour proposer une offre vraiment différenciante, comme Altibox en Norvège ou HKBN à Hongkong, qui proposent tous deux des offres à débits symétriques. À court terme, il paraît assez clair que le critère des débits (symétrie, garantie, niveau de plus en plus élevé) restera la principale marge de manœuvre des opérateurs du THD.
Cela devrait avoir un impact sur les tarifs proposés qui sont restés relativement stables dans chacune des grandes régions sur l’année écoulée.

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