27avr/160

TV connectée : Un accélérateur du développement de la vidéo OTT

BAJON_Jacques

Jacques Bajon
Directeur de la Business Unit Media & Contenus Numériques, IDATE DigiWorld

Le développement de la télévision connectée s’appuie sur la démocratisation des accès haut débit, l’évolution des usages vers plus de personnalisation et la multiplication des équipements connectés présents dans les foyers.

 

Ces éléments révolutionnent progressivement l’accès aux sources de programmes et offrent de nouvelles fonctionnalités aux consommateurs. La connexion des téléviseurs au monde Internet peut être réalisée par différents moyens :

  • Smart TV ou téléviseur connecté (connexion directe, via Ethernet ou Wifi),
  • Décodeur TV connecté,
  • Terminal de streaming (format "boîtier" ou "dongle"),
  • Console de jeux connectée,
  • Lecteur Blu-ray connecté.

Ces éléments révolutionnent progressivement l’accès aux sources de programmes et offrent de nouvelles fonctionnalités aux consommateurs. La connexion des téléviseurs au monde Internet peut être réalisée par différents moyens :

En 2015, environ trois-quarts des téléviseurs commercialisés sont des Smart TV, mais ces dernières ne sont pas systématiquement connectées par les consommateurs. Dans le même temps, le marché des terminaux de streaming, dont la finalité principale est la lecture de vidéo en OTT, progresse rapidement. Au sein d’un marché non encore consolidé en termes de solutions et de services, plusieurs tendances se dessinent :

  • l’accès et l’utilisation des services de télévision connectée ont gagné en simplicité, en évoluant d’un positionnement "Internet-centric" à "video-centric".
  • La gestion de la connectivité avec les terminaux personnels des consommateurs est devenue un enjeu clé, avec le rôle accru des systèmes d’applications.
  • Les services OTT ont migré depuis les ordinateurs vers le téléviseur et poursuivent leur progression très rapide.
  • ...

Plus d'informations sur les tendances

Des progrès technologiques permettent par ailleurs de favoriser le développement du marché, que ce soit la généralisation du haut débit, voire du très haut débit, chez les consommateurs, les améliorations importantes en termes d’optimisation et de compression vidéo (HEVC), ou l’apparition de fonctionnalités innovantes comme le "casting", qui permet l’envoi de contenus vidéo depuis un terminal vers le téléviseur.

Les principaux acteurs de l’écosystème de télévision connectée peuvent être répartis en trois grandes catégories, selon leur segment industriel d’origine : les acteurs de l’électronique grand public (EGP), ceux du monde TV et les "leaders" du secteur Internet.

  • Les acteurs de l’EGP renforcent leurs interfaces logicielles, via des développements spécifiques comme Samsung (Tizen), ou via un rachat dans le cas de LG (WebOS). L’idée est ainsi de capter plus de valeur ajoutée sur le marché, que ce soit dans la vente de terminaux avancés et/ou sur la partie services.
  • Les acteurs du monde TV développent leur offre de services OTT et renforcent leur positionnement logiciel avec des plateformes plus ouvertes et hybrides. La TV connectée pourrait leur permettre de renouveler leur relation au consommateur et de monétiser les offres plus finement. Des opérateurs de réseaux ou de bouquets TV, notamment aux États-Unis, commencent ainsi à commercialiser des offres complètes de télévision en OTT, avec une composante linéaire.
  • Enfin, les "leaders" du secteur Internet (Google, Amazon, Facebook, Microsoft) possèdent une connaissance intime du monde logiciel et des nouveaux usages. Ils sont ainsi les mieux placés pour créer la meilleure expérience utilisateur, que ce soit en termes de fluidité d’utilisation ou de recommandation sur les contenus en s’appuyant sur les données utilisateurs. Leur positionnement de plus en plus "verticalisé", du contenu jusqu’au terminal, ouvre par ailleurs la voie à la captation d’une partie croissante du marché du divertissement vidéo.

Ainsi plusieurs scénarios TV connectée se profilent à 2025, visant à déterminer les industries qui, en tendance, accroissent leur contrôle sur cet l'environnement :

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Selon l’évolution de l’environnement, et par conséquent des industries dominantes, la taille du marché vidéo OTT variera fortement en fonction de ces scénarios, de même que les niveaux d'usages des terminaux.

Pour découvrir nos estimations et les nouveaux scénarios TV à 2025, découvrez notre dernier rapport et participez à DigiWorld Future 2016

DWF15 video report v3A l’occasion de la publication de la 16ème édition du DigiWorld Yearbook (disponible dès maintenant en pré-commande), IDATE DigiWorld organise un grand débat de prospective sur les tendances clés qui structurent l’économie numérique des dix prochaines années. A partir des analyses détaillées de la situation actuelle et des prévisions proposées par les experts de l’IDATE pour les grands secteurs du numérique, le débat portera sur les tendances et les enjeux qui changent la donne à l’horizon 2025.

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27avr/160

Les blockchains vont-elles « uberiser » AirBnB ?

Gassot-Yves

Yves Gassot
Directeur Général, IDATE DigiWorld

Résumons les épisodes précédents : nous avons vu émerger ces dix dernières années les grandes plateformes des GAFA portées par l’effet réseau (« winner takes all »), puis, sans préjudices apparents pour ces dernières, sont apparus de nouveaux intermédiaires spécialisés portant le fer contre certains secteurs, et parfois perçus comme les prémices d’une nouvelle économie du partage (cf. Jeremy Rifkin).

 

Depuis quelques mois, les secteurs de la finance paraissent challengés par la FinTech à travers des agrégateurs, de multiples configurations de paiement ou de banques mobiles, des plateformes de crowd-funding/-lending, ainsi que des crypto-monnaies tel le bitcoin et peut-être avant tout, son infrastructure de blockchain.

Nous en sommes là : la révolution blockchain. Grâce à une technologie de base de données répartie, validant des transactions (constituant un « chaînon ») à travers un collectif d’une multitude d’internautes, on dispose d’un mode de gestion de registres de transactions quasi infalsifiable sans serveur central ni administrateur.

Combinée avec des objets connectés (par exemple une porte d’entrée) et des smart contracts (programmes pour exécuter de façon automatique des contrats quand certaines conditions sont remplies), la technologie blockchain, nous dit-on, pourrait « ubériser » Airbnb en s’affranchissant pour une transaction entre deux individus de tout intermédiaire… Nous n’en sommes pas encore là.

Entre les espoirs des rêves libertariens et les expérimentations ou projets très encadrés des banques ou d’autres entreprises, il est aujourd’hui difficile de se faire une idée définitive de l’efficacité technique de la technologie blockchain ou de la crédibilité d’un monde dans lequel le tiers de confiance en dernier ressort aurait disparu. Il serait toutefois bien imprudent de penser qu’il ne sortira rien de cette technologie[1] (et des multiples start-up qui s’en sont emparées pour des applications dans des secteurs aussi différents que la banque, la distribution d’énergie ou la musique).

Que ce soit à travers notre prochain DigiWorld Summit à Montpellier sur le thème « The Internet of Trust » (15-17 novembre 2016) ou un dossier en préparation de notre revue DigiWorld Economic Journal sur « l'innovation numérique et la transformation dans la finance », les équipes d’IDATE DigiWorld, vous proposeront de revenir sur ces développements fascinants.

 

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27avr/160

The issues of the emergence of a single digital audiovisual market : the French case

CURIEN_SONNAC

Published in DigiWorld Economic Journal DWEJ No. 101

Interview with Nicolas CURIEN & Nathalie SONNAC

Commissioners, Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) (*)

Conducted by Alexandre JOLIN  



(*) This interview only reflects the views of the contributors, not the CSA's official positions.

 

C&S:  Since the late 70's, the European Commission has aimed to harmonize the regulatory landscape for audio-visual in Europe. The TVWF then the AVMS directives have created a legal framework allowing the circulation of linear TV and on-demand audio-visual media services in Europe. As part of the European Commission's Digital Single Market strategy, a review of the AVMSD has begun in 2015 and legislative proposals are due to be set out in 2016. Being the regulatory body for France, as a member state, how is the CSA involved in those consultations? According to you, which issues are to be primarily resolved?

Nicolas CURIEN & Nathalie SONNAC:  Intending to bring its regulator's viewpoint and its expertise in the practice of regulation, the CSA contributed to the European Commission's consultation about the review of the AVMS directive, entitled: "A framework for the audiovisual media in the 21th century". The CSA also participated in the cross-ministerial preparation of the French Authorities' positions and it provided a contribution to the French answer to the AVMS consultation. Mostly, the CSA plays a very active role in the European Regulators Group for Audiovisual Media Services (ERGA), which was chaired, during its two first years of existence (2014-2015), by Olivier Schrameck, the chairman of the CSA. Created in February 2014, by the European Commission as an advisory body examining issues related to media services, the ERGA stands now as a key institutional innovation, pushing forward European audio-visual policy matters. For us, as national regulators, working together within this structure represents a strong opportunity to carry out an in depth future analysis of the audio-visual sector and to stimulate the emergence of common initiatives. The ERGA is in charge of assisting the Commission in the revision of its legislative instruments, as it is now the case for the AVMS directive.

The audiovisual services drastically changed since the adoption of the previous directive in 2007. The present situation, resulting from the dynamics of "convergence", was not anticipated in the first place and it calls for several substantial adjustments in order to take into account the development of on demand non linear services, of interactivity, as well as usage of associated data. Moreover, the irruption into the French and European audio-visual markets of large and worldwide OTT players, such as Netflix or Google, raises a new kind of issues, which must be solved at the European scale. As specifically regards the revision of the AVMS directive, the ERGA produced three reports, published in January 2016, respectively about the independence of national audio-visual regulatory authorities, about the possible extension of the directive to new online players, and about minors' protection. These reports include recommendations which were unanimously approved by the 28 regulators of the European Union's member States. The ERGA thus invites the Commission to incorporate its proposals in the revised directive. An additional report about the territorial competency of regulators will be issued in the course of spring 2016.

One of the proposals on the table is to apply the same obligations placed on TV broadcasters and on-demand TV-like services to online video sharing platforms as well. Is this a realistic solution to complete the existing film and audio-visual financing system?

This issue goes well beyond the particular case of video sharing platforms, as it also includes all digital intermediaries which are commonly designated under the generic term of "platforms", such as content distributors, content aggregators, providers of applications, sharing platforms or suppliers of devices; that is, all players which hold a position between content and usage, making them gatekeepers of the access to content. All actors who develop a strategy around content and/or are involved in the exposition and the promotion of content, especially through algorithms are concerned. Since these new operators do orient consumers and deliver prescriptions to them, they doubtless play an editorial role which is similar, up to a certain extent, to that played by traditional audio-visual editors. Then, it seems both sensible and in line with the driving principles of audio-visual regulatory policy to set up for new players an adapted regime of obligations. However, such a regime should not of course ignore the necessity of sustaining the pace of innovation: when contemplating a new deal and a new toolkit for audio-visual regulation, one must not at the same time slow down the growth of innovative services which largely contribute to widen the exposition of works and do constitute a major source of creativity in the audio-visual sector.

One size does not fit all and all platforms should not be subject to the same degree of regulation: namely, a small platform should not be treated as YouTube. Proportionality should thus be set as a guideline and the regulator should focus in priority on platforms which bear a significant impact onto the market. Moreover, as it would clearly prove inefficient to set local obligations to global players, a common harmonized framework has to be defined within the European Union. Achieving proportionality, within a renewed regulatory scheme designed for digital intermediaries, also requires that rules existing for traditional editors be adapted in order to reach a satisfactory matching between obligations and the specific characteristics of the new actors. More generally, traditional regulation should not be transposed unchanged onto the digital world, a world in which the speed of evolution is very high, in which some players are active at an international scale and in which the business models greatly differ from classical ones. Accordingly, an effective regulation should be based on a triptych associating public policy, users and operators and could mainly rely upon co-regulation and self regulation. Such a perspective is precisely consistent with ERGA's present undertakings, which consist in identifying audio-visual centric platforms, rather than all platforms, with the objective to align their behaviour with the traditional goals of audio-visual public policy, although under a proportionate regulatory approach. Indeed, the public policy goals, which underlie the existing obligations set for traditional actors, such as minors' protection, copyright enforcement, investment in creation, or fair competition, do still prevail for digital platforms. In the Digiworld, goals remain the same; modalities may differ!

With the rise of international OTT services and the ongoing consolidation of the European content industry, how can policymakers best safeguard and promote cultural diversity across Europe?

Reaching a critical size through consolidation is a necessary step to preserve a model of diversified content in Europe. This does not amount to geographic confining, but rather calls for a more extensive and international approach, strongly based upon European cultural specificities. This global strategy should concern production, traditional edition and new digital platforms as well. Europe holds a solid position in terms of local content production and it must derive benefit from it. However, the momentum has to be generated through a coordinated policy, as it cannot result from the separate actions of isolated national players. In this regard, regulators also are at stake and they must rapidly come towards a more inter-institutional approach.

In their efforts to promote the diversity of content, the European editors should use linear TV, which is still by far the dominant mode in consumers' practice, as a kind of "factory" in order to produce pieces of original content promised to become brands of their own and move towards non linear usage on electronic platforms, after a first lifetime spent inside the grids of linear TV in order to get some notoriety. As access through networks is a necessary condition for access to content, synergies between medias and telcos should also be considered in order to extend the scope of content distribution and to reduce its cost. Moreover, promoting diversity heavily depends on the ability of creators to finance their content and make it available to consumers. In this respect, fair access to all distribution channels, especially online platforms, stands as a key enabling factor: hence, the strong attention of regulators to the net neutrality and the content visibility issues

Today, the OTT video industry is mainly driven by non European players such as Netflix, Apple or Liberty Global, which, despite its British implantation, is controlled by a US holding company. According to you, what could be done to ensure the development of a strong European OTT players and ensuring the sustainability of the traditional broadcasting market?

This question relates in part to the issue of rights' territoriality. A right balance has to be found between the two conflicting objectives of maximizing rights' monetization, on the one hand, and extending content's exposition, on the other hand, in a fast moving context where the growth of digital platforms makes territorial enclosure unsustainable against bypass or piracy. Since reaching such a balance likely means substantial change in the present contractual arrangements, a concerted sectorial process is needed gathering together rights holders, editors and distributors.

At least, large national players should contract partnerships and launch together digital Pan-European services, with a strong identity. As already mentioned above, these developments cannot take place at a national scale, while the main international competitors, such as Netflix, do operate worldwide, do offer worldwide content, and are less and less subject to territorial constraints; it is especially the case as regards TV series available in SVOD services, such as House of Cards, exploited under a "free" regime. In this revolutionary context, where the historical category of TV channel might sooner or later be replaced by the upcoming category of brand-content, the sustainability of traditional players is clearly conditioned to their ability and willingness to co-design adaptive and cooperative ways of deriving as much value as possible from their content.

On demand video services are currently regulated in their "country of origin". Some players are denouncing this as a distortion of competition because legal obligations can differ highly from one Member State to another. As was already done for the VAT last year, would it be recommended or possible to apply a "user-centric" approach, setting the focal point on the end-user instead of the service publisher?

The country of origin's principle certainly helped to create a common audio-visual market, as it facilitated the cross-border circulation of services, warranting legal security to broadcasters. In practice, however, this principle proves insufficient to set the conditions of a fair competition across service providers, since the AVMS directive is a framework for coordination, not harmonization, and some member States chose to adopt stricter rules than those prescribed in the directive. This may lead to a particularly critical situation, whenever a service is explicitly directed towards a given State within the Union, although it is established in another one: such as they are today libelled in the directive, the present procedures do not actually allow a member State to apply its possibly stricter rules to a foreign service aiming to reach its citizens. As a consequence, a severe imbalance is potentially created across operators competing in a same local market, some being subject to stronger obligations than others. Then, in order to avoid damageable "regulatory shopping" strategies, a fair and effective competition across all European operators must be guaranteed. In this regard, it is proposed that the European regulation be modified, by introducing an exception to the country of origin's principle, which would allow a given destination country to apply its own rules to those services which specifically address its population. This proposal does not intend to abolish the country of origin's setting, which would remain the general ruling, but just to amend it at the margin, to deal with circumstances where its application would obviously result in a harmful distortion in the marketplace.

The European Commission has also made a legislative proposal to change the copyright framework to allow cross-border portability of online video services, ensuring that consumers can access content they bought when they travelled in other EU countries. Could content portability be a structural threat for national TV industries? What could be the right balance between protecting right holders' revenues and guaranteeing access to consumers?

The European ruling about portability, issued last December, is a most appropriate initiative and it brings very good news to all European citizens, who will have access to their national offers of digital content when they travel abroad within the Union. Yielding such a significant benefit to the travelling and nomadic citizens should nevertheless not threaten the principle of rights' territoriality, which remains a very important piece in the framework in order to preserve a fair remuneration of authors. The application of rights' portability should also not hinder the commercial development of European players. Therefore, the precise conditions of portability now have to be carefully designed, through a clear specification of the criteria, characterizing temporary versus permanent residence. Finally, a realistic time frame should be set, that is not too short a one, in order to ease the operational implementation by operators.

Over the last years, linear TV revenues growth has tended to stagnate in Western Europe while on demand services, mainly SVOD, have been generating increasing traffic with low monetization rate. On the other hand, traditional broadcasters currently face stricter rules than on demand video services in some areas, such as promoting European cultural works. According to you, what would be the right balance between promoting European OTT players and protecting the traditional broadcasting market?

Seeking here for a "right" balance is maybe not fully appropriate, for the consumers do not show a same and unique profile of usage. Consumption practices vary greatly indeed, especially according to age and to social class, which leads to a wide scope of expectations in terms of kind of content, modality of usage and type of viewing device: television, tablet or smartphone. Linear TV and OTT services are likely more complements than substitutes, since they don't address the same audience and are operated under different business models. Therefore, the relevant issue is less that of balancing efforts between online versus traditional supply, than that of designing tailored offers, well fitted to individual contrasted needs, and identifying efficient synergies as regards, for instance, works' circulation and cross-promotion. In this direction, a major difficulty must be overcome: market prices of online services are established at a low level, those of SVOD lying around 10€ per month, in such a way they do not enable a single player to make the substantial investment which is required to produce attractive, competitive and self viable content. Hence, a consolidation of means at the European scale appears as a necessity. Finally, demand must be stimulated as well as supply and, in this respect education to media and to European culture is a key factor of success.

Is there any need for concentration in both service publishing and distribution sectors in order to make European champions emerge? Should this solution be supported by national regulators?

A process of concentration across players located at different links within the audio-visual chain of value, or even between actors present within that chain and outsiders, may already be observed in France, just as it is in other European countries. In France, major recent examples are the fusion of Numericable and SFR, the agreement between Altice and NextRadioTV, the acquisition of Newen by TF1, the integration of Canal+ within Vivendi. Public policy should of course encourage all industrial strategies which favour a cultural rebalancing, enhance the exposition of the French and the European cultural patrimonies and increase their value. Regulators should nevertheless be most attentive in ensuring that major transformations in the audio-visual industry do not bear a threat against fundamental ethical principles, such as liberty of expression, editorial freedom and independence of information.

 

Nicolas CURIEN, a member of Corps des Mines, sits at the board of the French Regulatory Body for Radio and Television (CSA), since 2015. He also is Emeritus professor at Conservatoire National des Arts et Métiers, where he held the chair "Telecommunications Economics and Policy" from 1992 to 2011, before being Commissioner in the French Regulatory Body for Telecommunications and Post from 2005 to 2011. An expert in digital economics, he taught at École Polytechnique from 1985 to 2007 and is a founding member of the French National Academy of Engineering.

Nathalie SONNAC (Doctor of Economics) chaired the Information and Communication Department of Paris 2 from 2009 to 2015 and was in charge of the professional Master 2 "Media & Public". As a media economy expert, culture and digital technology, she is also the author of numerous scientific books and articles in this field. More specifically she analyses the issues of competition and regulation in the digital age, market interaction, new business models, and monetization of digital content. She was appointed Commissioner at the Conseil supérieur de l'audiovisuel by the President of the French National Assembly on January 5, 2015 for a six-year mandate.

More information on DigiWorld Economic Journal No. 101 "Towards a single digital audiovisual market" on our website

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26avr/160

Smart toys : de l’offensive des acteurs du jeu aux perspectives pour l’industrie du jouet

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Laurent Michaud
Responsable du pôle "Électronique Grand Public et Loisirs Numériques"

A l’horizon 2020, près de 660 millions de jouets vidéo pourraient trouver acquéreur, pour un chiffre d'affaires estimé à 3.8 milliards EUR, soit 10.8% du marché du jeu vidéo.

 

Le phénomène des jouets vidéo, autrement appelés "smart toys" ou "toys-to-life" suscite beaucoup d’intérêt, du fait de son succès massif et rapide. Les jouets vidéo constituent une innovation d’usage qui, sans vraiment rompre avec la fonction des jouets ou celle des jeux vidéo, crée une nouvelle forme de divertissement, au moins aussi immersive que ses deux composantes prises séparément. Les jouets vidéo constituent aujourd’hui un nouveau segment de marché, à mi-chemin entre l’industrie du jeu vidéo et celle du jouet. Quatre acteurs se partagent la majeure partie du marché :

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  • Activision Blizzard avec sa série Skylanders, dont les opus (8 depuis 2011) ont permis de vendre près de 300 millions de figurines dans le monde ;
  • Disney Games avec son jeu Disney Infinity, qui met en scène ses personnages maison et les univers de ses filiales Pixar, Marvel, Star Wars ;
  • Nintendo, qui a choisi de proposer des figurines, les Amiibo, à l’image de ses personnages les plus populaires (en six mois, plus de 10.5 millions de figurines ont été vendues) ;
  • fin 2015, LEGO déboule sur le marché avec son titre LEGO Dimensions et, après avoir expérimenté les jouets vidéo au travers d’un premier produit, LEGO Fusion, le succès est au rendez-vous.

D’autres acteurs, fabricants de jouets ou éditeurs de jeux vidéo, sont encore en phase d’expérimentation ou de "test marché" comme Hasbro ou Mattel.

Les principaux enseignements des événements qui ont jalonné l’année 2015 témoignent des enjeux à relever et des succès enregistrés.

  • "L’expérience joueur" constitue le coeur des jouets vidéo, qui allient des objets tangibles – communicants ou non – à une application ludique numérique. On parle d’expérience "phygital".
  • Les modèles économiques fondés sur la collection de figurines, plus ou moins dépendantes d’un jeu vidéo, continuent de muter et pourraient intégrer le Free-to-Play.
  • Les modèles de développement sont principalement basés sur une approche dite en "first party" ou en "second party". Ces modes opératoires laissent encore assez peu de place pour les nouveaux entrants.
  • On observe une dichotomie claire entre les jouets vidéo "mainstream", produits par des géants industriels pour plateformes fixes et visibles sur grand écran, et les nouveaux entrants qui proposent leurs solutions sur plateformes mobiles, où les barrières à l’entrée sont plus accessibles.
  • Le succès de LEGO montre que la convergence entre les acteurs du jouet et ceux du jeu vidéo est efficace et peut déboucher sur des jouets AAA adossés à un jeu vidéo AAA.

Les jouets vidéo constituent un segment de marché du jeu vidéo qui fonde son succès sur des univers connus qui ont déjà mobilisé un public. Bon nombre d’univers oniriques et fantastiques demeurent encore inexploités et laissent augurer des pistes prometteuses.

Pour en savoir plus sur le marché "Smart Toys", découvrez  notre dernier rapport

Pour découvrir nos estimations et les nouveaux scénarios de l'économie numérique à 2025, participez à DigiWorld Future 2016

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22avr/160

Digital Economy 2025: l’avenir des marchés Internet et télécoms

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Christoph Pennings
Directeur d'études, IDATE DigiWorld

Un marché qui pourrait doubler d’ici 2025 pour atteindre les 3 000 milliards d'euros

 

IDATE DigiWorld publie une nouvelle édition de son rapport de prospective sur l’avenir des marchés de l’Internet et des télécommunications. L’occasion de présenter les quatre scénarios de l’économie numérique et leur projections quantitatives à l’horizon 2025.

Le point de départ, pour saisir les nombreuses dimensions qui décrivent l’avenir de l’économie numérique, a consisté à séparer ces tendances en deux catégories : les tendances lourdes et les incertitudes majeures.

Les tendances lourdes prennent en compte les évolutions qui ont déjà clairement émergé et pour lesquelles il est possible d'émettre l’hypothèse, avec un fort degré de certitude, de leur poursuite pour les prochaines années.
Par exemple, côté technologies, on peut considérer comme certain, que les réseaux proposeront de meilleures performances dans dix ans. En effet, même si la 4G n’est pas complètement déployée et les standards de la 5G pas totalement définis, il est clair que la 5G tiendra ses promesses en termes de bande passante, de faible latence, d’énergie et d’usage du spectre.

Du côté des usages, la transition vers le mobile sera certainement terminée. L’adoption des smartphones, des tablettes, des wearables et autres objets connectés (y compris les voitures) continuera sa course faisant du mobile le moyen d’accès à l’Internet largement dominant.

Les business models et la régulation sont également, jusqu’à un certain point, prévisibles. La chaîne de valeur sera toujours soumise à l’introduction d’offres numériques provoquant la désintermédiation d’acteurs traditionnels. Quant à la régulation, elle devrait vraisemblablement basculer vers un contrôle à dominante ex-post et plus d’obligations symétriques entre les acteurs de même niveau dans la chaîne de valeur, mais également de niveaux différents, comme pour les OTT et les telcos.

Les incertitudes majeures peuvent être organisées de la même manière.
Par exemple, l’Internet of Things, qui permet de connecter n’importe quel objet à l’Internet en ouvrant un vaste potentiel d’innovation, ne s’appuie pas aujourd’hui sur un business model clairement établie malgré la maturité des technologies.

Si la consolidation du secteur des télécoms va se poursuivre, la fin de la partie est loin d’être connue à ce jour. La consolidation restera-t-elle limitée à un phénomène national ou le marché sera-t-il dominé par quelques leaders régionaux voire mondiaux et si oui, lesquels ?

Les consommateurs préféreront-ils continuer à payer des services Internet « gratuits » en échange de leurs données personnelles, ou finiront-ils par adopter des offres payantes garantissant leur vie privée ?

L’analyse des tendances lourdes et incertitudes majeures permet de dégager deux variables essentielles pour la construction des scénarios :
L’intensité plus ou moins forte de « l’usage des « données personnelles » est une indication sur l’importance des services que pourront proposer les acteurs de l’Internet et les telcos.

La présence plus ou moins importante de « enablers » (facilitateurs) sur le marché : les facilitateurs fournissent des solutions spécialisées que d’autres entreprises peuvent utiliser pour construire leurs propres offres.

Les quatre scénarios de l’économie numérique

La combinaison de ces hypothèses permet d’élaborer quatre scénarios plausibles :
Le scénario « Mall » : dans ce scénario les acteurs numériques se concentrent sur la distribution et le contrôle du client, en cherchant à devenir le magasin universel pour les biens numériques intégrant les contenus et les terminaux. Une concurrence intense s’installe entre les acteurs de l’Internet et les telcos, chacun se positionnant sur l’agrégation et le marketing de bouquets de produits et de services numériques.

Le scénario « Open » : Ce scénario se caractérise par un écosystème numérique interopérable  sans couture et ouvert : open access, open innovation et open data. Le marché Internet est tiré par l’innovation et la concurrence tandis que les télécoms se recentrent sur la connectivité, la distribution et whole-sale, en proposant des services spécialisés.

Le scénario « Automated » : Les ventes, la production de services et la relation clients sont largement automatisées, les requêtes des consommateurs configurant automatiquement les services fournis. Les analyses de données sophistiquées sont principalement utilisées en interne. Les acteurs s’appuient sur des standards ouverts et des solutions génériques pour bénéficier de productions low-cost.

Le scénario « Trust » : Les utilisateurs, ayant une confiance limitée dans les services numériques, restreignent la disponibilité et la diffusion de leurs données personnelles sur Internet. Les fournisseurs de services opèrent dans un environnement plus fermé, à partir de solutions hautement sécurisées y compris pour les solutions verticales. Le contrôle des flux de trafic End-to-End est privilégié.

Digital economy 2025 : matrice des scénarios

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Source: IDATE in Digital Economy 2025, January 2016

Vers un doublement du marché en dix ans

A partir d’un marché mondial en valeur qui s’approche de 1 500 milliards d’euros en 2015, chaque scénario présente un potentiel en valeur très différent à l’horizon 2025. Le scénario « Mall », le plus optimiste, correspond à un doublement du marché en approchant les 3 000 milliards d’Euro (soit une croissance annuelle moyenne de 7%) tandis que le scénario « Automated », le plus pessimiste, se monte quand même à 2 200 milliards d’Euro en 2025 (soit une croissance annuelle moyenne de 4,2%).

La composition du marché entre les services Internet d’un côté et les services télécoms (accès) de l’autre varie également très fortement, passant de 49% pour les télécoms dans le cadre du scénario « Open » et à 60% pour le scénario « Trust ». Ce qui bien sûr, par rapport à une part de plus de 75% en 2015, correspond à une érosion des services télécoms par rapport aux services Internet.

Evolution en valeur du marché mondial des services Internet et télécoms par scénario, 2014-2025

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Source: IDATE in Digital Economy 2025, January 2016

Plus d'information sur l'avenir des marchés Internet et Télécoms dans notre rapport "Digital Economy 2025"

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19avr/160

How can policy makers create conditions encouraging investments in the deployment of very high speed connectivity networks?

Gassot-Yves

Yves Gassot
CEO, IDATE DigiWorld

I will be the moderator of an interactive discussion during the Digital Regulation forum 2016 about "the needs for Internet speed and quality beyond 2020" on Wednesday 20 April.

 

Here are several theoretical options to stimulate private investment in fibre network rollouts:

1) Regulatory holidays:

the investor can invest without the threat of having to open its network to the competition. The questions are: when will the holiday end? Is it set in advance or, on the contrary, unknown by the investor?

2) The threat of public or subsidised deployments:

To avoid having to use a third party’s infrastructure, the incumbent takes the initiative of deploying its own fibre network. The question is: is it not a welcome opportunity for the incumbent to let private investors concentrate their deployments in the large cities, and leave it up to the State or local authorities to cover the less profitable areas?

3) Charge higher wholesale prices to telcos using the copper local loop:

Making the transition from ADSL to fibre pricing will be easier. The question is: will this give the incumbent more income from its legacy infrastructure and dampen any incentive to invest in fibre?

4) A mandatory open fibre model that factors in the risks being taken by fibre investors:

The question is: how to define the right price?

5) A laissez faire attitude in light of the prospect of intermodal competition, i.e. between fibre and 5G. The dilemma:

Ultra-high speed mobile access will also need fibre for backhauling in a small cell architecture. Cable DOCSIS systems could provide strong enough competition to push the incumbent to deploy fibre, but only in those areas where there is a cable infrastructure…

6) Make better information available to consumers:

On the differences (speed, latency) between the technologies and the networks, to give telcos room to invest and to fix a premium on fibre access. Question: will it be enough to sustain the momentum?

In fact, the crux of the task before NRAs (National Regulator Authorities) is to strike the right balance and choose the right mix that takes into account the particular features of each national market.

 

More information about the programme

 

7avr/160

Wearables: new connected devices

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Samuel Ropert
Director of studies, DigiWorld IDATE

In 2018, the wearables market in value should exceed 22.5 billion EUR. Again, the growth will differ from object to object mainly because of the different price per object.

 

Wearable objects refer to daily consumer objects like wristband, watches, glasses, headsets or activity trackers with embedded sensors and connected mainly indirectly to the internet though a device/hub (through short range technology mainly). Wearable products are used in different applications, even though fitness, wellness and lifestyle are obviously the major segments, in volume notably.  Some opportunities could be seen at the entreprise level which aims to integrate into their premises wearable solutions to improve process and productivity.

The wearable ecosystem is mainly dominated by object manufacturers which are very numerous. Some of them are pure players like Fitbit or Jawbone, others are traditional consumer electronics manufacturers (Sony, Samsung, etc).
Other manufacturers come from the sports world like specialized sport accessory players (Garmin, Suunto or Polar) or sportswear brands with Nike and Adidas chiefly.  On the connectivity side, very few M2M mobile carriers are involved in the wearables market, only AT&T has a real involvement in this segment.  Data-centric players are positioned on the platform business. Most of the pure players like Runtastic, Runkeeper benefit from the product makers allowing them to collect information from their different objects.
The platform is actually the enabler to build services on the top of devices. On the top of the wearable devices, new services should emerge thanks to data exploitation/exchange. In terms of market adoption, surveys show that it is still very limited for now. They illustrate that watches are the most excited wearable devices, but a majority of the consumers seems not to be so enthusiastic to buy one of them. On the market side, according to IDATE, in 2018, 123 million wearable devices should be sold representing a 70% CAGR from the 10 million sold in 2013. Nevertheless, this growth is not homogeneous for each category of wearables. The smart watches will lead the market with 80 million units by 2018 mainly because of the Apple Watch sales starting from 2015. In 2018, the wearables market in value should exceed 22.5 billion EUR. Again, the growth will differ from object to object mainly because of the different price per object.

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Wearables and its verticals
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World Consumer Electronics Markets

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7avr/160

Internet of Things

ROPERT_Samuel

Samuel Ropert
Senior Consultant, DigiWorld IDATE

Un marché qui explose, avec une base installée de 42 milliards  d'objets en 2015 et promise à une croissance de +14% par an d’ici à 2025

 

LIDATE rend publique son analyse et ses prévisions sur le marché mondial de « l’Internet of things » (IoT). L’occasion de faire la synthèse des nombreuses études réalisés par l’Institut (voitures connectées, M2M, smart grids, smart cities, smart toys…) pour appréhender un marché, qui, bien qu’en plein essor, suscite toujours de nombreuses interrogations : décolle-t-il vraiment et à quel rythme ? Sur quels business models pourra-t-on vraiment compter ? Quels sont les acteurs et les pays les mieux placés pour tirer parti de cette nouvelle évolution de l’Internet ?

Si l’Internet of things est un concept fort, cela ne définit pas pour autant un marché en soi. En effet, l’IoT regroupe de nombreux domaines très différents, qui doivent être étudiés séparément pour bien analyser leurs spécificités et leurs réels potentiels de croissance.

L’IDATE prévoit que le marché global de l’IoT passera d’une base installée de 42 milliards d'objets en 2015 à 155 milliards en 2025, correspondant à un taux de croissance annuel moyen de 14%.
Sans surprise, c’est le segment « Internet of Objects » (Internet des objets) qui domine de loin le marché de l’IoT, avec 80% du total, en raison d’une forte adoption par de nombreux secteurs (et grâce au très bas niveau de prix des tags).
Le segment des « Connected information devices » se classe en seconde position en volume, (13 % de la base isntallée), pour un taux de croissance annuel moyen de 13% sur la période.
Le segment « M2M » compte pour seulement 6% de la base installée.
Le plus petit marché en volume, qui est aussi le plus récent, est celui des « Wearables & connected objects », avec 1% en 2015. Mais c’est celui qui enregistre la plus forte croissance, avec un taux annuel moyen de 30% d’ici 2025.

Marché mondial de l’Internet of things, 2013-2025

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Source : IDATE DigiWorld in « Internet of things », Octobre 2015

Face au poids des segments « Internet of Objects »  et « Connected information devices », le reste du marché est éclaté entre de nombreux verticaux :

Le marché des « Utilities » enregistre une croissance rapide, stimulée par la réglementation et les politiques publiques.

Les marchés des équipements électroniques et de l’automobile sont également d’ores et déjà très importants, tandis que le segment des « consumer electronics » intègre de plus en plus de connectivités à ses produits traditionnels (les caméras notamment)

Segmentation du marché mondial de l’Internet of things par secteur utilisateur, en 2015

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Source : IDATE DigiWorld in « Internet of things », Octobre 2015  

Vers une nouvelle segmentation du marché de l’IoT
Pour clarifier l’analyse stratégique de cet ensemble hétérogène, l’IDATE propose de décomposer le marché de l’« Internet of things » en quatre domaines. On peut en effet distinguer les produits appartenant aux applications de type « Consumer » et « Business », d’une part, et les différents types de connectivité, de l’autre :

« Siloed connectivity »  (connectivité en silo) : boucle fermée et liens dédiés entre les objets et les serveurs à travers une connectivité directe ou un hub (ex. un compteur intelligent ou encore un terminal de paiement)
« Interconnected connectivity » (connectivité interconnectée) : différents types de communication entre les objets eux-mêmes et les serveurs, principalement à travers le même hub (ex. les équipements de la maison : la machine à laver qui affiche un message de fin de cycle sur la TV)
Les quatre marchés clés de l’IoT qui en découlent font chacun l’objet d’une analyse détaillée dans le rapport :
« M2M », qui couvre les boucles industrielles et les boucles fermées basées sur les applications.
« Wearables and connected objects », qui par définition ne communiquent pas entre eux.
« Industrial Internet », qui se réfère au concept de « Smart factory » avec interaction entre de multiples applications qui doivent optimiser leur process interne.
« Smart home », qui est un concept pour lequel les applications peuvent communiquer entre elles même sans accès à l’Internet.

Les marchés de l’«Internet of Things»

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Source : IDATE DigiWorld in « Internet of things », Octobre 2015

Connected Things Forrum

Ces thèmes seront largement débattus dans le cadre du Connected things forum qui se tiendra le 18 novembre 2015, durant le DigiWorld Summit, avec :

David d'AMORIM, Directeur Innovation, La Poste
Ezio ARMANDO, Managing Director en charge des Technologies Emergentes, Accenture
Xavier BOIDEVEZI, Vice President Business Development & Digital, SEB
Bernardo CABRERA, Head of M2M Marketing & Projects Management, Bouygues Telecom
Vincent CHAMPAIN, Operations Director, GE Corporate France
Andreas FIER, Head of Academic Relations, Deutsche Telekom AG
Didier GUILLOT, Innovation and multi-utilities Direction, director, Sagemcom
Thibault KLEINER, Head of the Network technologies unit DG Connect, European Commission
Ludovic LE MOAN, CEO, Sigfox
Soline OLSZANSKI, VP Strategy & Innovation, Hub One
Olivier ROUXEL, in charge of RFID & IOT missions, DGE
Marcus WELLER, Fonder & CEO, Skully

> Programme du connected Things 2015 Forum

Toute l’information à jour sur www.digiworldsummit.com et www.digiworldweek.com

#DWS15 et sur twitter @DigiWorldIDATE

Remplis sous: Internet Aucun commentaire
30mar/160

Orange-Bouygues…

Gassot-Yves

Yves Gassot
CEO, IDATE DigiWorld

 

...à la recherche d’un scénario convergent

 

Les négociations entre Orange et Bouygues sont suffisamment mises en avant pour que chacun cherche à anticiper les ressorts et les points les plus sensibles d’une opération complexe et incertaine. Les quatre protagonistes du marché français des télécoms ont un intérêt partagé pour s’entendre sur un scénario qui verrait la disparition d’un des opérateurs, avec la perspective de mettre fin aux guerres des prix à répétition.

Le marché français rejoindrait alors une configuration à trois acteurs, à l’instar de celle qui existe en Allemagne et qui est annoncée au Royaume-Uni et en Italie. Cette opération est toutefois singulière, dans la mesure où elle met en œuvre le N°1 des marchés fixe, mobile et entreprises. Essayons de résumer pour chaque acteur les données d’une opération qui pourrait constituer un terrain fertile d’analyse pour les experts de la théorie des jeux.

Les autorités en charge de la concurrence, et dans une moindre mesure de la réglementation, sont dans une situation délicate car elles ne peuvent se désintéresser d’une opération qui permettrait de rétablir un secteur dont les revenus n’ont cessé de baisser depuis 2008 et dont les lourds investissements conditionnent pour une part la transition numérique du pays. Mais cela ne peut se faire qu'au prix d’une remise en cause d’une concurrence effective entre les opérateurs. Contrairement aux opérations de fusion observées en Europe sans impliquer le N°1, qui pour être autorisées s’accompagnent de remèdes ponctuels, les autorités vont devoir justifier, à travers les modalités imposées pour la répartition des fréquences, des infrastructures, des abonnés, des boutiques et des emplois, un modèle d’organisation du marché des services des télécoms en France assez largement transformé. On entrevoit les risques que l’on associe à une «concurrence administrée».

Bouygues s’inscrit dans la perspective d’échanger, sur la base d’une valorisation favorable, le contrôle de son opérateur contre du cash et une participation substantielle dans un groupe leader. Le risque est de ne pas l’obtenir le prix premium attendu et d’avoir, en cas d’échec, fait perdre aux équipes, voire aux clients, une partie de la confiance dans la trajectoire de l’opérateur.

Orange ne peut pas se contenter de supporter les risques d’une telle opération sans avoir d’autre objectif que de faire le travail de consolidation dans l’intérêt de tous, à l’exception de celui de ses actionnaires. Il lui faut arriver à faire partager aux acquéreurs des actifs auxquels il doit renoncer, la charge du prix premium consenti à Bouygues. Il faut pour cela pouvoir compter sur une certaine concurrence. Il lui faut aussi anticiper les avantages qu’il va perdre en cédant à ses concurrents des actifs, par exemple ceux assurant aujourd’hui à Orange et Bouygues Telecom une avance sur le marché de la 4G. Enfin, le cash dégagé au terme de l’opération doit permettre à Orange soit d’accélérer ses investissements en France et sur ses autres marchés pour renforcer ses positions, soit de reprendre l’initiative dans la consolidation européenne du secteur.

SFR et Iliad sont certainement intéressés à se renforcer par l’acquisition d’actifs. Leurs équipes et leurs banquiers doivent toutefois déterminer les niveaux de prix plafonds, compatibles avec leur endettement, et au-delà desquels il serait jugé plus intéressant de pousser les investissements marketing et commerciaux pour gagner des abonnés, ou d’augmenter les investissements dans les réseaux. Il leur faut aussi, dans cet exercice, éviter de se retrouver en concurrence entre eux ou avec des tiers.

N’oublions pas l’État dans son rôle d’actionnaire d’Orange: a-t'il d’autres objectifs que celui d’un actionnaire avisé ? S’agit-il d’installer un noyau d‘actionnaires de contrôle pour permettre le désengagement de l’État ?

Sur le même thème, retrouvez l'article de Les Echos du 29 Janvier 2016

 

 

 

22mar/160

Participez au Programme de Recherche Collaborative 2016 du DigiWorld Institute !

Gassot-Yves

Yves GASSOT
Directeur général, IDATE DigiWorld

 

 

Comme chaque année, les équipes d’IDATE DigiWorld ont sélectionné 4 thèmes pour son « Programme de Recherche Collaborative 2016 » se déroulant à Paris, Londres et Bruxelles. Il s’agit de proposer, en priorité aux 50 sociétés membres qui soutiennent les activités du DigiWorld Institute, mais aussi dans la mesure où il resterait des places, aux entreprises et administrations intéressées, de se regrouper pour un exercice de réflexion partagée et ouverte.

Chaque projet donne lieu à 3 workshops animés par une équipe expérimentée d’IDATE DigiWorld avec des contributions des participants et d’experts extérieurs. A l’issue des workshops, l’équipe IDATE DigiWorld rédige, pour le compte des participants, un rapport de synthèse.

Pour le « Programme de Recherche Collaborative 2016, les thèmes proposés sont les suivants :

Digital single TV market facing the globalisation (Paris)

La Commission Européenne souhaite donner toute sa place dans son projet DSM (Digital Single Market), à l’émergence d’un marché unique des services numériques et notamment de télévision, en encadrant le geo-blocking et en favorisant un copyright européen : quelles seraient les conditions qui rendraient crédibles la mise en place d’un marché unique de la télévision en Europe à l’heure de Netflix ?

Digital Agenda and Broadband targets: Benchmark of the national programs (Bruxelles)

Le projet visera à faire un état des lieux du déploiement des réseaux à très haut débit en discutant du mix technologique propre à chaque marché (FTTH / VDSL / vectoring & bonding / G-Fast / DOCSIS, …) et  des prévisions associées à l’horizon 2020. Mais il s’attachera surtout à discuter des investissements privés engagés et des investissements publics attendus pour compléter la couverture du territoire : quelle est l’ampleur de ces derniers ? Quelles sont les modalités retenues pour ces investissements publics, avec quel impact attendu à terme sur la transformation de l’organisation industrielle du secteur ?

5G: perspectives for the verticals markets (Paris)

Au-delà de la montée en débit, la 5G va se caractériser par l’intégration des besoins multiples, et qui peuvent être très contrastés, nés du développement de l’IoT dans les différents secteurs d’activité : Que peut-on dire de la coexistence des différentes offres de LPWA avec les développements attendus ? Comment illustrer par des études de cas la variété des besoins auxquels la 5G devra répondre ? Quel peuvent être les problématiques réglementaires associés (sécurité et responsabilité, net neutralité) ? Quels sont les enjeux pour les telcos ?

Verticals and the digital transformation: Revenue streams and beneficiaries (Londres)

Le programme se propose de revenir sur 10 ans de disruptions (Cloud, Big data, 3D, robotics,  IoT, mobility, social networks, …)  engagées ou annoncées dans les infrastructures, la production de biens et de services  ou la relation client,  en discutant à partir de cas de figure des nouveaux business models (ex. la servicisation d’activité manufacturière), les nouveaux équilibres dans l’écosystème internet (plateformes horizontales vs. nouveaux acteurs verticaux), les thématiques réglementaires, etc.

Les premiers workshops se dérouleront en juin prochain. N’hésitez pas à nous demander une présentation plus détaillée* et bonne lecture de cette Newsletter !

Programme de Recherche Collaborative 2016

Profitez dès maintenant pour vous inscrire à l’un ou plusieurs de nos projets de Recherche Collaborative

Rappel du programme 2015

  • SVOD : The only way to go ? (Paris)
  • Openness a platform strategies (Bruxelles)
  • Verticals and digital transition (Paris)
  • Telecom market growth in Africa (Paris)

 

Programme 2016

  • Digital single TV market facing the globalisation (Paris)
  • Digital Agenda and Broadband targets (Bruxelles)
  • 5G: perspectives for the verticals markets (Paris)
  • Verticals and the digital transformation (Londres)

 

*information disponible auprès de Sophie Monjo : s.monjo@idate.org – Tel :+33 (0)4 67 14 44 56

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