27fév/150

Tendances LTE

Frederic PUJOL
Radio Technologies & Spectrum Practice Manager - IDATE

L’IDATE annonce 2,3 milliards d’abonnements LTE au niveau mondial à fin 2018, générant un chiffre d’affaires total de près de 700 milliards.

 

L’IDATE est Analyst Partner du Mobile World Congress, 2-5 mars 2015
> Rencontrez nos consultants à Barcelone en contactant directement notre équipe : jd.seval@idate.org

L’IDATE estime le nombre d’abonnements LTE au niveau mondial à 500 millions à fin 2014 soit 7% du total des cartes SIM :
- Le Top 3 des pays en termes d’abonnements LTE (à fin 2013 & mi-2014) : Etats-Unis, Japon, Corée du Sud.
- La Chine se hisse à la quatrième place dès la mi-2014, avec une place de numéro 2 à fin 2014.
- Les Etats-Unis représentaient 45% du total des abonnements en 2013 et 38% à fin 2014.

Les revenus LTE ont doublé en 2014, après avoir triple en 2013 :
- Un total de 160 milliards d’Euro en 2014, représentant 11% de l’ensemble des revenus mobile.

Seuls quelques pays ont rejoint le nombre des nations pour lesquelles la population est couverte en LTE : Japon, Corée du Sud, Hong Kong, Singapour, Australie et Etats-Unis.

La croissance LTE est encore largement devant nous puisque l’IDATE prévoit 2,3 milliards d’abonnés à fin 2018, correspondant à 29% du total des cartes SIM.

En termes de technologie, 2014 aura été marquée par :
- LTE-Advanced qui se déploie largement, après un lancement initial en juin 2013 en Corée du Sud par SK Telecom) ;
- les services de la voix sur LTE (VoLTE) qui sont en cours d’introduction : à mi-2014, 11 opérateurs avaient lancé des services VoLTE (SK Telecom, le plus avancé, a une base de 10,4 millions d’abonnés) ;
- et les tous premiers déploiements LTE broadcast.

Prévisions d’abonnés LTE, 2014-2018 (en million)

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Classement des pays en fonction du nombre d’abonnés LTE (en million, estimation à mi-2014)

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Couverture LTE par opérateur en % de la population (à mi-2014)

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Source: IDATE, in World LTE market, December 2014

L’IDATE publie de nombreux rapports sur les enjeux des technologies et des services mobiles dans le monde :

  • VoLTE
  • LTE USA
  • World Mobile Spectrum
  • New Frequency Band Spectrum
  • World LTE market
  • M2M
  • Wearables
  • Mobile Advertising

 

Remplis sous: LTE, Mobile Aucun commentaire
11fév/150

Très haut débit fixe : 14,6 millions d’abonnés FTTH/B fin 2014 en Europe

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Valérie CHAILLOU Head of Research, Telecoms Business Unit, IDATE

La couverture FTTH/B par les opérateurs historiques s’accélère pendant que la concurrence des nouveaux entrants se renforce, même pour les marchés matures

 

2014 a été marqué par le dynamisme des marchés européens (EU-35) : La croissance du nombre d’abonnés a été la plus importante depuis la fin 2010 : près de 55% de croissance en nombre d’abonnés et 43% en termes de couverture. Ce dynamisme est le fait de quelques pays comme l’Espagne, et d’acteurs qui ont joué un rôle clés en dépassant les objectifs fixés. A fin 2014, on comptait près de 14,6 millions d’abonnés FTTH/B et plus de 59 millions de foyers desservis dans la zone EU-35.

Le nombre d’abonnés s’accélère dans de nombreux pays

En Espagne, Telefonica a en effet décidé d’accélérer ses déploiements afin de couvrir 10 millions de foyers à la fin de l’année, comparés au moins de 4 millions à fin 2013. Cette forte croissance, a bien sur eu un impact sur le marché espagnol avec un gain de près de 800 000 nouveaux abonnés.
Un autre pays qui se distingue est la Roumanie, où les principaux acteurs ont décidé de changer leur stratégie en choisissant la technologie FTTH/B alors qu’ils avaient préalablement fait le choix d’une architecture FTTx/LAN. Le nombre d’abonnés a considérablement augmenté, tout en prenant en compte le taux de churn des utilisateurs finaux. Ces deux pays notables sont suivis par la France, la Turquie et les Pays-Bas où, respectivement, 25%, 24% et 39% des abonnés sont de nouveaux abonnés ayant souscrit en 2014.

La Suède mérite toujours d’être distinguée : la dernière tendance observée est de se concentrer de plus en plus sur le marché des logements individuels qui ne faisait pas partie des priorités des acteurs déployant du FTTH/B. La demande y est toujours soutenue depuis 2013, et même si cela est plus compliqué et plus onéreux à installer, le FTTH pour les logements individuels est en train de devenir une commodité. Cela concerne surtout les opérateurs de réseaux de fibre locale, qui ont consacré, en 2014, la moitié de leurs investissements à cibler ce marché. Les opérateurs historiques suédois ont également été très actifs en 2014, avec un total de plus de 300 000 nouveaux foyers desservis et une croissance d’environ 31% en termes d’abonnés FTTH/B. Le paysage concurrentiel est aussi en train de changer en raison de l’implication de plus petits acteurs qui font l’acquisition de réseaux de fibre locale appartenant historiquement à des municipalités. Ces tendances devraient confirmer la Suède dans sa position de leader sur le marché européen du FTH/B.
Parmi les autres pays remarquables, on peut distinguer les Pays-Bas où le nombre d’abonnés FTTH/B a augmenté de 65%. La France, le Portugal, la Turquie et la Suisse ont également connu une forte croissance de leur base d’abonnés, en ligne avec celle observée en 2013, pour des taux compris entre 32 et 79%.

Le rôle clés des opérateurs alternatifs et l’accélération des opérateurs historiques

Ce sont toujours les opérateurs alternatifs qui animent le marché des déploiements FTTH/B, puisqu’ils représentent un total de 45% des foyers desservis en EU-35 à fin 2014 (et 67% pour l’EU-39, en raison du poids particulier des acteurs russes et ukrainiens). On note cette année, l’entrée récente de nouveaux acteurs sur des marchés matures comme la Suède ou les Pays-Bas. La plupart d’entre eux sont soutenus par des fonds d’investissements qui viennent renforcer leur stratégie FTTH/B.

Même si le nombre des Collectivités locales ayant lancé des projets de déploiement FTTH/B sur leur territoire est en légère baisse en 2014, elles représentent toujours 9% des foyers desservis dans l’ensemble de l’EU-35. On compte d’ailleurs peu de nouveaux projets ayant étant concrétisés durant l’année 2014. La France se distingue par des projets de déploiement intéressants, toujours dans le contexte du Plan national Très Haut Débit, même si la plupart sont encore dans leur première phase de mise en place. Ils représentent néanmoins un total de 600 000 foyers desservis à fin 2014.
Les opérateurs historiques continuent bien sur de jouer un rôle déterminant dans la plupart des pays européens. Ils représentent 46% des foyers desservis dans l’EU-35 à fin 2014, correspondant à une croissance de +3% comparée à 2013. Plusieurs d’entre eux ont considérablement accéléré leurs déploiements au cours de l’année écoulée. Et comme en 2013, le plus dynamique a été Telefonica en Espagne, puisque l’opérateur est passé de 1,7 million de foyers desservis en 2013 à plus de 6 millions en 2014. Orange arrive en seconde position, toujours en nombre de foyers desservis (+897 000), suivi par TeliaSonera en Suède (+416 000), KPN/Reggefiber aux Pays-Bas (+312 000) et Turk Telekom en Turquie (+300,000). Notons également la récente évolution de Bezeq en Israël qui a décidé d’améliorer son infrastructure FTTB : c’est plus d’un million de foyers qui sont désormais desservis en FTTB même s’il n’y a toujours pas de services disponibles sur ce réseau. L’opérateur était encore focalisé sur la fourniture de services sur VDSL2 pour ses utilisateurs finaux, même s’il s’attend à l’émergence d’un besoin croissant de bande passante à haut débit dans un futur proche.

Nombre d’abonnés FTTH/B par pays en Europe (pays avec plus de 200 000 abonnés)

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Source: IDATE for FTTH Council Europe

Nombre de foyers desservis en FTTH/B par pays en Europe (pays avec plus d’un million de foyers desservis)

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Source: IDATE for FTTH Council Europe

1) Le terme EU-35 se réfère au pays de l’EU-28 countries –Chypre + Andorre, Islande, Israël, Macédoine, Norvège, Serbie et Suisse 
 and Turkey.
L’EU-39 se réfère aux pays de l’EU-35 + les quatre pays CIS : Biélorussie, Kazakhstan, Ukraine et Russie

>> Notre étude sur les marchés FFTX vous intéresse ? Rendez-vous dans notre magasin en ligne.

4fév/150

Netflix, le N de GAFAN ?

JD Seval-PortraitsIDATE--83pxJean-Dominique Seval
Directeur général adjoint de l'IDATE
FONTAINE_Gilles83pxGilles FONTAINE
Directeur général adjoint de l'IDATE

 

Point de vue paru dans Les Echos du 12 février 2015 : 
http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0204113886995-ou-va-netflix-1089121.php

Ils sont nombreux, les candidats à devenir nos « entertainment operators », notre plate-forme personnalisée d’accès aux contenus. Au premier rang, on trouve les fameux GAFA - pour Google, Apple, Facebook et Amazon. Chacun de ces quatre géants a pu croitre en faisant levier d’une innovation initiale de rupture vite déclinée dans d’autres domaines : un moteur de recherche devenu la plus grande agence de pub au monde, un équipementier de génie inventeur de l’Appstore, un réseau social en passe de devenir une plateforme de distribution de contenu viral ou un libraire en ligne transformé en hypermarché universel. Une puissance qui se mesure en records superlatifs : des milliards d’utilisateurs, les plus forts chiffre d’affaires, les trésoreries les plus florissantes ou les plus importantes capitalisations boursières… Sans compter les atouts que confèrent l’omniprésence d’une marque universelle, la capacité de décliner des services en ligne très rapidement sur toute la planète, et un appétit de diversification apparemment sans frein qui englobe aujourd’hui les robots, la banque en ligne, la réalité virtuelle, les services du Cloud et, donc, les contenus.

Le cercle vertueux de Netflix

Netflix peut-il s’imposer face à ses géants ? Son succès tient à la promesse tenue d’un service de vidéo illimité faisant la part belle aux séries TV. L’offre, simple et efficace, a séduit les étatsuniens par un prix ultra-compétitif face aux tarifs élevés des câblo-opérateurs. Elle semble être en passe d’être adoptée par les européens, même par de jeunes actifs, pourtant habitués à consommer gratuitement de la vidéo en streaming, mais qui semblent prêt à payer 8 euros par mois pour accéder au service.

Mais la puissance du modèle tient également à un service construit sur le contenu le plus consommé sur Internet : la vidéo (déjà près de 60% du trafic observé sur l’Internet ouvert français). A cela s’ajoute la capacité de Netflix à investir massivement sur l’un des contenus créatifs les plus demandé du moment : les séries. Evitant les coûts de distribution d’un intermédiaire commercial, qui représentent près de 50% du business model d’un HBO, Netflix peux financer la production de séries TV originales : d’abord simple distributeur de contenus produits par d’autres, la firme de Los Gatos, au cœur de la Silicon Valley, s’impose comme un maître du genre. Un genre en passe de devenir l’emblème de ce début siècle, comme le théâtre, le roman ou le cinéma furent ceux des siècles précédents, jusqu’à prétendre se hisser à la hauteur d’un art majeur en attirant les meilleurs scénaristes, les meilleurs acteurs et d’importants budgets de production. Les séries, comme les feuilletons paraissant dans la presse furent le socle des grands romans populaires, sont désormais visionnées d’un bloc et non plus à la semaine. Entre les mains des équipes de Netflix, la série devient une arme de guerre, permettant aussi bien de fidéliser ses clients avec des séries à succès comme House of cards, d’ouvrir de nouveaux marchés comme avec la toute nouvelle série Marco Polo, destinée à séduire le marché asiatique, ou encore de négocier leur implantation comme en France, par l’engagement de produire localement une série comme Marseille.

Vers l’abonnement universel aux contenus ?

Pour propulser Netflix au rang de géant du Net, il faut également faire l'hypothèse que le succès de l'offre d'abonnement global aux programmes audiovisuels puisse être prochainement élargi à d’autres contenus. Déjà, l’abonnement illimité concerne la musique (Spotify ou Deezer), la presse (Relay.Com), les jeux vidéo (OnLive) ou le livre (Oyster et bien sûr Amazon). Notons que les lignes bougent, puisque Pascal Nègre, Président directeur général d'Universal Music France, s’est récemment faire le promoteur de ce type d’offres, comme ultime moyen de sauver les revenus d’une des premières industries à avoir essuyé les feux de la révolution numérique. Les éditeurs quant à eux débattent actuellement d’un tel modèle appliqué aux livres, généralement en s’y opposant.

Dès lors que les acteurs spécialisés historiques peinent à faire émerger une telle offre, un acteur extérieur, imposant un modèle transversal d’abonnement universel peut émerger. Netflix pourrait en être le grand promoteur, fort de la réussite de son modèle sur la vidéo. Il pourrait le décliner sur tous les autres contenus, en prenant de vitesse, non seulement les acteurs traditionnels, mais aussi Amazon, Apple ou Google, qui, bien que déjà positionnés sur ce marché, n’ont pas encore fait la démonstration de leur maîtrise d’une telle proposition. Il s’agirait alors d’une évolution de rupture. Netflix, dominant l’offre d'abonnement universel, comme Amazon est devenu le magasin universel, deviendrait notre fournisseur principal pour notre accès payant à tous les contenus. Un véritable séisme, qui ouvrirait une nouvelle étape dans la réorganisation des chaines de valeur des industries culturelles. Ce serait sans aucun doute, la porte ouverte à une nouvelle série d’évolutions : la recommandation transversale sur tous les contenus, l’accès à un article de presse comme aujourd’hui à un morceau de musique, la rémunération des auteurs en fonction de leur audience…

L’entrée de Netflix dans le cercle fermé des géants confirmerait une maxime clé de l’Internet : « winner takes all » : dans un marché mondialisé, un seul acteur domine chaque segment. Mais les quatre GAFA n’ont pas encore perdu la bataille des contenus.

Jean-Dominique Séval et Gilles Fontaine, Directeurs généraux adjoints de l’IDATE

Point de vue paru dans Les Echos du 12 février 2015 : 
http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0204113886995-ou-va-netflix-1089121.php

20jan/150

Personnalisation de la consommation vidéo : Technologie “Network PVR”, nouvelle génération d’enregistreurs numériques

Jacques Bajon

Jacques Bajon, Responsable de la practice Distribution Vidéo à l'IDATE

L’IDATE vient de publier son livre blanc sur la personnalisation de la consommation vidéo, étudiée à travers le développement de l’enregistrement des programmes en réseau grâce à la technologie "Network PVR" (nPVR).

Pour Jacques Bajon, responsable de la Practice Distribution Vidéo de l’IDATE et auteur du rapport : « Le consommateur prend le pouvoir et passe progressivement d’un mode passif à un usage actif dans sa consommation de services de télévision. L’enregistrement des programmes en est une illustration majeure. La migration de cette fonctionnalité en réseau grâce au système de nPVR est une solution permettant de renforcer l’articulation entre les services de télévision linéaires et à la demande, ouvrant la voie à un modèle gagnant-gagnant pour les consommateurs, les détenteurs de droits et les opérateurs de réseaux.»

Un contexte général de "cloudification de la télévision"

Le "Network PVR" (nPVR) est une évolution du PVR qui déporte le stockage des enregistrements de programmes sur des serveurs d’opérateurs. Il s’inscrit ainsi dans un processus plus large de déploiement des plateformes "dans le cloud" dans le domaine de la distribution vidéo, c’est-à-dire le déport des fonctionnalités de distribution de la télévision du foyer vers des serveurs distants. Cette approche "cloud" de la gestion des contenus vidéo est progressivement adoptée en raison de la souplesse apportée aux éditeurs de services TV, aux opérateurs de réseaux et aux consommateurs.

L’enregistrement des programmes en réseau (ou nPVR) est l’une de ces nouvelles solutions qui renforce l’articulation entre services de télévision linéaires et à la demande. Ce système déporte les capacités de stockage d’enregistrements d’un équipement du foyer (le PVR) vers des serveurs gérés par un opérateur de distribution. Nombreux sont d’ailleurs les distributeurs ayant mis en place cette solution dans le monde, et en particulier en Europe, en raison des externalités positives pour l’ensemble des acteurs impliqués :
• le consommateur bénéficie d’un enrichissement de la fonctionnalité d’enregistrement des programmes TV, maintenant disponibles sur tous les écrans. Par ailleurs, une nouvelle population devient éligible aux fonctions d’enregistrement numérique, sans supporter le coût d’équipements onéreux.
• Les détenteurs de droits s’appuient sur les solutions réseaux pour mieux suivre la consommation de leurs contenus hors programmation linéaire, créent un nouveau lien avec les téléspectateurs-consommateurs et monétisent ainsi mieux leurs contenus. Prescriptrice en termes de programmes, les chaînes TV peuvent alors favoriser l’articulation entre les offres linéaires et non-linéaires et trouver de nouveaux leviers de recettes basées sur des audiences cumulées. Cette évolution s’applique de plus dans un environnement sécurisé qui ne remet pas nécessairement en cause les systèmes de rémunération des ayants droit.
• L’opérateur de réseau voit dans les déploiements nPVR la possibilité d’une optimisation des coûts des solutions d’enregistrement numérique, en comparaison avec les disques durs déployés dans les foyers. Ces gains pourraient lui permettre d’investir en retour dans les services et les infrastructures de distribution vidéo de prochaine génération.

Avec un consommateur gagnant en souplesse dans ses usages vidéo, des ayants droit transformant la menace de la délinéarisation en opportunité de meilleure exploitation de leurs contenus et des opérateurs pouvant mieux gérer opérationnellement ces services, c’est bien la possibilité de création d’un cercle vertueux qui est rendue possible grâce aux solutions nPVR.

> Le livre Blanc est téléchargeable sur l’espace « Free download » du site www.idate.org et directement en cliquant sur ce lien

Carte des déploiements nPVR en Europe

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Source : IDATE

7jan/150

Montre, bracelet, lunette : 123 millions de wearables seront vendus en 2018

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Samuel Ropert, chef de projet de l’étude

Prévisions 2018 : des marchés tirés par l’innovation et les terminaux connectés

A l’occasion du CES 2015, l’IDATE rend public ces derniers rapports sur les secteurs des Wearables et des équipements grand public (EGP). L’occasion de faire le point sur la dynamique des différents marchés par type de produit et par zone géographique.

L’IDATE prévoit que 123 millions de Wearables seront vendus en 2018, contre plus de 20 millions en 2014, représentant une croissance moyenne de 70% par an.
Les montres connectées (smart watch) seront les produits phares à partir de 2015, avec plus de 60% des produits commercialisés, en raison d’un marché arrivant en phase de maturité et du lancement de l’Apple Watch courant 2015.
Les bracelets connectés (wristband), qui ont ouvert le marché, devraient voir leurs ventes unitaires diminuer à partir de 2017, dans la mesure où leurs principales fonctionnalités seront intégrées dans d’autres terminaux (smartphone, smart watch) dont le prix aura baissé grâce aux économies d’échelles réalisées.
Les ventes de lunettes connectées (connected glasses) resteront marginales en volume en raison d’un prix moyen élevé (1,500 USD) décourageant une adoption de masse, et des nombreux doutes qui freinent leur développement et l’implication des développeurs en mesure de proposer des applications innovantes.

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L’EGP enregistrera une croissance du volume de terminaux vendus d’ici à 2018

Le volume de terminaux EGP vendus passera de 2.4 milliards d’unités en 2014 à 3.6 milliards en 2018, soit une croissance de 8.6% par an en moyenne. Ce volume intègre les téléviseurs, les STB câble, satellite, terrestre et IP, les ordinateurs, les smartphones, les tablettes, les consoles portables et de salon, les DMA, les lecteurs Blu-ray, les DVR.
• La croissance sera tirée par le segment des Portable Media Devices et celui des Digital Media Boxes. Le segment des Portable Media Devices (smartphones, tablettes, consoles portables) sera le plus dynamique sur la période avec 12.3% en moyenne par an tiré par l’engouement pour les smartphones et les tablettes.
• De même la croissance des Digital Media Boxes (consoles de salon, DMA, DVR, lecteurs Blu-ray) restera positive et régulière jusqu’en 2018 (+9.8% en moyenne par an).
• Le segment des téléviseurs (+1.4% en moyenne par an) montrera des signes de reprise : entre 2006 et 2012, les ménages se sont équipés de terminaux "smart–LED–HD1080p". L’année 2012 a marqué le début d’une phase descendante, qui devrait durer jusqu’en 2015. En 2016, l'arrivée de services de TV connectée à valeur ajoutée d'une part, la baisse des prix des téléviseurs Ultra-HD et OLED d'autre part, devraient permettre d’engager une légère reprise de la croissance.
• Les segments des ordinateurs et des STB (set-top-box) entreront dans une phase de déclin structurel :
- STB (+1.2% en moyenne par an) : le volume des ventes connaîtra une légère croissance entre 2014 et 2017, puis une baisse, explicable par l’accélération du phénomène du cord-cutting dans les pays développés, et par la dématérialisation des terminaux.
- Ordinateurs (-4.2% en moyenne par an) : avec l’essor des tablettes, les ventes d’ordinateurs seront en déclin dès 2015. En effet, la tablette devrait petit à petit s’imposer comme un véritable terminal personnel à la place de l'ordinateur.

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5jan/150

Le Digiworld Summit 2014 en dessins

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Le digiworld summit 2014 croqué par Aurélie Bordenave, alias Léely. Tous les moments forts.

 

 

 

 

L'introduction du 19 novembre 2014

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Plenière : Business models: Rethinking the telcos business models in the 5G era ( 20 novembre 2014)

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Keynote : Smart Glasses

 

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Business models: Rethinking the telcos business models in the 5G era

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Disruptive innovations: un pas vers la 5G

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Smart City & Mobile living

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Séminaire "TV everywhere"

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Séminaire : "Business models: M2M & Internet of Things - Smarter objects, smarter processes"

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Business models: Narrowing the gap between explosive usage and limited ad revenues
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Europe on the rebound ?

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TV & facing Mobility

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>> Retrouvez tous les dessins d'Aurélie Bordenave durant le Digiworld Summit 2014 sur Flickr.

>> Découvrez le travail d'Aurélie Bordenave alias Léely sur son site.

 

5jan/150

Digiworld Summit 2014 : retrouvez les interviews des speakers

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Le digiworld summit 2014 a réuni autour des questions de la mobilité près de 1 200 participants et 140 speakers du monde numérique. Les vidéos des moments forts de ces deux journées.

 

 

- L'interview de Laurent Solly, DG de Facebook France

- L'interview d'Eric Scherer, en charge de la prospective à France Télévisions"Social TV, l'internaute en ligne de lire "

- L'interview de Julien Villedieu, président du Syndicat national des jeux vidéos : "Le jeu vidéo en mobilité"

- L'interview de Carlos Moreno, "La ville nous parle"

- L'interview de Kévin Cloarec "Comment les objets connectés révolutionnent-ils notre quotidien"

Les vidéos sont signées Vincent Touati fondateur du site Convergence Numérique.
Retrouvez ici la playlist des vidéos de convergence Numérique pour le Digiword Summit 2014.

23déc/140

Livre, Musique, Jeux vidéo et Vidéo : Le montant des dépenses des ménages repart à la hausse dès 2015

Alexandre JOLINAlexandre JOLIN
Consultant at IDATE

L'étude sur les effets de la dématérialisation des industries de contenu analyse ses quatre grands segments  : le livre, la musique, les jeux vidéo, la vidéo. Présentation.

 

Pour chaque secteur, elle détaille les chiffres clés du marché, analyse le cycle de dématérialisation, son impact sur la structure industrielle et le partage de la valeur et fournit des prévisions de marché 2014-2018 pour chacun des quatre secteurs, au niveau mondial, et pour sept pays-clés

Alexandre Jolin, Chef de projet de ce rapport, estime que « le marché mondial des industries de contenu a dépassé les 140 milliards EUR en 2014 dans le monde, en progression d’à peine plus de 
1 % par an après une année 2012, qui marquait un plus bas historique depuis l'introduction des formes de distribution dématérialisée. » Sachant que 37 % des revenus des industries de contenu provenaient de ces canaux de distribution dématérialisée, soit une proportion double de celle de 2010, avec de fortes variations entre les segments : 13 % pour le livre, contre 67 % pour le jeu vidéo.

La dématérialisation des contenus produit certains effets communs à ces différents segments, malgré les spécificités du livre, de la musique enregistrée, des jeux vidéo ou de la vidéo
• la montée en puissance de l’abonnement, au détriment de la vente à l’unité ;
• une baisse des prix qui, combinée au piratage, a un impact sur les dépenses des ménages ;
• la simplification de la chaîne de valeur, avec une réduction du poids des coûts techniques et des intermédiaires, qui bénéficie d’une part aux consommateurs, d’autre part à la création, l’édition ou la production de contenus ;
• le poids important du piratage qui, grâce aux nouvelles offres d’abondance, semble toutefois se stabiliser, au moins dans les marchés développés ;
• une tendance à la concentration en amont (production/édition) et en aval (distribution).

Les différents segments de l’industrie des contenus devraient connaître des trajectoires différentes dans les cinq années à venir :
• l’édition, qui n’en est qu’au début de son processus de dématérialisation, devrait voir ses revenus stagner.
• La musique, la vidéo et les jeux vidéo devraient poursuivre ou renouer avec la croissance.
• Le taux de dématérialisation global atteindra 63 % en 2018.

l’IDATE identifie les facteurs clés du développement du marché des contenus numériques :
• la montée en puissance de la fonction "service", qui permet la recommandation personnalisée des contenus ;
• un lien accru entre achat d’une copie physique et d’une copie dématérialisée ;
• des modèles tarifaires innovants, individualisés pour chaque contenu ("Yield management").

Les dépenses des ménages devraient repartir à la hausse

En chute ces dernières années, le montant des dépenses des ménages en services et produits culturels devrait repartir à la hausse dès 2014 pour atteindre 84.2 EUR par an à l'échelle mondiale en 2018. On constate cependant de fortes disparités suivant les zones puisque l'Amérique du Nord restera de très loin la première zone en matière de dépenses des ménages en biens et services culturels, avec 375 EUR/ménage/an en 2018.

Évolution des dépenses des ménages en biens et services culturels, dans le monde, par type de contenu, 2014-2018 (EUR, %)

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Source : IDATE, Le marché mondial des contenus numériques, Septembre 2014

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22déc/140

Valorisation du marché FTTx : Un marché de plus de 180 milliards d’Euro en 2018

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Valérie CHAILLOU Head of Research, Telecoms Business Unit, IDATE

L’IDATE a publié son rapport sur la valorisation des marchés FTTx afin de fournir une estimation des marchés du THD en valeur sur la période 2013-2018 et de répondre aux questions suivantes :

 

• Quels sont les niveaux actuels d'ARPU des accès Très Haut Débit, et comment vont-ils évoluer dans les cinq prochaines années ?
• Comment se justifient les écarts observés entre pays ?
• Quels sont les scénarios de développement du marché du THD les plus probables ?
• Quels sont les principaux critères à prendre en considération pour les évaluer ?

Pour Valérie Chaillou, Chef de projet de cette étude, « l'importance des coûts des nouveaux réseaux d'accès rend cruciale la question de leur monétisation. Les stratégies d'offre des fournisseurs d'accès Très Haut Débit (THD) ont pour objectif de s'assurer qu'un nombre suffisant de clients vont choisir le THD, permettant ainsi de générer des revenus substantiels. »

En 2014, le marché mondial du THD est estimé à 120 milliards EUR. Il dépassera 181 milliards EUR en 2018. Ce chiffre d'affaires concerne le THD dans son ensemble, soit les architectures FTTH/B, FTTN+VDSL et FTTLA+DOCSIS 3.0. La part du FTTH/B seul, au regard du nombre d'abonnés que représente cette architecture dans les différentes régions, atteint 41%% en 2013.

La prédominance de la zone Amérique du Nord (55% du marché du THD en 2013) devrait s'amoindrir d'ici à 2018, au profit de l'EU28 et des autres régions du monde, dont la part devrait passer de 27% à 37% en cinq ans. La part de la zone Asie-Pacifique restera stable sur la période, à 18%.

La part du THD dans le marché du haut débit devrait augmenter dans chacune des trois grandes régions : elle passera respectivement de 40% à 79% dans l'EU28, de 69% à 74% en Amérique du Nord et de 45% à 73% en Asie-Pacifique entre 2013 et 2018

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Nous distinguons deux grandes catégories d'offres THD : offre de captation et offre de migration. Un ou plusieurs objectifs peuvent être rattachés à la mise en œuvre par un opérateur donné d'une stratégie d'offre particulière. Il peut s'agir d'augmenter l'ARPU moyen, de limiter le taux de churn, de maintenir son niveau de compétitivité, de lutter contre une concurrence exacerbée sur le marché du haut débit…

Deux scénarios extrêmes permettent d'évaluer les tendances d'évolution des ARPU THD, au regard notamment du positionnement des opérateurs face à la montée en puissance des fournisseurs de contenu qui ont, de leur côté, tout intérêt à voir s'étendre les réseaux THD Soit les opérateurs se recentrent sur leur activité réseau et proposent des services à valeur ajoutée liés à la gestion de réseau (stockage de données, sécurisation, authentification…) – scénario "FTTx : un réseau de type smart pipe" –, soit ils s'impliquent dans la fourniture de services et d'applications de type TV et vidéo directement auprès des utilisateurs finaux – scénario "segmentation de l'offre et services premium".

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Mobile Communication : Compte-rendu du DigiWorld Summit 2014

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Par Yves Gassot, Directeur général, IDATE  
& Didier Pouillot, Directeur de la Business Unit Stratégies Télécoms, IDATE

Une certaine sérénité pour ne pas parler d’optimisme ressortait des sessions télécoms du DigiWorld Summit 2014. Etait-ce à cause des big numbers que chacun alignait pour faire état de la croissance du nombre d’usagers mobiles (plus de 9 milliards à la fin de la décennie), de l’explosion des objets connectés (80 milliards en 2020 selon l’IDATE), de la croissance du trafic (trois fois plus rapide que celle du fixe), des débits attendus avec l’Advanced LTE (jusqu’à 100 fois ceux de la 3G)...

 

La 5G doit être l’occasion du retour de L’Europe

Dans ce contexte, le mot d’ordre partagé par tous les conférenciers était d’effacer la décennie passée marquée pour beaucoup d’opérateurs européens par un recul des revenus et des marges depuis 2008 à l’échelle des 5 principaux marchés, comme l’a souligné Didier Pouillot, Directeur de la Business Unit Stratégies Télécoms de l’IDATE, d’investissements très en deçà de ceux observés aux Etats-Unis, et finalement d’un déploiement tardif de la 4G malgré une couverture en net progrès. Rendez-vous est fixé : l’Europe doit être revenue parmi les leaders de l’industrie et des services de télécommunications à l’horizon attendu pour la 5G, soit vers 2020, même si les sud-Coréens aux jeux Olympiques de 2018 et les japonais à ceux de 2020, auront à cœur d’exposer leurs compétences.
Sur le plan technique, la course au très haut débit mobile paraissait déjà bien balisée. Frédéric Pujol, directeur de la Business unit Wireless de l’IDATE, soulignait les atouts du LTE, un standard partagé au plan mondial, et les différentes contributions que l’on retrouvera dans l’Advanced LTE avec l’agrégation de fréquences, les HetNets (Heterogeneous Networks) qui permettront de mieux gérer les small cells, l’optimisation des protocoles multicast (la vidéo devant représenter plus de 50% du trafic) eMBMS. La 5G, qui est encore loin d’être normalisée,  ira encore plus loin dans les débits en offrant des vitesses de l’ordre du Gigabit/s. Mais, comme plusieurs intervenants l’ont signalé, il s’agira aussi d’un accès multi-réseaux, tenant compte par exemple des contraintes particulières de déploiement de l’Internet des Objets, ces derniers n’étant pas tous connectés à travers des réseaux cellulaires (mais plutôt en NFC ou à travers des réseaux radio basse fréquence comme celui déployé par Sigfox).

L’enjeu des technologies Wireless alternatives… en attendant la 5G

On a aussi beaucoup parlé du Wi-Fi à Montpellier. Il y avait notamment Silano Lo, CEO de Ruckus Wireless, un des principaux fournisseurs d’équipements installé dans la Silicon Valley. Elle a, en particulier, souligné les progrès des nouvelles générations de Wi-Fi qui seront complètement intégrées aux infrastructures des opérateurs et qui éviteront aux abonnés de devoir se déclarer en entrant un mot de passe. Elle a rappelé que le Wi-Fi était au cœur de la stratégie de Comcast et d’autres câblo-opérateurs aux Etats-Unis pour fidéliser leurs abonnés mais aussi pour entrer sur le marché du wireless.
Dans ces stratégies, dont on trouve aussi l’expression en Europe avec des sociétés telles Liberty Global ou encore BT, le Wi-Fi permet aux opérateurs fixes, en combinant home spots et hot spots, de fonctionner comme des MVNO mais en minimisant le trafic supporté par l’infrastructure cellulaire.

A la question de savoir si les accès mobiles à haut et très haut débit avaient vocation à se substituer aux accès fixes, les participants aux différents panels ont apporté quelques nuances. Tous s’accordent pour souligner que, dans les économies émergentes, le broadband mobile allait être le principal vecteur de croissance de l’internet même si Christophe Wilhelm, Senior VP Strategy & Innovation de Tales Alenia Space, a souligné la place des solutions satellitaires (géostationnaires mais aussi sur des orbites défilantes MEO/LEO) ou non conventionnelles, telles les ballons voir les drones.

La révolution du très haut débit passe par la mise à niveau du cœur réseaux

Pour Michel Combes, CEO d’Alcatel-Lucent, on en n’est plus au débat de savoir qui du fixe ou du mobile va gagner : les infrastructures convergentes et le haut débit mobile ne pourra pas éviter des architectures small cells publiques et privées, poussant la fibre optique de plus en plus loin en direction des usagers. Mais la révolution, pour Michel Combes, ne se limite pas au très haut débit, elle passe plus fondamentalement par l’intégration des concepts de SDN (Software Defined Network) et de virtualisation avec le NFV (Network Function Virtualisation) qui permettront de disposer des fonctionnalités de commande et de contrôle assurant fiabilité et sécurité aux réseaux. Si le smartphone est devenu, pour le consommateur, le ‘marqueur’ des innovations, et si la révolution du Cloud a démarré, celle du réseau qui relie l’un à l’autre reste largement devant nous.

Les opérateurs télécoms à l’offensive pour faire évoluer le cadre réglementaire et leur business models

Naturellement, les opérateurs télécoms ont aussi abordé les conditions de leur rétablissement. En accord avec Michel Combes, les deux dirigeants de Telefónica, Carlos Lopez-Blanco, Global Head Strategies Public and Regulatory affairs, et d’Orange, Pierre Louette, Deputy CEO, ont souhaité que l’Europe présente rapidement un plan stratégique. Plus précisément, Carlos Lopez-Blanco a énuméré les dispositions qu’il souhaitait voir adopter par la nouvelle Commission :
•    une régulation plus légère laissant plus de place à la négociation commerciale,
•    une plus grande harmonisation dans l’application du cadre réglementaire et l’émergence d’un régulateur européen,
•    un « level playing field » qui mette fin à l’asymétrie entre la régulation des telcos et le laisser faire qui caractériserait les positions dominantes des acteurs OTT.

Mais cette dernière exigence va au-delà de la régulation sectorielle ; de la même façon, la poursuite du mouvement de consolidation engagé en Europe repose principalement sur les autorités antitrust. Enfin les deux représentants de Telefónica et d’Orange ne se sont pas contentés de regretter les contraintes réglementaires. Ils ont aussi esquissé les évolutions de leurs modèles d’affaires en soulignant les promesses qu’ils voyaient dans le développement de la 4G et du trafic data mobile, dans le cloud et le M2M, ainsi que dans le potentiel de partenariat avec les acteurs des contenus ou des « verticaux », sans renoncer pour autant à offrir des « exclusivités » ou à proposer leurs propres services OTT. L’occasion pour eux de préciser que leur position en faveur de l’ « open Internet » ne doit pas les enfermer dans un statut de « dumb pipe ».

Pour aller plus loin…

Nos vidéos :

> L’interview de Pierre Louette, Deputy CEO d’Orange  (anglais)
> La présentation vidéo de Michel de Rosen (Eutelsat) - Disruptive Innovations 
(anglais)
> L’interview de Frédéric Pujol, directeur de la Business unit Wireless de l’IDATE
 (anglais)

Les présentations à découvrir :

> Didier Pouillot  « rethinking the telcos business model »
> Jaehyun YEO, Senior Researcher, KISDI
> Ambroise Popper, VP/GM M2M BU, Sequans Communications " Closing Keynote" 
> Carlos LOPEZ, Telefónica 
"Rethinking the Telcos business models in the age of 5G "
> Soline Olszanski, VP Strategy & Innovation, Hub One "4g critical and Professional"
Nos études à découvrir :

> World Network Optimisation Technologies
> World LTE Market
> World FTTx Markets