21mai/150

L’édito de mai d’Yves Gassot : Content is king, again…

GASSOT_Yves

Ces dernières décennies, le pouvoir de marché des éditeurs de services de télévision leur assurait un certain leadership sur la production.

Une intégration verticale

Aux Etats-Unis, grâce à la libéralisation du secteur, on avait assisté à une intégration verticale associant les studios de production aux TV networks et aux groupes de câblo-distribution. Sur d'autres marchés, comme la France, les pouvoirs publics sont restés opposés à cette tendance en mettant en avant l'impératif d'une production indépendante, distincte des grandes chaînes, gage selon eux de diversité et de créativité.

Un changement dans les habitudes de consommation

Là aussi avec l'Internet les choses changent. On consomme de plus en plus de vidéos. Les modèles de consommation sont plus personnels mais aussi beaucoup plus globalisés. Les éditeurs et distributeurs, pénalisés par leurs coûts et leur empreinte nationale, doivent résister à deux menaces lourdes, la désagrégation des services et la désintermédiation de la relation client. Les majors tels qu'on les connait aux Etats-Unis doivent très schématiquement arbitrer entre les opportunités de commande d'une plate-forme en voie de mondialisation telle que Netflix ou celle que pourraient leur offrir leur propre stratégie de distribution "Over The Top"… et la protection de ce qui reste leur source majeure de revenus, la vente de programmes aux chaînes TV, filialisées ou non. Leur dilemme reste cependant beaucoup plus confortable que celui des éditeurs indépendants européens disposant d'un pouvoir de marché essentiellement national et par ailleurs souvent bridés dans la valorisation des droits des oeuvres qu'ils financent.

Écosystème et législation

La Commission européenne était séduite par l'idée d'une généralisation de droits audiovisuels négociés à l'échelle de l'Union. Une occasion de mettre en oeuvre la notion d'économie d'échelle dans un secteur économiquement porteur et disposant d'un impact culturel indéniable. Malheureusement, ce projet qui constitue avec des aménagements un des piliers du projet de Digital Single Market dévoilé début mai, se heurte à l'émiettement national de l'écosystème audiovisuel européen. En l'état actuel des législations, mais surtout des réalités industrielles, trop peu d'acteurs de l'Union peuvent espérer tirer parti de négociation des droits audiovisuels à l'échelle des 28. Bref appliquée brutalement cette disposition pourrait surtout bénéficier à Netflix ou aux GAFA…
L'"optimisme de la volonté" nous conduit toutefois à prévoir que l'essor progressif mais inéluctable du modèle de la video over the top va faire évoluer les législations en Europe et générer des rapprochements industriels dans le secteur de l'audiovisuel.

A l’occasion de la publication de la nouvelle étude « OTT Regulation » et de la sortie de l’édition 2015 du DigiWorld Yearbook ,  le DigiWorld Institute vous propose de découvrir le nouveau grand débat de prospective DigiWorld Future

S’inscrire à la conférence du 16 juin à Paris                               découvrir le programme

Plus d’informations sur l’expertises et les événements de l’IDATE sur :

www.idate.org          www.digiworldsummit.com          www.digiworldweek.com          www.gamesummit.pro

30avr/150

L’édito d’Avril d’Yves Gassot : La régulation des plateformes

GASSOT_Yves

Années après années, on voit globalement se renforcer la puissance économique et financière des grandes plateformes de l’Internet (GAFA). Dans cette situation, deux questions reviennent avec insistance : quels peuvent être les scénarios d’une contre-tendance ? Faut-il mettre en place une régulation sectorielle appliquée aux plateformes ?

On rappellera schématiquement les caractéristiques particulières que les économistes voient dans l’économie des plateformes (numériques ou non) : une intermédiation entre deux ou plusieurs acteurs d’un marché ("multi-sided market") avec des "effets de réseau" : plus Apple a du succès dans la vente de ses iPhones, plus il renforce son pouvoir d’attraction vis-à-vis des développeurs pour enrichir sa plateforme App Store (et réciproquement). Dans le secteur du numérique, cette caractéristique se combine généralement avec celles d’une économie de coûts (logiciels) fixes dégageant des rendements croissants au fur et à mesure du succès de la plateforme. Les effets de réseau s’accompagnent le plus souvent d’une autre propriété : l’asymétrie tarifaire. Si Apple commence à tirer des revenus substantiels des recettes des applications de l’App Store, son modèle économique et ses profits reposent avant tout sur le prix élevé de ses smartphones. Dans les modèles financés par la publicité, une face du marché fonctionne comme un service "gratuit".

Horizon 2025

Les plateformes numériques sont aussi, comme nous l’avons vu avec Apple, une façon très efficace de faire de l’"open innovation" en captant le potentiel d’innovation des tiers. Toutes ces caractéristiques, qui expliquent pour partie le "winner takes all", doivent se fonder naturellement sur la capacité à conserver et à faire progresser l’efficacité de l’intermédiation, sinon les clients/fournisseurs de la plateforme seront en situation de multi-homing avant de migrer sur une autre plateforme, plus performante.

On trouve dans l’efficacité des plateformes devenues dominantes, la raison de l’ambivalence des raisonnements sur l’intérêt général. D’un côté un OS dominant fait craindre qu’il abuse de sa position, de l’autre il peut être défendu comme une opportunité pour les développeurs et un élément plutôt favorable pour le consommateur.

On doit raisonner en prenant en compte la dynamique générale de l’Internet. Windows a connu les enquêtes de l’antitrust, mais c’est aujourd’hui l’Internet mobile qui relativise sa position dominante.

On pourra se reporter utilement à l’étude récemment publiée par l’IDATE (découvrir les dernières études), "le futur de l’Internet à l’horizon 2025". Y sont détaillés les technologies clés des prochaines années et surtout les différents scénarios autour des variables clés, telles que le degré d’ouverture de l’écosystème Internet ou les dispositions contraignantes prises par la puissance publique au titre de la sécurité ou de la privacy. On ajoutera deux autres actualités pour sortir d’un schéma figé définitivement autour des GAFA. D’abord, l’année 2014 a fait sortir de l’ombre les puissances Internet qui se sont développées à l’écart des GAFA, en Chine (Alibaba, Weibo…) et plus généralement sur les grands marchés asiatiques (Rakuten, Line…).

On ne peut totalement écarter l’idée que ces acteurs puissent entrer progressivement en concurrence frontale avec leurs pairs occidentaux. D’autre part, il faut désormais compter avec l’irruption de nouveaux acteurs sur des verticaux qui, le plus souvent, se sont aussi positionnés comme des plateformes d’intermédiation sectorielles (Uber, AirBnB…) et qui n’ont pas l’intention de se faire racheter par les membres des GAFA.

Néanmoins, face à la perception du renforcement continu des membres des GAFA, de l’inefficacité du droit antitrust ou encore des asymétries réglementaires constatées avec les autres acteurs de la chaîne de valeur, l’idée se développe de concevoir une régulation sectorielle appliquée aux plateformes. Cela n’est peut-être pas une bonne idée. Le droit de la concurrence, même ex post, n’est pas condamné à l’inefficacité.

Droit et Privacy

D’autre part, la définition des frontières d’un tel droit sectoriel risque d’être hasardeuse. Et l’extension d’un droit sectoriel tel que celui des télécommunications, pour mieux respecter des principes homogènes entre telcos et OTT, nous engagerait dans un engrenage où, au fur et à mesure de la numérisation des activités, l’on verrait l’ensemble des secteurs économiques plus ou moins régis par le droit des télécommunications. D’autant que la prochaine révision du droit communautaire des télécommunications devrait plutôt le focaliser sur les conditions d’accès aux réseaux et sur les interconnexions (et donner probablement un rôle croissant au droit symétrique). Les services de la voix et les SMS ne devraient-ils pas sortir du périmètre de la régulation ex ante du secteur des télécommunications plutôt que de vouloir y faire entrer les services concurrents des OTT (Skype, Viber, WhatsApp…) ?

Il reste que, dans des domaines sensibles pour les acteurs du numérique tels que ceux qui régissent le droit des contrats, la fiscalité, la sécurité publique ou la privacy, on peut très bien identifier des droits "horizontaux", à l’instar de ceux qui existent dans les domaines de la consommation et du commerce. Sans produire un droit spécifique pour les plateformes, ce serait une occasion de rapprocher les dispositions juridiques nationales au plan régional (Union européenne) et mondial, et de s’assurer qu’elles s’imposent de façon homogène à l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur.

A l’occasion de la publication de la nouvelle étude « le futur de l'Internet à 2025 » et de la sortie de l’édition 2015 du DigiWorld Yearbook ,  le DigiWorld Institute vous propose de découvrir le nouveau grand débat de prospective DigiWorld Future

S’inscrire à la conférence du 16 juin à Paris                               découvrir le programme

Plus d’informations sur l’expertises et les événements de l’IDATE sur :

www.idate.org          www.digiworldsummit.com          www.digiworldweek.com          www.gamesummit.pro

14avr/150

Interview with Hal VARIAN, Chief Economist at Google

interview Hal VARIAN GOOGLE

Published in COMMUNICATIONS & STRATEGIES No. 97

Hal VARIAN

Chief Economist at Google;
Emeritus professor at the University
of California, Berkeley

C&S:  What are the biggest challenges for governance/regulation created by growth of the big data market? Are there big differences between the US/Chinese and European approaches to big data opportunities?
Hal VARIAN:  There are policy issues relating to data access and control that arise constantly.  This generates a lively debate, to say the least.  As an economist, I would like to see serious benefit-cost analysis guide regulatory policy.

What are the most important skills sets for those who need to make sense of results of big data analytics?
Statistics and machine learning are most obvious.  But in order to put analysis to work, communication skills are critically important.  To be effective, a data analyst needs to turn data into information, information into knowledge, and knowledge into action.  You can't do this without communication.

What are the biggest opportunities for business and are businesses able to make effective use of big data to improve their margins?
As in every business, it is imperative to understand your customer.  When you can draw on computer mediated transactional data, it is possible to gain a deeper understanding of the customers' needs than was previously the case.

What has big data analytics to learn from mainstream econometrics and what can big data analytics contribute to mainstream econometrics?
Econometrics can draw on some of the powerful techniques of predictive analytics that have been developed by the machine learning community.   These tools are particularly helpful when dealing with data involving nonlinearities, interactions, and thresholds.
Econometrics, on the other hand, has focused on causal inference from its very early days.  Techniques such as instrumental variables, regression discontinuity, and difference-in-differences have been widely used in econometrics but, to date, have not been used in the machine learning community.
Finally, the statistical field of experimental design will be valuable to both communities, as computer mediated transactions enable true randomized treatment-control experiments, which are the gold standard for causal inference.

What should be added to standard US Ph.D. programs in economics to make the students big data literate?
There are now very good textbooks, online tutorials, and tools that make it relatively easy to put together a course on machine learning.   In addition virtually all computer science departments and many statistics departments offer such courses.

Hal R. VARIAN is the Chief Economist at Google. He started in May 2002 as a consultant and has been involved in many aspects of the company, including auction design, econometric, finance, corporate strategy and public policy. He is also an emeritus professor at the University of California, Berkeley in three departments: business, economics, and information management. He received his S.B. degree from MIT in 1969 and his MA and Ph.D. from UC Berkeley in 1973. Professor Varian has published numerous papers in economic theory, econometrics, industrial organization, public finance, and the economics of information technology.

The Communications & Strategies No. 97 "Big Data : Economic, business & policy challenges" is now available !

Order now     Discover IDATE's publications & studies

More informations about IDATE's expertise and events :

www.idate.org      www.digiworldsummit.com      www.digiworldweek.com

10avr/150

Mobile Gaming, 23 Milliards d’euros d’ici 2018 !

infog google vs apple 2018

Google versus Apple : les deux géants tirent le marché vers le haut et s’affrontent au travers de business models différents

 

L’économie des jeux sur les plateformes nomades est remarquablement efficace, et la concurrence qui s’exerce entre Apple et Google l’est tout autant.

L’App Store d’Apple et Google Play sont les deux principaux appstores du marché en volume d’applications disponibles et téléchargées.

On notera qu’en juillet 2014, ils comptabilisaient chacun plus de 1 million d’applications, loin devant Windows Phone Store, Amazon Appstore et Blackberry World. Aujourd’hui, ces deux appstores rassemblent à eux seuls  quasiment 80% des applications disponibles.

Les chiffres clés du marché mobile mondial à 2018

•    Le nombre de jeux mobiles dépasse de loin le nombre de jeux disponibles sur les autres plateformes de jeux,  offrant de nombreuses perspectives aux grands acteurs.

•    Le marché du jeu mobile s’élève à 12.8 milliards EUR en 2014. 72.6% de la valeur est générée par le jeu sur smartphone et atteindra vraisemblablement les 15 Milliards d’euros d’ici 2018

global mobile market generated by smartphone and tabletsDes modèles économiques innovants : Le free2play séduit de plus en plus de joueurs

Sur téléphone mobile, les 20 plus gros succès de l’année 2014 aux États-Unis sont des Free2Play. Ils étaient 18 en 2013.

•    Sur iTunes Store d’Apple, les jeux payants ne représentent plus que 8% du catalogue, contre 47% en 2012.

•    Le modèle Free2Play cohabite avec le modèle Pay-per-Download, mais le premier est bien plus répandu. Même les acteurs « historiques » du jeu vidéo investis dans le jeu nomade ou les « pure players » du jeu nomade ont passé le cap du Freemium, EA et Gameloft en tête.

Ce modèle a vocation à d’abord séduire le joueur avant de le faire payer. Une fois conquis, ce dernier paiera des objets virtuels en fonction de son attraction au jeu et de ses objectifs d’évolution à l’intérieur du jeu.

Pour retrouver toutes les informations concernant l’étude Mobile Gaming et les études associées, cliquez-ici

Plus d’informations sur l’expertises et les événements de l’IDATE sur :

www.idate.org          www.digiworldsummit.com          www.digiworldweek.com          www.gamesummit.pro

27mar/150

Il décolle ! Le marché du Serious Gaming en forte progression pour atteindre les 12 milliards d’Euros d’ici 2018.

L’innovation est au coeur des préoccupations des entreprises qui développent des Serious Games. Elle porte sur des aspects technologiques (accessoires, terminaux, interfaces, réseaux, logiciel et cloud), sur les contenus (gameplay, graphisme, stratégie éditoriale), et également sur les services d’accès aux SG (conditions d’accès, add-on, modularité de la plateforme, fonctionnalité sociales).

Cette progression du marché offre donc des perspectives très prometteuses aux développeurs de Serious Gaming (SG) sur le territoire français, comme le confirment les cinq sociétés que l'IDATE a invitées à collaborer à ce rapport : Daesign ; KTM Advance ; Groupe Interaction ; Manzalab  et Dassault Systèmes.
Aussi, sur la période, on observe une croissance à deux chiffres à partir de 2015 et un pic de croissance sur 2016-2017. Ce pic correspond à un phénomène d’accélération de l’adoption du SG comme outil de formation et d’information par des PME. Aujourd’hui, ces dernières commencent à vouloir adopter ces outils vendus sur étagère.

 

La formation initiale et continue représentera plus de deux tiers du marché en 2018

Le segment de marché de la formation initiale et professionnelle représente le premier segment de marché du SG. Ce segment offre l’avantage d’avoir des modèles économiques compris et acceptés des commanditaires, de la production à façon à l’acquisition de licences utilisateurs.

Pour rappel, en 2014, ce segment représentait plus de 60% du marché global. Il gagnera 10 point jusqu’en 2018.

À l’image du marché mondial, le pic de croissance concernera davantage les années 2016-2017.

 

Ainsi, Dans les trois années à venir, le défi des acteurs offrant leurs services dans le SG sera de convaincre les entreprises de plus de 500 salariés, soit près de 2 700 en France. Les experts de l’IDATE  s’accordent à dire que ce défi pourra être relevé tant les preuves du concept ont été faites auprès des grands comptes nationaux. Il s’appuiera  donc sur différents facteurs clés de succès :

 

 

 

Pour retrouver toutes les informations concernant l’étude Serious Gaming et les études associées, cliquez-ici

Plus d’informations sur l’expertises et les événements de l’IDATE sur :

www.idate.org          www.digiworldsummit.com          www.digiworldweek.com          www.gamesummit.pro

24mar/150

In 2015, the key words of the Mobile World Congress were 5G, IoT, virtualization and LTE-U : PART 2

image accroche article MWC part 2

IoT : The Internet of Things

Connected objects were everywhere and IoT is now becoming the Internet of everything.

Connected cars

Connected cars attracted a lot of attention with connected vehicles on most of equipment manufacturers’ and MNOs’ booths.
Renault’s CEO made a keynote where he presented the timetable for assisted driving. According to Mr. Carlos Ghosn, despite their numerous initiatives and some acquisition rumours, Internet giants are not rivals to car manufacturers but allies, as they consider electric cars and they help car makers to promote electric cars.
Ford had even its own booth presenting the electric vehicles (both passenger and entreprise cars) with dedicated solutions. In the meantime, Vodafone presented a Porsche Panamera model equipped with its new Telematics solution since the Cobra acquisition.

Smart home

Smart is also getting traction in the IoT space. In the “innovation city” hall (space dedicated to the connected objects), through the connectedhouseAT&T offering (Digital life) where the home could control through the smartphone and even through the connected car (equipped with an AT&T SIM card). When approaching the home, the car can trigger the opening of gate by itself for instance (pre-programmed distance).

connectedthingsWearables

Several watches and smart objects were also present on the different booths. Only AT&T provides cellular connected wearable on its booth, including the TIMEX and Samsung Gear S.

Alternative technologies

While 5G is already in the tracks, very low throughput network technologies are also under the spotlights. After the recent release of its 100 MEUR fundraising campaign among telecom operators, Sigfox was also on everyone’s lips at the MWC. Among the main new shareholders, Telefonica confirmed its strategic investment and its willingness to integrate the technology into its portfolio to address additional verticals and applications.

Alliances

The GMA (Global M2M Association) also announced a strategic collaboration with Gemalto and Ericsson to provide a Multi-Domestic Service based on a single SIM (using the eUICC technology) helping global enterprises (chiefly from the automotive and consumer electronics segments) capitalize on the growth of connected devices.

Growing market but still key challenges though

During his keynote, if AT&T Wireless CEO predicted that the smart phone will be the remote control of everything in the next few years, he also pointed out the key challenges to address in order to make the IoT market grow significantly:
•    Security
•    Privacy concerns
•    Effortless (ease of use)

Privacy

privacylogoData about devices and their users is generated in real-time, often by default and without the user being aware or having choice (especially for free apps). There is a need for a different approach to giving users transparency, choice and control over their data and privacy.

Generally user has a single choice : accept or not using the service, there should be gradual approach (like sharing some id attributes but not all of them).
Privacy could be a competitive stick for service providers, as users are becoming more aware of privacy.

Facebook in emerging countries

fbFacebook has launched Facebook zero in partnership with mobile operators (Millicom, Telenor, Airtel): data use is free for a limited period, and after that operators can charge data.

•    Airtel: “Operators and Facebook are like the beauty and the beast, but the beast (facebook) is becoming more human nowadays”.  Airtel was reluctant to introduce Facebook because of VoIP threat. Is looking at it like the “boiling milk”.
•    Millicom, Telenor: have seen ARPU rise thanks to facebook launching, very promising for them.
•    Wikipedia has the same approach of “Wikipedia zero”, dealing with operator to provide data access for free.

Financial inclusion

Banks, such as Master Card, provide a global and interoperable solutions. Those systems needs public-private partnerships. Hong Leong Islamic Bank Berhad has launched a solution in Malaysia.

More informations about IDATE's expertise and events :

www.idate.org      www.digiworldsummit.com      www.digiworldweek.com

23mar/150

In 2015, the key words of the Mobile World Congress were 5G, IoT, virtualization and LTE-U : PART 1

MWC infog

As for each edition, IDATE has been Analyst partner of the Mobile World Congress. A fantastic opportunity for our analysts and experts to interview many professionals coming from their Mobile planet to Barcelona for this intense and tremendous week.

5G Concept

Even though the concept of 5G is still very much under discussion (videos from KT, Huawei presented during conferences), NGMN (next generation mobile networks) Alliance published its 5G white paper which can be seen as the mobile operators “wish list” for 5G. Nonetheless, 5G is scheduled for 2020. Early trials should arrive in 2018, with projects scheduled for the Winter Olympic games in South Korea (4G became real in 2010’s, 3G in 2000’s). Key advantages of 5G over 4G would be a much lower latency (1ms compared to 40 ms in 4G and 100 ms with 3G), the capacity to connect billions of devices, faster response that will boost services like augmented reality, self driving cars and online gaming. Huawei mentioned that 5G should reach 10 Gbps (7 minutes to download a movie with 4G, 6 s with 5G).

5G should better take into account specific requests of vertical markets (healthcare, automotive, energy, government, city management, manufacturing and public transportation) and better manage the Internet of Things.

Equipment suppliers showed first demos of 5G air interface using millimetric bands (70 GHz - Nokia) and 15 GHz (Ericsson). New air interface techniques were proposed by Huawei with the non-orthogonal access technology based on Sparse Code Multiple Access (SCMA), and Filtered-Orthogonal Frequency Division Multiplexing (F-OFDM).

With tvisuel principal idate MWC v2he 5GPPP (Public Private Partnership), Europe is trying to accelerate developments of 5G with fundings of €700 million for R&D. It is expected that the industry will invest five times this amount. According to the 5GPPP, 5G should be based upon a HetNet (heterogeneous network) supporting various radio access technologies and frequency bands ranging from sub-1 GHz bands to 100 GHz. Various traffic profiles will have to be supported:

 

•    Low speed-low energy for IoT sensors
•    High speeds for video services
•    Very low latency profile for mission critical services such as PPDR (Public Protection and Disaster Relief) and for transportation issues

Google will soon become a MVNO

Google confirmed during the MWC that the group is negotiating MVNO agreements with the US mobile operators. Light details on Google plans so far. Further information scheduled for months to come. Nova is not expected to compete directly against US MNOs. In addition, Google do not want to launch a network at scale.
The Google MVNO will only work with the Nexus6. “The focus of Google’s network could be on connecting devices other than phones, as watches, cars and other devices increasingly will include mobile connectivity features”.Mobile Identity

Different methods of identification and authentication, each suited to particular transaction types (from access to social network to official ID) ; biometric authentication as a new solution.
•    Digital identity card exists in Estonia (with digital authentication), biometric card exists in middle east and Africa (Algeria, South Africa)
•    Mobile authentication is a challenge for mobile operators, but the market is far from mass-market: demand is not ready for official ID authentication on mobile, standards are needed, as well as regulation.Mobile Id could be a leapfrog technology in emerging countries where people don’t even have identity papers, and have a mobile phone.
If mobile operators don’t manage to be positioned on this market, banks or social networks could.

Virtualization

PICTO VIRTUANetwork Function Virtualization (NFV) appeared last year during MWC and is now close to commercial implementation by mobile operators. Telefonica demonstrated a full network together with ALU and HP. It will integrate a vRAN, vCDN, vEPC and vIMS.
A first implementation of vRAN was presented by China Mobile which is collaborating with Alcatel-Lucent and Intel on Cloud-RAN, which is seen as a first step towards virtual RAN. NTT Docomo is working with NEC on virtualization of the core network (EPC).

LTE-U

LTELOGO2LTE-U technology is important and was present on many vendors’ booths. It will give free access to additional spectrum in the 5 GHz band currently used by Wifi. This will provide SDL (supplementary downlink) capability, providing extra capacity for downlink traffic, especially video. LBT (Listen Before Talk), the specific function which will allow smooth compatibility between Wifi and LTE in the 5 GHz band will be included in 3GPP Release 13 expected to be adopted in Q3 2016.
LTE and Wifi carriers can also be combined in order to provide higher throughputs but in that case, the benefits of LTE higher spectrum efficiency are not present.

 

20mar/150

Nouveau cycle de conférences de prospective numérique sur les enjeux de l’Internet, de la télévision et des télécoms à 2025

logo DWFuture generique 2015

A l’occasion de la sortie de la nouvelle édition de son DigiWorld Yearbook, l’IDATE présente son nouveau cycle de conférences de prospective numérique sur les enjeux de l’Internet, de la télévision et des télécoms à 2025 !

La première session DigiWorld Future  se déroulera le 16 juin au Palais Brongniart, à Paris,  dans le cadre du Festival Futur en Seine en partenariat avec la Ville de Paris et Cap Digital.

A partir des analyses des experts de l’IDATE, les débats seront animés par Marjorie Paillon, Journaliste, Tech 24, Philippe Escande, Rédacteur en Chef, Le Monde et Gilles Babinet, avec les contributions exceptionnelles de :

sebastienbazin lowaxellelemaire lowMaurice Levy lowfrederic mazzella lowrichardstephaneOROUSSAT low

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

addcalendarbutton

27fév/150

Tendances LTE

Frederic PUJOL
Radio Technologies & Spectrum Practice Manager - IDATE

L’IDATE annonce 2,3 milliards d’abonnements LTE au niveau mondial à fin 2018, générant un chiffre d’affaires total de près de 700 milliards.

 

L’IDATE est Analyst Partner du Mobile World Congress, 2-5 mars 2015
> Rencontrez nos consultants à Barcelone en contactant directement notre équipe : jd.seval@idate.org

L’IDATE estime le nombre d’abonnements LTE au niveau mondial à 500 millions à fin 2014 soit 7% du total des cartes SIM :
- Le Top 3 des pays en termes d’abonnements LTE (à fin 2013 & mi-2014) : Etats-Unis, Japon, Corée du Sud.
- La Chine se hisse à la quatrième place dès la mi-2014, avec une place de numéro 2 à fin 2014.
- Les Etats-Unis représentaient 45% du total des abonnements en 2013 et 38% à fin 2014.

Les revenus LTE ont doublé en 2014, après avoir triple en 2013 :
- Un total de 160 milliards d’Euro en 2014, représentant 11% de l’ensemble des revenus mobile.

Seuls quelques pays ont rejoint le nombre des nations pour lesquelles la population est couverte en LTE : Japon, Corée du Sud, Hong Kong, Singapour, Australie et Etats-Unis.

La croissance LTE est encore largement devant nous puisque l’IDATE prévoit 2,3 milliards d’abonnés à fin 2018, correspondant à 29% du total des cartes SIM.

En termes de technologie, 2014 aura été marquée par :
- LTE-Advanced qui se déploie largement, après un lancement initial en juin 2013 en Corée du Sud par SK Telecom) ;
- les services de la voix sur LTE (VoLTE) qui sont en cours d’introduction : à mi-2014, 11 opérateurs avaient lancé des services VoLTE (SK Telecom, le plus avancé, a une base de 10,4 millions d’abonnés) ;
- et les tous premiers déploiements LTE broadcast.

Prévisions d’abonnés LTE, 2014-2018 (en million)

im1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Classement des pays en fonction du nombre d’abonnés LTE (en million, estimation à mi-2014)

im2

 

 

 

 

 

 

 

Couverture LTE par opérateur en % de la population (à mi-2014)

im3

 

 

 

 

 

 

 

 

Source: IDATE, in World LTE market, December 2014

L’IDATE publie de nombreux rapports sur les enjeux des technologies et des services mobiles dans le monde :

  • VoLTE
  • LTE USA
  • World Mobile Spectrum
  • New Frequency Band Spectrum
  • World LTE market
  • M2M
  • Wearables
  • Mobile Advertising

 

Remplis sous: LTE, Mobile Aucun commentaire
11fév/150

Très haut débit fixe : 14,6 millions d’abonnés FTTH/B fin 2014 en Europe

CHAILLOU_Valérie

Valérie CHAILLOU Head of Research, Telecoms Business Unit, IDATE

La couverture FTTH/B par les opérateurs historiques s’accélère pendant que la concurrence des nouveaux entrants se renforce, même pour les marchés matures

 

2014 a été marqué par le dynamisme des marchés européens (EU-35) : La croissance du nombre d’abonnés a été la plus importante depuis la fin 2010 : près de 55% de croissance en nombre d’abonnés et 43% en termes de couverture. Ce dynamisme est le fait de quelques pays comme l’Espagne, et d’acteurs qui ont joué un rôle clés en dépassant les objectifs fixés. A fin 2014, on comptait près de 14,6 millions d’abonnés FTTH/B et plus de 59 millions de foyers desservis dans la zone EU-35.

Le nombre d’abonnés s’accélère dans de nombreux pays

En Espagne, Telefonica a en effet décidé d’accélérer ses déploiements afin de couvrir 10 millions de foyers à la fin de l’année, comparés au moins de 4 millions à fin 2013. Cette forte croissance, a bien sur eu un impact sur le marché espagnol avec un gain de près de 800 000 nouveaux abonnés.
Un autre pays qui se distingue est la Roumanie, où les principaux acteurs ont décidé de changer leur stratégie en choisissant la technologie FTTH/B alors qu’ils avaient préalablement fait le choix d’une architecture FTTx/LAN. Le nombre d’abonnés a considérablement augmenté, tout en prenant en compte le taux de churn des utilisateurs finaux. Ces deux pays notables sont suivis par la France, la Turquie et les Pays-Bas où, respectivement, 25%, 24% et 39% des abonnés sont de nouveaux abonnés ayant souscrit en 2014.

La Suède mérite toujours d’être distinguée : la dernière tendance observée est de se concentrer de plus en plus sur le marché des logements individuels qui ne faisait pas partie des priorités des acteurs déployant du FTTH/B. La demande y est toujours soutenue depuis 2013, et même si cela est plus compliqué et plus onéreux à installer, le FTTH pour les logements individuels est en train de devenir une commodité. Cela concerne surtout les opérateurs de réseaux de fibre locale, qui ont consacré, en 2014, la moitié de leurs investissements à cibler ce marché. Les opérateurs historiques suédois ont également été très actifs en 2014, avec un total de plus de 300 000 nouveaux foyers desservis et une croissance d’environ 31% en termes d’abonnés FTTH/B. Le paysage concurrentiel est aussi en train de changer en raison de l’implication de plus petits acteurs qui font l’acquisition de réseaux de fibre locale appartenant historiquement à des municipalités. Ces tendances devraient confirmer la Suède dans sa position de leader sur le marché européen du FTH/B.
Parmi les autres pays remarquables, on peut distinguer les Pays-Bas où le nombre d’abonnés FTTH/B a augmenté de 65%. La France, le Portugal, la Turquie et la Suisse ont également connu une forte croissance de leur base d’abonnés, en ligne avec celle observée en 2013, pour des taux compris entre 32 et 79%.

Le rôle clés des opérateurs alternatifs et l’accélération des opérateurs historiques

Ce sont toujours les opérateurs alternatifs qui animent le marché des déploiements FTTH/B, puisqu’ils représentent un total de 45% des foyers desservis en EU-35 à fin 2014 (et 67% pour l’EU-39, en raison du poids particulier des acteurs russes et ukrainiens). On note cette année, l’entrée récente de nouveaux acteurs sur des marchés matures comme la Suède ou les Pays-Bas. La plupart d’entre eux sont soutenus par des fonds d’investissements qui viennent renforcer leur stratégie FTTH/B.

Même si le nombre des Collectivités locales ayant lancé des projets de déploiement FTTH/B sur leur territoire est en légère baisse en 2014, elles représentent toujours 9% des foyers desservis dans l’ensemble de l’EU-35. On compte d’ailleurs peu de nouveaux projets ayant étant concrétisés durant l’année 2014. La France se distingue par des projets de déploiement intéressants, toujours dans le contexte du Plan national Très Haut Débit, même si la plupart sont encore dans leur première phase de mise en place. Ils représentent néanmoins un total de 600 000 foyers desservis à fin 2014.
Les opérateurs historiques continuent bien sur de jouer un rôle déterminant dans la plupart des pays européens. Ils représentent 46% des foyers desservis dans l’EU-35 à fin 2014, correspondant à une croissance de +3% comparée à 2013. Plusieurs d’entre eux ont considérablement accéléré leurs déploiements au cours de l’année écoulée. Et comme en 2013, le plus dynamique a été Telefonica en Espagne, puisque l’opérateur est passé de 1,7 million de foyers desservis en 2013 à plus de 6 millions en 2014. Orange arrive en seconde position, toujours en nombre de foyers desservis (+897 000), suivi par TeliaSonera en Suède (+416 000), KPN/Reggefiber aux Pays-Bas (+312 000) et Turk Telekom en Turquie (+300,000). Notons également la récente évolution de Bezeq en Israël qui a décidé d’améliorer son infrastructure FTTB : c’est plus d’un million de foyers qui sont désormais desservis en FTTB même s’il n’y a toujours pas de services disponibles sur ce réseau. L’opérateur était encore focalisé sur la fourniture de services sur VDSL2 pour ses utilisateurs finaux, même s’il s’attend à l’émergence d’un besoin croissant de bande passante à haut débit dans un futur proche.

Nombre d’abonnés FTTH/B par pays en Europe (pays avec plus de 200 000 abonnés)

nbre-abonnes-ftth-par-pays-en-europe

Source: IDATE for FTTH Council Europe

Nombre de foyers desservis en FTTH/B par pays en Europe (pays avec plus d’un million de foyers desservis)

nbre-Foyers-dessevis-en-FTTH-par-Pays-en-Europe

Source: IDATE for FTTH Council Europe

1) Le terme EU-35 se réfère au pays de l’EU-28 countries –Chypre + Andorre, Islande, Israël, Macédoine, Norvège, Serbie et Suisse 
 and Turkey.
L’EU-39 se réfère aux pays de l’EU-35 + les quatre pays CIS : Biélorussie, Kazakhstan, Ukraine et Russie

>> Notre étude sur les marchés FFTX vous intéresse ? Rendez-vous dans notre magasin en ligne.