26oct/160

Internet of Things markets The promises of a very fragmented market

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Samuel Ropert
Lead IoT Expert , IDATE DigiWorld
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Although the Internet of Things is a powerful concept, it is not necessarily a market in and of itself. IoT encompasses a very disparate array of fields that need to be examined separately, to obtain an accurate understanding of their particular features, and their true growth potential. 

 

More operationally, beyond cost savings opportunities (mainly through various internal optimisations), with more and more connected objects, new services will emerge – chiefly through the connectivity itself (remote control applications), but also via the data generated by the machines. Leading industrial heavyweights already have their own data-oriented department.

On the industrial side, two approaches can be distinguished: traditional machine-to-machine and the ‘industrial internet’: the latter referring to an interconnected ecosystem and the former to a more siloed approach. In the main, the creation of value in the industrial Internet lies in data collection and analysis. The main question then for market players is how to collect data and analyse them, to then generate revenue. The bulk of M2M revenue should come from software and IT integration as primary applications, with the aim of enabling massive savings within verticals. Consequently, all providers are working on delivering an end-to-end solution with a strong service bent – even if this might require acquisitions for some verticals.

Applied to the consumer world, the Internet of Things (IoT) refers to smart home and connected objects in general, relatively new markets that are starting to take off. Even if questions are being raised over the sustainability of their adoption. The main reason is the lack of services attached to these objects, apart from remote use, through a mobile app. Many applications would be based on data generated by those things. However, unlike the industrial market, data privacy is a major concern here as it involves consumers’ approval. The blurred lines around privacy regulation have made all of the ecosystem’s players reluctant to provide consumer market solutions. Another hurdle is to determine what value-added comes from connecting these objects, and how to monetise the data they generate: will all objects be connected? Will all data be valuable? If so, how valuable?

 

DELVE DEEPER WITH THE FOLLOWING IDATE DIGIWORLD MARKET REPORTS

 • M2M: a new momentum, Automotive, Consumer Electronics & Utilities the main drivers for consisting growth, Dec. 2015

Smart Home, A promising market, taking off slowly, Dec. 2015

Telcos’ Connected Objects Strategies, How to compete with OTT players, Apr.2016

Industrial Internet, Towards the 4th industrial revolution, June 2016

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28oct/150

Découvrez les start-up nominées des DigiWorld Awards 2015

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À l’occasion de la 37ème édition de son DigiWorld Summit, l’IDATE, en partenariat avec Business France et la French Tech, lance les premiers DigiWorld Awards, pour récompenser des start-up du numérique créées par des Français à l’étranger.   

Pourquoi identifier et récompenser des start-up créées hors de France ?

« Nous avons eu l’idée de ce prix, lorsque dans le cadre de l’élaboration du programme international du DigiWorld Summit, nous avons rencontré de plus en plus de start-up créées par des équipes françaises dans toutes les parties du Monde. » souligne Jean-Dominique Séval, Directeur adjoint de l’IDATE.

Une parfaite illustration des talents de la « French Tech » qui désigne tous ceux qui travaillent dans ou pour les start-up françaises en France ou à l’étranger. Les entrepreneurs en premier lieu, mais aussi les investisseurs, ingénieurs, designers, développeurs, grands groupes, associations, groupes médias, opérateurs publics, instituts de recherche…, qui s’engagent pour la croissance et le rayonnement international des start-up. L’initiative French Tech est une ambition partagée, impulsée par l'État mais portée et construite avec tous les acteurs, dont Business France est membre fondateur.

Dans le volet 2015 d’internationalisation de la French Tech, l’État a décidé de soutenir l’émergence de French Tech Hub au sein de grandes métropoles internationales qui représentent des territoires majeurs de développement pour les start-up de la French Tech. L'objectif est de « susciter une mobilisation collective » et de fédérer sous cette bannière les divers acteurs publics (Business France, consulats, chambres de commerce, collectivités…) et un réseau d'entrepreneurs bien implantés sur place (start-up, grands groupes, investisseurs, ingénieurs ou développeurs) pouvant jouer le rôle de mentors pour les jeunes pousses voulant se développer sur ce territoire, et d'ambassadeurs de la French Tech auprès des décideurs locaux.

Dans ce cadre, les DigiWorld Awards sont une occasion unique d’identifier les nombreux entrepreneurs qui ont créé leur start-up tout autour du monde, et de distinguer ceux qui ont connu le succès, avant, peut-être, de venir s’implanter en France !

Les nominés 2015 sont !

Les start-up qui ont participé ont répondu aux critères suivants :
Avoir été créées hors de France par au moins un Français
Ne pas disposer d’implantation en France
Exercer leur activité principale dans le domaine du numérique (au sens Tech) : équipements & terminaux, réseaux & télécoms, services & application Internet (BtoC, BtoB…), M2M & IoT…

Parmi la quarantaine de candidatures reçues, le Jury a procédé à un premier classement en distinguant trois start-up par zone géographique. Un quatrième prix, coup de cœur du jury, sera sélectionné parmi les start-up tournées vers l’international issues de l’écosystème de Montpellier Métropole Méditerranée et de la Région Languedoc-Roussillon.

Les lauréats de chaque catégorie recevront leur trophée en présence d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du Numérique, lors de la session plénière du DigiWold Summit le 19 novembre 2015.

 Prix
    Afrique & Moyen Orient

Prix
Amériques

Prix
Asie Pacifique

Prix
Coup de cœur du Jury

  • Everjobs
    (Côte d’Ivoire)
  • Powertime
    (Afrique du Sud)
  • Pzartech
    (Israël)
  • BitGym
    (USA)
  • Montage Studio
    (USA)
  • Sharalike
    (USA)
  • Air Visual
    (Hong Kong)
  • Locarise
    (Japon)
  • PopScout
    (Hong Kong)
  • Cortus
    (France)
  • Fruition Science (France)
  • Tageos
    (France)

Le Jury a tenu à souligner la diversité et la qualité de la quarantaine de dossiers reçus qui rend passionnante une initiative qui permet de connaître et faire connaître des start-up créés en Afrique du Sud, au Bénin, en Côte d’ivoire, en Israël, au Kenya, au Sénégal ou en Tunisie, en Chine, à Hong Kong, au Japon ou en Australie, au Canada, aux Etats-Unis ou au Mexique…

Prix et Récompenses

Chaque prix sera doté par les parrains de l’opération – Accenture, Capgemini, Ericsson et Orange – qui mettront à disposition des start-up primées leur dispositif Innovation au niveau international.

Les start-up récompensées seront invitées, avec la participation de notre partenaire Air France, à participer au DigiWorld Summit pour la cérémonie de remise des prix en session plénière du DigiWorld Summit.
Les lauréats seront intégrés au Wproject (www.wproject.fr), la plate-forme de référence des entrepreneurs français de l'étranger.

Accenture

Le prix Accenture permettra à l’une des start-up primées de recevoir le support des équipes « Accelerated Growth Partnership » (AGP), qui lui apporteront une aide personnalisée en fonction de ses challenges de croissance. Les équipes Accenture du programme AGP ont mis au point une méthodologie unique visant à diagnostiquer les enjeux de croissance des start-up et à proposer une expertise Accenture selon les 3 axes suivants :

  • Support au développement commercial (élaboration de Business Case / constitution d’un « Use Case Book » / présentation C-Levels clients / inscription de la start-up au Catalogue Accenture Open innovation / prospection commerciale commune…)
  • Injection de ressources (support technique adapté – intégration, tests industrialisés, développement d’applications…)
  • Mise à disposition d’assets propriétaires d’Accenture (connecteurs pré-développés / innovations des tech labs / estimateurs de pricing / formats marketing …)

Capgemini

Le prix parrainé par Capgemini Technology Services, filiale du groupe Capgemini, permettra à l’une des start-up primées de bénéficier d’une exposition globale et des conseils de ses équipes au travers du réseau mondial.
« Applied Innovation Exchange » :
Capgemini apporte son soutien au travers d’une innovation concrète basée sur des échanges en collaboration avec ses clients dans des lieux dédiés, le réseau mondial Applied Innovation Exchange. Capgemini apporte des solutions pragmatiques en s’appuyant sur des outils SMACT (sociaux, mobiles,  analytics, Cloud and Things), afin d'améliorer les capacités d'innovation dans tous les domaines. Ce réseau mondial de près de 40 laboratoires d'innovation offre un espace d’expérimentation et d'expertise par domaine pour faire avancer la recherche, les idées et le prototypage par le Design Thinking. Capgemini fournit ainsi une passerelle vers un écosystème exclusif des technologies numériques matures émergentes. Cette expérience « Applied Innovation Exchange », dédiés à l'innovation technologique tous secteurs confondus, a forgé une belle réputation permettant aux start-up de grandir grâce aux nombreux échanges dans le cadre de séances avec ses clients.

Ericsson

Le prix parrainé par Ericsson permettra à l’une des start-up primées de bénéficier des dispositifs de soutien aux start-up du groupe Ericsson, avec en particulier la structure Ericsson Garage, mais d’autres approches, éventuellement complémentaires, sont également possibles, suivant le type de projet, sa maturité ou sa localisation géographique. Ericsson peut en particulier proposer un accompagnement par ses experts, un accès privilégié à ses fonds d’investissement (dans les start-up), ou des possibilités d’incubation, en se reposant également sur sa présence globale dans plus de 180 pays. Le Garage est un incubateur d’innovations connexes à ses domaines d’activités traditionnels. L’objectif est de fonctionner en mode startup et de développer des premiers prototypes pouvant servir de base à de futures solutions commerciales. En Europe, Ericsson a déjà deux Garages, un à Kista (à côté de Stockholm) et un à Budapest. Une solution de « Virtual Garage » a également été déployée pour permettre d’y accéder à distance.

Orange

Le prix parrainé par Orange permettra à l’une des start-up primées d’accéder à un ou plusieurs dispositifs d’accompagnement start-up du groupe, correspondant au mieux au besoin ou phase de développement de son projet (au travers par exemple d’un mentoring d’experts internationaux Orange, d’un accès privilégié à nos fonds d’investissement, d’une formation et mise à disposition des API d’Orange, ou de tests de marché/focus groups utilisateurs grâce à notre communauté de testeurs). Depuis 2013, Orange a développé un réseau d’accélérateurs de start-ups baptisés Orange Fab, présent maintenant sur 4 continents. Avec un double objectif : accélérer l’innovation pour les clients d’Orange et accélérer la croissance des start-up, en leur permettant d’accéder plus rapidement à leur marché. Concrètement, les start-up bénéficient du soutien de nos experts en Marketing, Business models, Design et Technologie dans le monde entier, associé à celui des mentors et entrepreneurs expérimentés venus des différents domaines de l’innovation numérique.

Les membres du jury des DigiWorld Awards 2015

  • Viktor Arvidsson, Directeur Stratégie, Ericsson France
  • Anne Baraillé-Combe, Responsable de département, Sud de France Développement
  • Vincent Bonneau, Directeur de la Business Unit Innovation, IDATE
  • Pascal Delorme, Managing Director Digital lead for France & Benelux, Accenture
  • Eliane Fiolet, Co-Founder, Übergizmo
  • Jean-Claude Guyard, Directeur de l’Innovation, Capgemini, Capgemini

 

  • Xavier Lorphelin, Managing Partner,
    Serena Capital (DigiWorld Institute Member)
  • Hervé Naudin, Startup program & Open innovation, Orange
  • Eric Morand, Chef du Département Tech & Services, Business France
  • Guillaume Meulle, Managing Partner,
    Iris Capital (DigiWorld Institute Member)
  • Catherine Pommier, Business and Innovation  Center, Montpellier Méditerranée Métropole

 

 > Tous les détails : http://www.digiworldsummit.com/awards/

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 À propos d’IDATE DigiWorld

Depuis 1977, IDATE DigiWorld qui est reconnu pour la qualité de ses équipes d’analystes et de consultants spécialistes des secteurs clés du numérique, assure son indépendance en associant étroitement trois lignes d’activités :
DigiWorld Institute : un think tank européen mis en œuvre pour ses membres et les acteurs de la transformation numérique
DigiWorld Research : un observatoire mondial des marchés et de l’innovation numérique
IDATE Consulting : une offre d’études et de conseil

> Pour plus d’informations : www.idate.org

A propos de Business France

Business France est l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française. Elle est chargée du développement international des entreprises et de leurs exportations, ainsi que de la prospection et de l’accueil des investissements internationaux en France. Elle promeut l’attractivité et l’image économique de la France, de ses entreprises et de ses territoires. Elle gère et développe le V.I.E (Volontariat International en Entreprise).

Créé le 1er janvier 2015, Business France est issu de la fusion d’UBIFRANCE et de l’AFII (Agence française pour les investissements internationaux). Business France dispose de 1 500 collaborateurs situés en France et dans 70 pays. Elle s’appuie sur un réseau de partenaires publics et privés.

> Pour plus d’informations : www.businessfrance.fr   

 Contacts

Jean-Dominique Séval, IDATE
Tel : +33 (0)4 67 14 44 07Mob : +33 (0)6 70 70 85 42jd.seval@idate.org
Emmanuelle Renaud-Pionnier, Portis-ed
Mob : +33 (0)6 09 09 15 06emmanuelle.renauld-pionnier@portis-ed.fr

              > Toute l’information à jour sur www.digiworldsummit.com et www.digiworldweek.com

                                  #DWS15 et sur twitter @DigiWorldIDATE

 

 

26juin/150

Bouygues Telecom repousse l’offre de Numericable-SFR …

L’affaire paraissait entendue et nous avions comme beaucoup anticipé une négociation conduisant à la concrétisation de l’opération (cf. communiqué ci-après). Il est difficile de savoir quels sont les facteurs qui ont joué dans la position du CA de Bouygues.

Nous avions pour notre part souligné la grande complexité d’une opération qui pariait à la fois sur l’acquisition des abonnés du N°3 des mobiles et sur la revente de son réseau (et d’une partie de ses fréquences) au N°4 (Iliad/Free). Cette double négociation était toutefois rendue nécessaire pour des raisons financières mais aussi pour anticiper les réserves de l’Autorité de la Concurrence. Dans ce contexte, nous avons compris que Bouygues se voyait mal supporter, sans la garantie d’un dédommagement substantiel en cas d’échec, les incertitudes d’une longue période d’examen de l’accord par l’Autorité.

A cela ont pu s’ajouter les fortes réserves du gouvernement et les difficultés à négocier des garanties crédibles pour ce qui concerne l’avenir des équipes et des emplois.

Enfin, sans mésestimer les atouts de l’équipe de Bouygues Telecom, de son réseau 4G et de son portefeuille de fréquences pour revenir à l’horizon 2017 à l’EBIITDA (25%) d’avant l’entrée de Free, on ne peut pour autant écarter définitivement la perspective de nouvelles opérations de consolidation sur le marché français.

Voir l'article précédent

Pour plus d'informations sur l'expertise et les événements de l'IDATE :

www.idate.org      www.digiworldsummit.com      www.digiworldweek.com

23mar/150

In 2015, the key words of the Mobile World Congress were 5G, IoT, virtualization and LTE-U : PART 1

MWC infog

As for each edition, IDATE has been Analyst partner of the Mobile World Congress. A fantastic opportunity for our analysts and experts to interview many professionals coming from their Mobile planet to Barcelona for this intense and tremendous week.

5G Concept

Even though the concept of 5G is still very much under discussion (videos from KT, Huawei presented during conferences), NGMN (next generation mobile networks) Alliance published its 5G white paper which can be seen as the mobile operators “wish list” for 5G. Nonetheless, 5G is scheduled for 2020. Early trials should arrive in 2018, with projects scheduled for the Winter Olympic games in South Korea (4G became real in 2010’s, 3G in 2000’s). Key advantages of 5G over 4G would be a much lower latency (1ms compared to 40 ms in 4G and 100 ms with 3G), the capacity to connect billions of devices, faster response that will boost services like augmented reality, self driving cars and online gaming. Huawei mentioned that 5G should reach 10 Gbps (7 minutes to download a movie with 4G, 6 s with 5G).

5G should better take into account specific requests of vertical markets (healthcare, automotive, energy, government, city management, manufacturing and public transportation) and better manage the Internet of Things.

Equipment suppliers showed first demos of 5G air interface using millimetric bands (70 GHz - Nokia) and 15 GHz (Ericsson). New air interface techniques were proposed by Huawei with the non-orthogonal access technology based on Sparse Code Multiple Access (SCMA), and Filtered-Orthogonal Frequency Division Multiplexing (F-OFDM).

With tvisuel principal idate MWC v2he 5GPPP (Public Private Partnership), Europe is trying to accelerate developments of 5G with fundings of €700 million for R&D. It is expected that the industry will invest five times this amount. According to the 5GPPP, 5G should be based upon a HetNet (heterogeneous network) supporting various radio access technologies and frequency bands ranging from sub-1 GHz bands to 100 GHz. Various traffic profiles will have to be supported:

 

•    Low speed-low energy for IoT sensors
•    High speeds for video services
•    Very low latency profile for mission critical services such as PPDR (Public Protection and Disaster Relief) and for transportation issues

Google will soon become a MVNO

Google confirmed during the MWC that the group is negotiating MVNO agreements with the US mobile operators. Light details on Google plans so far. Further information scheduled for months to come. Nova is not expected to compete directly against US MNOs. In addition, Google do not want to launch a network at scale.
The Google MVNO will only work with the Nexus6. “The focus of Google’s network could be on connecting devices other than phones, as watches, cars and other devices increasingly will include mobile connectivity features”.Mobile Identity

Different methods of identification and authentication, each suited to particular transaction types (from access to social network to official ID) ; biometric authentication as a new solution.
•    Digital identity card exists in Estonia (with digital authentication), biometric card exists in middle east and Africa (Algeria, South Africa)
•    Mobile authentication is a challenge for mobile operators, but the market is far from mass-market: demand is not ready for official ID authentication on mobile, standards are needed, as well as regulation.Mobile Id could be a leapfrog technology in emerging countries where people don’t even have identity papers, and have a mobile phone.
If mobile operators don’t manage to be positioned on this market, banks or social networks could.

Virtualization

PICTO VIRTUANetwork Function Virtualization (NFV) appeared last year during MWC and is now close to commercial implementation by mobile operators. Telefonica demonstrated a full network together with ALU and HP. It will integrate a vRAN, vCDN, vEPC and vIMS.
A first implementation of vRAN was presented by China Mobile which is collaborating with Alcatel-Lucent and Intel on Cloud-RAN, which is seen as a first step towards virtual RAN. NTT Docomo is working with NEC on virtualization of the core network (EPC).

LTE-U

LTELOGO2LTE-U technology is important and was present on many vendors’ booths. It will give free access to additional spectrum in the 5 GHz band currently used by Wifi. This will provide SDL (supplementary downlink) capability, providing extra capacity for downlink traffic, especially video. LBT (Listen Before Talk), the specific function which will allow smooth compatibility between Wifi and LTE in the 5 GHz band will be included in 3GPP Release 13 expected to be adopted in Q3 2016.
LTE and Wifi carriers can also be combined in order to provide higher throughputs but in that case, the benefits of LTE higher spectrum efficiency are not present.

 

26avr/140

Telco CDN : un marché qui évolue vers le mobile et le trafic non-vidéo

tiana ramahandry
Tiana RAMAHANDRY, Consultante : "90% de croissance annuelle moyenne entre 2013 et 2018, pour atteindre 360 million EUR"

Dans son dernier rapport, l’IDATE dresse un état des lieux des différentes stratégies des opérateurs télécoms au regard du Content delivery Network (CDN). Il analyse l’impact de l’intégration des opérateurs télécoms dans la chaîne de valeur du CDN, face aux grands acteurs traditionnels du CDN et aux fournisseurs de contenus. Il conclut sur le potentiel de marché à capter par les opérateurs à terme, en particulier sur le mobile pour lequel les solutions techniques sont encore limitées.

 

Telco CDN, marché stratégique pour les telcos, et qui facilite une approche biface du marché

Face à la croissance du trafic Internet, tiré par la consommation de vidéos, les opérateurs historiques ont pour la plupart mené une stratégie pour déployer leur propre CDN, réseau de distribution intégré au niveau de leur réseau d'accès. Sur le réseau fixe, le CDN est utilisé par les opérateurs pour un usage interne pour améliorer la QoS sur la distribution de leurs contenus propres, permettant ainsi de capter des revenus des utilisateurs, notamment via les services managés (en particulier IPTV), pour réduire le trafic et ainsi réaliser des économies de coûts liés au réseau. Sur les réseaux mobiles, il n'existe pas véritablement de déploiement de CDN mobile mais une adaptation des solutions fixes au mobile. Quelques initiatives de solutions de CDN mobile ont toutefois été lancées par les fournisseurs d'équipements mobiles comme Samsung et Ericsson, en partenariat avec Akamai.
À travers le telco CDN, les opérateurs essaient de poursuivre leur approche biface du marché, en générant de nouveaux revenus, notamment en provenance des acteurs OTT. Ainsi, les opérateurs recherchent à travers le telco CDN une réponse à la fois technique et économique. Le positionnement des opérateurs sur le CDN est cependant délicat, avec des difficultés au niveau commercial de capter des clients, que ce soient les acteurs médias ou ceux de l'Internet, face aux nombreuses alternatives pour distribuer notamment la vidéo (comme le paid peering).

La chaîne de valeur du CDN complexifiée

La menace de concurrence frontale liée au telco CDN a laissé place à une coopétition avec la mise en place de partenariats. Les acteurs de CDN traditionnels ont fait évoluer leurs offres afin d'adresser les telcos avec des prestations de revente de solutions CDN, de CDN managé ou de vente de licence technologique. Certains telcos comme AT&T et Orange ont d'abord essuyé des échecs en déployant leurs propres CDN mais se sont ensuite retournés vers les acteurs de CDN traditionnels, notamment via des accords de distribution.
La concurrence sur le marché du CDN s'est donc intensifiée avec les telcos, qui ont clairement intégré la chaîne de valeur du CDN désormais bouleversée. L'écosystème est complexe, avec des doubles positionnements des acteurs :
•    les telcos sont concurrents et clients des acteurs traditionnels du CDN, aussi bien sur le retail que sur les activités de wholesale ;
•    par rapport aux acteurs Internet, les telcos sont potentiellement à la fois fournisseurs sur le wholesale et concurrents sur le retail ;
•    les équipementiers intègrent également la chaîne de valeur pour adresser leurs clients opérateurs et viennent concurrencer les acteurs traditionnels du CDN.
Le marché du CDN est marqué par une seconde vague de consolidation, s'orientant ainsi vers un marché encore plus compétitif avec le rachat de certains acteurs par les opérateurs (récemment EdgeCast par Verizon).

Marché boosté à partir de 2016, tiré par le trafic mobile et par les services non-vidéo

En 2013, le marché du telco CDN est resté minoritaire, pesant pour 0.7 % du marché global du CDN. Il reste toutefois un potentiel à long terme, avec une croissance annuelle de 90 % d'ici cinq ans. 2016 marquera notamment le décollage du marché du telco CDN principalement tiré par la distribution sur réseaux mobiles et de contenus non-vidéo. En étant incontournables sur les réseaux mobiles, les telcos pourront s'appuyer sur le CDN pour optimiser le trafic sur ces réseaux. La mise en place de fédération de CDN laisse également place à plus d'opportunités pour les acteurs du CDN pour une couverture plus large.

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Tiana RAMAHANDRY, Consultante

Si vous souhaitez vous procurer l'étude, rendez-vous dans notre magasin.

18avr/141

L’édito d’Yves Gassot

Neutralité du Net : d'un extrême à l'autre ou le grand écart transatlantique

GASSOT Yves

Yves Gassot Directeur Général, IDATE

 

 

 

Faut-il prendre des dispositions légales (et lesquelles) pour éviter que les opérateurs d'accès (FAI) se transforment en goalkeepers et mettent en cause l'Open Internet ?

La question ne paraît pas épuisée et a donné lieu récemment à une actualité totalement opposée de part et d'autre de l'Atlantique.

Côté États-Unis, la nouvelle donne est double. D'abord la décision en appel d'une cour de Washington qui remet très largement en cause les principes émis par la FCC. Une nouvelle fois, les juges trouvent que les dispositions de la FCC interdisant aux opérateurs de bloquer l'accès aux sites autorisés ou de freiner les accès quand ils considèrent que les usages nuisent au fonctionnement du réseau, ne sont pas légalement fondées. S'ils ne contestent pas le pouvoir de régulation de la FCC sur l'Internet (et ont admis la légalité des obligations de transparence dans la fourniture des informations commerciales aux consommateurs), ils considèrent que l'agence fédérale ne peut guère aller au-delà dès lors que les services des FAI ne sont pas régis par les principes du common carriage (propres aux services de télécommunications et qui induisent l'absence de discrimination).

Rappelons que les câblo-opérateurs ont toujours refusé le common charriage, y compris quand ils ont commencé à fournir des accès à haut débit par câble-modem. La FCC n'a pas voulu introduire une asymétrie lorsque les telcos ont ouvert des accès ADSL et ont confirmé qu'il s'agissait bien là de "services d'information". Même si elle le souhaitait, la FCC aurait aujourd'hui peu de chance de pouvoir obtenir du Congrès un changement sur ce point. En revanche, elle dispose d'un certain pouvoir quand elle est amenée à imposer des remèdes comme conditions d'une fusion (disposition qu'elle a déjà utilisée vis-à-vis de Comcast lors de l'acquisition de NBC).

C'est justement l'occasion d'évoquer l'autre actualité d'outre-Atlantique : l'accord d'interconnexion intervenu entre Comcast et Netflix. Le service de SVOD, qui représenterait un quart du trafic du Web aux heures de pointe, a toujours refusé jusqu'alors de négocier des accords de paid-peering avec les telcos ou les câblo-opérateurs. Il préférait recourir aux services d'un opérateur de transit en charge de son CDN et de la gestion des points de livraison avec les FAI. D'où la surprise de cet accord, sans que l'on sache précisément (l'accord étant commercial) le montant que Netflix accepte de payer et le sens qu'il faut lui donner. Certains veulent y voir les résultats de décision de la cour de Washington, qui a de fait supprimé toute régulation au titre de la neutralité du Net. En fait, les accords d'interconnexion n'ont jamais fait partie des principes de la FCC. Il reste que l'on pourrait y voir le résultat d'un rapport de force que le N°1 des FAI aux États-Unis a su imposer à Netflix. Mais on pourrait aussi découvrir un accord plutôt avantageux pour ce dernier, qui lui évite de passer par un opérateur de transit et améliore la qualité d'accès à ses programmes. Certains commentateurs avancent que la fusion annoncée de Comcast et de Time Warner Cable, en cours d'examen par les autorités, pourrait avoir poussé le géant du câble à faire la preuve de sa capacité à s'entendre avec un grand fournisseur de services.

Que va-t-il maintenant se passer ? Il n'y a pas que Comcast du côté des FAI, et l'on attend les accords qui pourraient être négociés par Netflix avec les deux autres poids lourds du marché : AT&T et Verizon. Et il n'y pas que Netflix du côté des fournisseurs de contenus. Il faut notamment prendre en compte, outre les services des FAI, la concurrence qui se développe entre les différents fournisseurs de boxes (Roku, Amazon Fire TV, Chromecast, Apple TV…) et de boutiques vidéo-jeux-musique qui combinent leurs propres contenus et le référencement de services tiers. Quelques jours après l'accord Comcast - Netflix, on apprenait qu'Apple négocierait avec le même Comcast pour disposer d'une bande passante garantie pour la fourniture de son propre service de VOD…

De ce côté de l'Atlantique, la nouvelle donne est venue du vote du Parlement européen. S'étant saisi du rapport de Mme. Kroes présenté en septembre dernier, il a pris le parti de considérablement renforcer la législation européenne en matière de neutralité du Net. Plutôt qu'à s'en tenir à un texte équilibré donnant le pouvoir aux NRA de s'opposer aux pratiques discriminantes des FAI entre les fournisseurs de contenus et d'applications, il a adopté une définition de la neutralité du Net que l'on pensait réserver aux ultras : "“Net neutrality” means the principle according to which all internet traffic is treated equally, without discrimination, restriction or interference, independently of its sender, recipient, type, content, device, service or application" (amendement 234, retenu). Dans ces conditions, les capacités de différenciation des offres d'accès et de valorisation des performances associées aux investissements dans le très haut débit fixe et mobile (1) sont condamnées d'avance.

Certes, il est probable que le Conseil Européen demandera une modification du texte avant qu'il soit force de loi. Mais il est curieux de voir comment le rapport Kroes qui était censé se focaliser sur les incitations à l'investissement débouche sur cette proposition.

Et étonnant de voir le sujet au même moment s'orienter de part et d'autre de l'Atlantique sur des positions extrêmes et opposées !

Yves GASSOT

(1) Rappelons en outre qu'une différence fondamentale entre les principes de la NN tels que les avaient définis la FCC et l'Europe réside dans l'inclusion des mobiles de ce côté-ci de l'Atlantique.