31jan/170

Les groupes audiovisuels européens en train de tourner la page du broadcast et d’affiner leur stratégie OTT

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Florence Le Borgne,
Head of the TV & Digital Content Practice, IDATE DigiWorld
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La création mi-janvier d'une alliance pan-européenne entre trois des acteurs majeurs de la télévision commerciale - ProSiebenSat.1, TF1 et Mediaset -  autour de Studio71, spécialisé dans la vidéo OTT, constitue un signal fort de la nouvelle stratégie des acteurs traditionnels, basée sur les partenariats internationaux et la diversification digitale.

Les chaînes de télévision traditionnelles font face à un paysage totalement nouveau dans lequel la concurrence, les écrans et même les consommateurs ont changé, et où les modèles économiques habituels se trouvent menacés. Elles n’ont désormais plus d’autre choix que de devoir évoluer à leur tour pour résister à cette vague de fond.
Tous les groupes audiovisuels majeurs ont ainsi développé, volontairement ou poussés par la concurrence, une stratégie de positionnement en OTT, incluant généralement une distribution sur Internet, sur les terminaux mobiles ainsi que sur le téléviseur via des terminaux connectés.
Les approches varient cependant selon les acteurs.
•    Tous proposent des services de télévision de rattrapage, intégrant éventuellement la possibilité d’accéder au simulcast des chaînes linéaires.
•    Rares sont ceux qui proposent des services de vidéo à la demande à l’acte, qu’ils s’appuient sur leurs contenus ou sur des catalogues plus larges.
•    Les services par abonnement mensuels apparaissent assez nombreux mais recouvrent des réalités très différentes :
o    services de SVOD généralistes ;
o    services de SVOD thématisés ;
o    versions OTT de chaînes premium ;
o    voire accès payant au simulcast de chaînes linéaires en clair (dont le rattrapage est par ailleurs gratuit).
•    Enfin, quelques-uns développent une stratégie OTT ne reposant pas sur l’exploitation de leurs contenus habituels, mais sur la création de contenus originaux uniquement destinés à une exploitation Internet.

C'est dans ce dernier cadre que s'inscrit l'opération annoncée le 12 janvier 2017 à travers laquelle le Français TF1 et l'Italien Mediaset entrent respectivement  à hauteur de 6.1 % et 5.5 % au capital de Studio 71, filiale de l'Allemand ProSiebenSat.1 créée en 2013, pour un total d'environ 53 millions EUR. Selon le communiqué de Mediaset, cette alliance vise à "créer l'opérateur le plus important d'Europe dans le talent digital en étroite synergie avec la télévision généraliste".
Distribué sur les grandes plateformes de partage vidéo, le contenu édité par Studio71 génère plus de 6 milliards de vidéos vues par mois rien que sur YouTube, à travers plus de 1 200 chaînes et revendique 405 millions d'inscrits dans le monde. Pour TF1, cette nouvelle opération vise à faire du groupe audiovisuel français "un acteur référent en France de la vidéo online sur l'ensemble des plateformes, en développant l'offre de contenus à destination des millennials". Ces derniers deviennent ainsi une cible privilégiée du groupe français puisqu'il avait déjà pris une part majoritaire dans Minute Buzz en décembre 2016, se déployant résolument sur les réseaux sociaux pour cibler un public jeune.

Face à la menace que représentent Netflix ou Amazon dans la vidéo en ligne sur la scène internationale, ce partenariat européen permet aux trois acteurs de la TV commerciale d'aller chercher des revenus nouveaux en-dehors de leur champ d'activité traditionnelle en combinant la force des marques locales et l'audience mondiale de Studio71. Cet accord doit ainsi permettre à TF1 Publicité de renforcer son offre à destination de nouveaux publics et de conforter sa position de "première place du marché de contenus" de France. De même pour Mediaset pour lequel cet accord constitue le premier acte majeur de sa toute récente unité digitale et qui voit notamment dans cette alliance l'opportunité de "maximiser la distribution des contenus TV de Mediaset sur Internet, d'encourager les synergies entre la TV et le web".
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Autre mouvement notable, celui du Scandinave Modern Times Group qui a annoncé le 25 janvier la vente de sa participation dans le broadcaster tchèque en clair Prima, afin de financer ses investissements dans la "transformation digitale" du groupe, à commencer par l'augmentation de 21 % à 51 % de sa participation dans InnoGames, société allemande qui développe des jeux en ligne. Selon Jørgen Madsen Lindemann, Président et CEO de MTG, "cela s'inscrit parfaitement dans notre stratégie d'investissement dans des contenus numériques et des communautés pertinents, complémentaires et évolutifs, et le jeu en ligne est le troisième vertical de notre portefeuille MTGx de divertissement vidéo numérique."
Si ces activités de diversification sont encore loin de rivaliser avec les activités traditionnelles de ces grands acteurs européens, la multiplication des mouvements stratégiques vers l'OTT vidéo témoigne bien du fait que les groupes audiovisuels sont en train de tourner la page du broadcast. Leur avenir est désormais indissociable d'une migration vers l'OTT et d'une internationalisation de leur empreinte: pour continuer d'exister localement, ils doivent se penser globalement.

Pour aller plus loin dans la compréhension des stratégies OTT des grands groupes audiovisuels, découvrez notre dernier rapport

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15déc/160

Future TV 2025 : Qui sera le gagnant ?

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Jacques Bajon,
Directeur de la Business Unit "Media et Contenu Digital", IDATE DigiWorld
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Le secteur de l'audiovisuel connaît une stagnation relative, probablement durable, qui va engendrer de nombreux défis pour les acteurs de l'écosystème. Si Internet est la cause principale de ces évolutions, c'est un ensemble de faisceaux qui est à l'oeuvre.

 

Dans son rapport « Future TV 2025 », IDATE DigiWorld présente ses scénarios de l’évolution du marché et du paysage stratégique pour les dix prochaines années, A partir d’une analyse de l’évolution de l’environnement marché et de la nouvelle donne concurrentielle :

Evolution environnement marché

Des choix réglementaires structurants : confirmation de la neutralité du Net, rapprochement des obligations des services linéaires et non linéaires, réforme de la territorialité des droits.

Une croissance mondiale hétérogène : les marchés émergents tirent la croissance.

Un rôle croissant de l’IT dans la distribution vidéo avec la "centralisation" par le cloud, la croissance du streaming, le rôle croissant joué par le traitement des données des consommateurs.

Une personnalisation de plus en plus marquée de la consommation vidéo, à la demande et multi-écran ("TV as a service").

La nouvelle donne concurrentielle

Avec un monde Internet de plus en plus présent, les acteurs pure players s’imposent rapidement sur le marché, accentuant le phénomène de désintermédiation des acteurs établis.

Le contenu est plus que jamais roi et sa détention devient cruciale, d’où une concurrence accrue sur le contenu premium exclusif qui fait s’envoler le prix des droits, et l’apparition de nouveaux financeurs de la production originale.

On assiste également à une phase de concentration s’opère sur le marché (horizontale comme verticale), notamment impulsée par la restructuration du marché des opérateurs télécoms et la recherche du contrôle du contenu.

De nouvelles formes de monétisation apparaissent ainsi dans un environnement sous tension baissière, sur le péage avec la bipolarisation entre premium et low-cost ou le rôle des bundles de services, le développement de la publicité programmatique et des modèles freemium.

Le scénario tendanciel : une croissance attendue du marché mondial de 2.4% par an en moyenne d’ici 2025

Le scénario tendanciel est construit sur la poursuite des tendances 2010-2016. Dans ce scénario, les grands déterminants sont stables. La consommation à la demande de services audiovisuels continue de progresser sans déstabiliser le marché du linéaire. Le statu quo réglementaire permet de conserver une approche locale des marchés. Finalement, nous assistons à une montée en puissance progressive des acteurs OTT.

Scénario tendanciel

Ce scénario correspond à une croissance molle du marché mondial, de 2.4% par an en moyenne :

• Une croissante portée avant tout par les pays émergents.

• Des marchés d’Europe de l’Ouest et d'Amérique du Nord qui stagnent.

• Un environnement de marché en pleine évolution

Quatre scénarios envisagés

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Trois autres scénarios ont été envisagés, chacun étant favorable à un type d’acteur particulier :

Scénario « Convergence » : Dans le scénario de convergence, les offres bundlées médias-Internet-télécoms sont la règle. Elles permettent d’obtenir de meilleurs tarifs et offrent une panoplie complète de services TV linéaires et à la demande, ainsi que des offres de musique ou de jeux. La consommation multi-écran, fixe et mobile, est favorisée par un (ou un ensemble) d’opérateurs assurant une connectivité permanente de l’offre de services.

Scénario « Rupture » : La personnalisation de la consommation vidéo est devenue la règle dans le scénario de rupture, avec des goûts des consommateurs plus homogènes au niveau mondial. Les barrières à la distribution de contenus au niveau mondial sont tombées, ainsi que les règles de contenu local. Des acteurs mondiaux maîtrisant les droits sur les contenus ont pu apparaître. Les acteurs leader d’Internet (e-commerce, plateformes virales ou réseaux sociaux) prennent un rôle central, avec un mélange de contenus premium et UGC professionnalisés. Le marché en valeur est sous tension au sein d’un secteur vidéo OTT oligopolistique au niveau mondial.

Scénario « Syndication » : Le scénario de syndication est le plus coopératif et le plus favorable au monde TV. De même que les stations de télévision locales sont, aux États-Unis, affiliées aux "networks" nationaux, les groupes de télévision pourraient s’affilier en/à des grands "opérateurs de divertissement" nationaux et régionaux, s’appuyant sur le tronc commun de contenus qu’ils fournissent, et apportant en contrepartie l’expertise marché, la relation aux annonceurs nationaux, la programmation locale, leurs marques et leurs clients. Cette transformation s’opère dans l’univers broadcast comme OTT.

Pour découvrir nos estimations et les nouveaux scénarios TV, découvrez notre dernier rapport

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9nov/160

La constitution d’un marché unique de l’audiovisuel : est-ce uniquement un problème d’harmonisation du droit d’auteur ?

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Florence Le Borgne,
Head of the TV & Digital Content Practice, IDATE DigiWorld
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Si la directive 2001/29/CE harmonise les copyrights à l’échelle de l’Union, les détenteurs de droits ne bénéficient pour autant pas d’une protection unique sur l’ensemble du territoire de l’UE. Leur couverture est en effet constituée d’un ensemble de droits nationaux dont le champ géographique demeure limité au territoire de l’État membre qui les accorde.

A l’heure où les consommateurs sont de plus en plus nombreux à regarder de la vidéo sur des terminaux mobiles et s’attendent à pouvoir le faire n’importe où, la territorialité du droit d’auteur pose des difficultés au regard de l’accès transfrontière et de la portabilité de ces contenus. Selon la Commission européenne l'accessibilité à un service de vidéo dans un autre État membre n'est ainsi garantie que pour moins de 4 % de la totalité du contenu en VoD dans l'UE. Par ailleurs, en voyageant d’un pays européen à un autre, un consommateur n'a souvent pas la possibilité d’accéder aux services audiovisuels auxquels il est abonné dans son pays de résidence pour des motifs liés au droit d'auteur.

La territorialité du droit d’auteur est toutefois loin de constituer l’unique limite au développement de services transfrontières. Parmi les autres facteurs figurent avant tout les exclusivités par territoire imposées par les ayants droit pour garantir le préfinancement des contenus, mais aussi :

  • les coûts et contraintes liés à la nécessité d’employer un personnel multilingue pour le service clients ;
  • les différences de réglementation entre les pays en matière de copie privée, de protection des consommateurs et des mineurs, de taxation, de fenêtres d’exploitation… ;
  • les frais de sous-titrage et de doublage ;
  • les coûts d’adaptation des plans marketing à chaque pays ;
  • l’absence de standards techniques pour la distribution du contenu ;
  • le manque d’équipement et/ou d’accès au haut débit dans certains pays ;
  • la faiblesse de la demande pour des services transfrontières.

Un plan moins ambitieux, qui se contenterait de garantir la portabilité des contenus partout en Europe, semblerait plus réaliste. Il s’agirait pour les fournisseurs de services de négocier avec les ayants droit une exception clairement définie et encadrée à la territorialité des droits, pour pouvoir autoriser leurs clients à visionner leurs programmes depuis un autre pays de l’UE.

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Pour aller plus loin à propos des marchés TV avec les derniers rapports d'IDATE DigiWorld

TV in the Digital Single Market: Impact of current regulatory changes on the audiovisual value chain, Dec. 2015
World TV & Video Services Markets: Terrestrial - Satellite - Cable - IPTV - DVD - Blu-ray - Video on demand, Dec. 2015
Video-On-Demand: Europe’s main markets in the aftermath of Netflix world conquest, May 2016
Video Solution Providers: Towards Software-Defined Video, Jul. 2016

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28sept/160

DigiWorld Summit : The Digital Trust Economy

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Le débat sur le rôle essentiel de la confiance pour l’avenir de l’économie

 

La 38ème édition du DigiWorld Summit, organisée avec les entreprises Membres du DigiWorld Institut, se tiendra les 15-17 novembre 2016 sur le thème « The Internet of Trust ». L’occasion d’organiser un large débat international sur les questions de la confiance numérique (notamment sécurité et privacy) qui sont devenues l’une des préoccupations majeures de l’écosystème numérique.

Va-t-on atteindre le seuil de tolérance de la confiance numérique ?
Comment les acteurs historiques du numérique (équipements, telcos, IT) peuvent-ils en tirer parti ?
Les verticaux sont-ils menacés ou au contraire favorisés par la montée des questions liées à la confiance et à la sécurité ?
Un nouveau cadre réglementaire devra-t-il émerger pour encadrer, voire rassurer, les acteurs en présence et les consommateurs ?

> Parmi les 120 intervenants de cette édition :
•    Eva BERNEKE, CEO, KMD
•    Anne BOUVEROT, CEO, Morpho
•    Isabelle FALQUE-PIERROTIN, Présidente, CNIL
•    Pierre, CHAPPAZ, Co-founder & Executive Chairman, Teads
•    Didier LAMOUCHE, President & CEO, Oberthur
•    Joseph LUBIN, Founder & CEO, ConsenSys, Co-Founder Ethereum
•    Carlos LOPEZ BLANCO, Global Head, Public and Regulatory Affairs, Telefónica
•    Stéphane RICHARD, Chairman & CEO, Orange
•    Corrado SCIOLLA, President Europe, BT Global Services
•    Nicolas SEKKAKI, CEO France, IBM

La confiance est reconnue depuis longtemps comme un facteur important du succès d’une marque, d’une économie ou d’une société. Cela est encore plus vrai dans un monde transformé par l’innovation numérique. IDATE DigiWorld a montré, dans ses scénarios « Internet 2025 », que la confiance était une des variables clés dans l’écosystème numérique du futur. On peut aussi citer, au titre de la chronique de ces derniers mois :

•    les cyberattaques contre des telcos, des chaînes de télévision ou des services publics ;
•    les péripéties d’Apple ou Whatsapp avec les autorités pour avoir accès aux clés des terminaux ou du chiffrement des messages ;
•    les très longues négociations au sein de l’Union européenne pour s’entendre sur un nouveau règlement relatif à la protection des données personnelles ;
•    la remise en cause de l’accord transatlantique 'Safe Harbor' et le débat autour du 'Privacy Shield' ;
    les interrogations sur les risques associés à la voiture connectée/sans chauffeur et plus largement à la généralisation de l’IoT ;
•    le phénomène des ad-blocking ;
•    les questions sur les impacts sur la solidité du système bancaire des multiples offres de la FinTech ou de la capacité de la blockchain à se substituer aux tiers de confiance.

C’est donc un point de convergence pour les telcos, les acteurs du cloud, les géants de l’Internet, les start-ups, les gouvernements et les régulateurs, mais bien plus largement pour tous les secteurs de l’économie et les consommateurs/citoyens. Et comme toujours, la mesure du risque ne doit pas écarter l’analyse des opportunités, en termes d’innovations, de stratégies de différenciation ou d’avantages concurrentiels pour beaucoup d’acteurs.

Comme tous les ans, pour ce véritable rendez-vous qu’est devenue cette conférence internationale, les sessions plénières seront prolongées et complétées par de nombreux forums spécialisés. Le débat portera sur les principales tendances attendues dans les réseaux mobiles avec l’avènement de la 5G, le Ultra-Haut Débit, l’IoT, la transformation du marché de la télévision en Europe, la FinTech, les jeux vidéo, les promesses de l’Afrique numérique, les composantes de la Smart City.

Une plateforme internationale unique de débats et de rencontres

> DigiWorld Week
Une semaine pour décrypter les enjeux de notre nouveau monde numérique (12-20 nov. 2016)
> The DigiWorld Awards
Les récompenses des start-ups du numérique créées par des français à l’étranger

Les chiffres clés

La conférence pionnière des enjeux économique du numérique

Le DigiWorld Summit, un évènement organisé et animé par les experts de l’IDATE, avec le soutien des Membres du DigiWorld Institut, propose chaque année un débat international de très haut niveau sur les enjeux de l’économie numérique avec les meilleurs intervenants du domaine.

Participants : 1 200 participants pour le DigiWorld Summit et plus de 5 000 pour la DigiWorld Week
Intervenants : 120 intervenants du monde entier et près de 400 pour la DigiWorld Week
Partenaires et sponsors : Plus de 100 partenaires et sponsors (entreprises, pouvoirs publics, média…)
Réseaux : 15 000 tweets (trend topics) et 2 000 connections pour le live

Pour plus d'information, rendez-vous sur www.digiworldsummit.com,

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14sept/160

Le service de veille DigiWorld Research

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Yves Gassot,
Directeur général, IDATE DigiWorld
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Comment suivre les transformations rapides de nos industries sans être étouffé par l’avalanche des news nous annonçant tous les jours la disruption fondamentale ? Plus prosaïquement, comment amorcer la réflexion sur un projet ou un marché en disposant de chiffres de référence, d’un benchmark, et d’une première analyse indépendante ?

 

L’IDATE a vocation à fournir grâce à ses équipes de consultants et analystes hautement spécialisés  un ensemble de services de veille sur les marchés des télécommunications, de l’Internet et des médias.

Permettez-moi dans cet éditorial de souligner l’intérêt de cette offre en retenant trois études sur des sujets pertinents et d’actualité, publiées cet été par nos équipes :

• Quelle importance doit-on accorder aux expériences ou aux premières offres de LTE visant la fourniture de services fixes ?  On trouvera dans l’étude que vient de publier Carole Manero  (« LTE for fixed access : the next big thing ? »)  les facteurs qui rendent cette perspective plus crédible après les échecs du LMDS et du WiMax… mais aussi dans un contexte où l’on a vu récemment Google annoncer qu’il pourrait limiter ses investissements aux Etats-Unis dans les projets Google Fiber au profit de solutions radios et AT&T et Verizon, qui n’ont pas un statut d’opérateur national dans les accès filaires, déployer des offres wireless fixes en LTE ou même en 5G dans le cadre de leurs premiers tests.

Le sport, dernier bastion de la TV linéaire ?  Florence Le Borgne cherche à répondre à cette question dans son rapport « Contenus sportifs : TV vs. OTT » en analysant dans l’inflation des droits sportifs ce qui résulte de la concurrence entre les chaînes, de la concurrence de la VoD et des ambitions des géants de l’Internet.

• Faut-il tabler sur la fin de la consolidation des télécoms en Europe ? Dans son rapport (« Telecom consolidation in Europe: toward new challenges ? »), Christoph Pennings revient sur les opérations in-market de ces dernières années,  et aborde la nouvelle donne résultant des opérations de convergence (notamment fixe-mobile) mais aussi résultant de l’inflexion de la politique de Bruxelles.

J’aurais pu retenir d’autres rapports en cours de finalisation sur l’IoT, l’industrie 4.0, la nouvelle génération de satellites LEO, la blockchain, ou les déploiements du FTTH dans le monde… Consultez le site de l’IDATE pour en savoir plus siur ces études et notre catalogue, , n’hésitez pas à vous adresser à nos responsables commerciaux (j.george@idate.org) ou aux consultants que j’ai pu citer.

PS -"Yves Stourdzé, explorateur et éclaireur des mondes à venir" : Certains parmi vous ont peut-être noté que le siège de l’IDATE est sis « allée Yves Stourdzé ». Yves, universitaire brillant, nommé Directeur du Centre d’étude des systèmes et technologies avancées (CESTA) à sa création en 1982 par François Mitterand, a été non seulement l'inspirateur du programme Eureka, mais aussi un de ceux qui ont cru au développement de l’IDATE et soutenu ses premiers pas. A la suite du colloque qui s’est tenu à Paris au Ministère de la Recherche sur ses travaux, je vous engage à vous procurer l’ouvrage « Yves Stourdzé, explorateur et éclaireur des mondes à venir » réunissant à travers 25 contributions de personnalités des témoignages et des analyses. Par ailleurs, aux mêmes éditions (Sens & Tonka, www.sens-tonka.net ) vous pourrez prochainement à l’occasion d’une nouvelle parution retrouver les principaux ouvrages d’Yves Stourdzé.

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12juil/160

Video Solution providers: video distribution will grow by close to 25% per year up to 2020

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Jacques Bajon, Director of Media and Digital Contents Business Unit, IDATE DigiWorld

Given, though, the tensions on unit prices, increasing internalisation and competition, the growth in value will be lower than in volumes.

 

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The media industry has to find answers to the increasing personalisation of video consumption. This trend is firming up through the development of on-demand video services and the growing uses of personal devices. Video distribution solutions are needed for the industry, offering them:

More operational efficiency to integrate more IP in their systems;

The ability to adapt to the accelerating innovation cycles being driven by Internet players, with shorter time-to-market solutions and services;

Greater flexibility in an IP-video environment which is in constant evolution.

Alongside the traditional (broadcast) TV distribution chain, a new ecosystem has developed to tackle the needs of the Internet video delivery.

Major improvements have been made over recent years to provide a consistent OTT video experience to end users, including ABR solutions, edge-content caching, the development of software-based solutions and the increasing use of analytics. Some challenges still lie ahead, among them:

Ensuring an always-on quality of service, in particular together with the growth of video traffic and the possible advent of game-changing live-OTT streaming;

Managing the increasing complexity of media assets;

Improving the use of ‘big data’ to favour a better, and more personal, user experience and more efficient advertising.

A large consolidation process occurred in the market between pairs joining up to enhance solution line-ups and/or create end-to-end solutions, and with the verticals where large telcos and cablecos invested in video-management solutions. In turn, new trade-offs then came to the table including for operators and media groups the possible integration of some distribution technologies, the development of collaboration, the increasing use of hybrid (cloud) solutions and the option to choose externalising technical processes.

The move to more IP-based facilities is strong, such as the softwarisation of processes and tools. This shift towards software is to be concretised in a wider concept of software-defined video, which has yet to take shape on a much broader scale. A step further, the virtualisation of process in the cloud has already started.

Popular product line-ups, mainly focused on the idea of enhancing the consumer experience, include seamless multiscreen and TV-everywhere solutions which are already well advanced, unified user interfaces, cloud video recording (CVR), personalisation of video services through big data solutions and recommendation, metadata for enhanced content archiving and circulation and more. Live OTT still has to prove its feasibility on a massive scale and heavy bets are being placed on programmatic ads.

Discover the perspectives,  key trends, and scenarios about the TV market for the next decade through our dedicated report

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24mai/160

Video On Demand : Les principaux marchés européens à l’heure de l’internationalisation de Netflix

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Florence Le Borgne
Head of the TV & Digital Content Practice, IDATE DigiWorld

En règle générale, l’arrivée de Netflix sur un nouveau marché s’est traduite par une croissance des coûts de programmes pour ses concurrents.

 

Au vu de l’exemple nord-américain, cette tendance devrait se poursuivre et s’amplifier dans les prochaines années, ce qui va poser la question de la rentabilité de ces investissements.

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Typologie de services

On distingue généralement trois types de services de vidéo à la demande payants :

des services de vidéo à la demande à l'acte qui regroupent :

l’EST (electronic sell-through), également appelé commerce électronique de copies numériques ou vidéo à la demande à l'achat, est une transposition à l'univers immatériel de l'activité de vente de vidéogrammes ;

la VOD locative qui est une transposition à l'univers immatériel de l'activité de location de vidéogrammes ;

des services de SVOD, qui reposent sur le modèle de tarification dominant dans l'univers de la télévision linaire payante : l'abonnement.

Il arrive couramment qu'un même service propose plusieurs modes de tarification.

Modèles économiques et positionnement d'offre

Le modèle de la vidéo à la demande à l'acte est basé sur un partage des revenus entre l'éditeur de services et les ayants droit. Les contrats les unissant ne sont que très rarement exclusifs. Les catalogues des services à l'acte comprennent généralement un très grand nombre de références (de 10 000 à plusieurs centaine de milliers). Même si la plupart des offres de VOD à l'acte sont généralistes, la consommation se concentre sur les films de cinéma.

Le modèle économique de la SVOD est comparable à celui de la télévision à péage. Les droits des contenus sont achetés à prix fixe, indépendamment de la consommation effective. Ils peuvent être exclusifs pour une période et un territoire donnés. Dans un premier temps, les catalogues de SVOD ont pris la forme d'offres d'abondance, incluant une forte proportion de titres de plus de cinq ans et non exclusifs. Même si la plupart des offres de SVOD sont généralistes, ce sont les séries qui sont les contenus les plus mis en avant et les plus consommés. De plus en plus, les critères de récence et de l'exclusivité des contenus distribués deviennent déterminants. Aujourd'hui, deux approches marketing s'opposent : des stratégies basées sur le rapport volume/coûts et des stratégies de différenciation basées sur un positionnement premium ou thématiques.

Environnement concurrentiel

Le secteur de la VOD dans son ensemble est en croissance forte en Europe, portée par le développement important du nombre de services dans la plupart des pays. Entre février 2012 et décembre 2015, le nombre de services disponibles dans l'Union européenne a été multiplié en moyenne par 5.7.

Si le marché en valeur demeure dominé par la location de vidéo à l’acte en Europe (56.5% du marché total de la vidéo à la demande), ce segment de marché est celui qui progresse le moins rapidement depuis cinq ans (+215% en moyenne dans les pays de l’Union européenne entre 2010 et 2015). Les revenus générés par les services par abonnement connaissent une expansion plus forte, avec un taux de croissance de 1 824% sur cette même période. Ils ont généré près du tiers des revenus de la vidéo à la demande au niveau européen en 2015, alors qu’ils n'en représentaient que 7.6% en 2010.

Fréquemment, le véritable démarrage du marché de la SVOD dans un pays s’observe à partir du lancement de Netflix dans le pays en question. Il convient néanmoins de préciser que Netflix est le plus souvent le principal bénéficiaire de la croissance rapide des abonnements qu'il induit. L’arrivée du géant nord-américain s’accompagne néanmoins d’une réaction des principaux acteurs de la télévision à péage ou en clair. C’est la conjonction de l’ensemble de ces éléments qui contribue à une meilleure connaissance de la part du public de ce type de services et qui facilite leur adoption.

Les facteurs de croissance

Le développement des services de vidéo à la demande rencontre des succès extrêmement différents suivant le marché. Des facteurs endogènes interviennent :

la propension des consommateurs locaux à payer pour accéder à des contenus ;

le différentiel de prix avec les offres locales de Pay-TV ;

le niveau de piratage des oeuvres audiovisuelles et cinématographiques ;

l’existence d’une offre de contenus attractifs à bas coûts voire gratuits (services linéaires et à la demande inclus) ;

...

En savoir plus sur les facteurs endogènes

Des problématiques propres à la structure des offres à la demande et aux stratégies d'acteurs entrent également en jeux :

la pertinence des positionnements marketing des offres distribués ;

l’existence de partenariats avec des distributeurs disposant d’une base d’abonnés/équipés ;

l'efficacité des systèmes de recommandation qui contribuent à une utilisation plus intensive du service et à une meilleure satisfaction de l’utilisateur ;

...

Obtenir plus d'informations sur les différentes problématiques

La question de l’équilibre économique des services à l’acte se pose de façon moins critique que dans le cas des services par abonnement. En effet, l’essentiel des coûts des services à l’acte étant des coûts variables, proportionnels à la consommation, ces services ne coûtent cher à produire que quand ils sont effectivement consommés.

Il n’y a ainsi pas de véritables freins à la création de nouveaux services, les coûts d’entrée sur le marché restant faibles. Ceci explique l’abondance de services existants et la grande diversité des acteurs sur ce créneau.

L’économie des services de SVOD apparaît plus délicate : en plus des coûts techniques et marketing, les coûts d’acquisition des contenus peuvent être vus comme des coûts fixes, le contenu étant acheté à un montant fixe, indépendant de la consommation qui est faite de l’oeuvre. À cela peuvent également s’ajouter les coûts liés au développement ou à l’acquisition d’un outil de recommandation. Les services par abonnement doivent donc faire face à des coûts élevés avant même d’avoir commencé à recruter des abonnés.

Si l’industrie européenne n’arrive pas à créer à son tour des champions européens en mesure de rivaliser face aux géants nord-américains, la rationalisation du marché risque de passer par la disparition de nombreux acteurs européens.

Pour découvrir nos estimations et le marché de la VOD et l'avenir de la télévision à 2025, découvrez notre dernier rapport et participez à DigiWorld Future 2016

DWF15 video report v3A l’occasion de la publication de la 16ème édition du DigiWorld Yearbook (disponible dès maintenant en pré-commande), IDATE DigiWorld organise un grand débat de prospective sur les tendances clés qui structurent l’économie numérique des dix prochaines années. A partir des analyses détaillées de la situation actuelle et des prévisions proposées par les experts de l’IDATE pour les grands secteurs du numérique, le débat portera sur les tendances et les enjeux qui changent la donne à l’horizon 2025.

Inscription

 

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27avr/160

TV connectée : Un accélérateur du développement de la vidéo OTT

BAJON_Jacques

Jacques Bajon
Directeur de la Business Unit Media & Contenus Numériques, IDATE DigiWorld

Le développement de la télévision connectée s’appuie sur la démocratisation des accès haut débit, l’évolution des usages vers plus de personnalisation et la multiplication des équipements connectés présents dans les foyers.

 

Ces éléments révolutionnent progressivement l’accès aux sources de programmes et offrent de nouvelles fonctionnalités aux consommateurs. La connexion des téléviseurs au monde Internet peut être réalisée par différents moyens :
Smart TV ou téléviseur connecté (connexion directe, via Ethernet ou Wifi),
Décodeur TV connecté,
Terminal de streaming (format "boîtier" ou "dongle"),
Console de jeux connectée,
Lecteur Blu-ray connecté.

Ces éléments révolutionnent progressivement l’accès aux sources de programmes et offrent de nouvelles fonctionnalités aux consommateurs. La connexion des téléviseurs au monde Internet peut être réalisée par différents moyens :

En 2015, environ trois-quarts des téléviseurs commercialisés sont des Smart TV, mais ces dernières ne sont pas systématiquement connectées par les consommateurs. Dans le même temps, le marché des terminaux de streaming, dont la finalité principale est la lecture de vidéo en OTT, progresse rapidement. Au sein d’un marché non encore consolidé en termes de solutions et de services, plusieurs tendances se dessinent :
l’accès et l’utilisation des services de télévision connectée ont gagné en simplicité, en évoluant d’un positionnement "Internet-centric" à "video-centric".
La gestion de la connectivité avec les terminaux personnels des consommateurs est devenue un enjeu clé, avec le rôle accru des systèmes d’applications.
Les services OTT ont migré depuis les ordinateurs vers le téléviseur et poursuivent leur progression très rapide.
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Plus d'informations sur les tendances

Des progrès technologiques permettent par ailleurs de favoriser le développement du marché, que ce soit la généralisation du haut débit, voire du très haut débit, chez les consommateurs, les améliorations importantes en termes d’optimisation et de compression vidéo (HEVC), ou l’apparition de fonctionnalités innovantes comme le "casting", qui permet l’envoi de contenus vidéo depuis un terminal vers le téléviseur.

Les principaux acteurs de l’écosystème de télévision connectée peuvent être répartis en trois grandes catégories, selon leur segment industriel d’origine : les acteurs de l’électronique grand public (EGP), ceux du monde TV et les "leaders" du secteur Internet.
Les acteurs de l’EGP renforcent leurs interfaces logicielles, via des développements spécifiques comme Samsung (Tizen), ou via un rachat dans le cas de LG (WebOS). L’idée est ainsi de capter plus de valeur ajoutée sur le marché, que ce soit dans la vente de terminaux avancés et/ou sur la partie services.
Les acteurs du monde TV développent leur offre de services OTT et renforcent leur positionnement logiciel avec des plateformes plus ouvertes et hybrides. La TV connectée pourrait leur permettre de renouveler leur relation au consommateur et de monétiser les offres plus finement. Des opérateurs de réseaux ou de bouquets TV, notamment aux États-Unis, commencent ainsi à commercialiser des offres complètes de télévision en OTT, avec une composante linéaire.
Enfin, les "leaders" du secteur Internet (Google, Amazon, Facebook, Microsoft) possèdent une connaissance intime du monde logiciel et des nouveaux usages. Ils sont ainsi les mieux placés pour créer la meilleure expérience utilisateur, que ce soit en termes de fluidité d’utilisation ou de recommandation sur les contenus en s’appuyant sur les données utilisateurs. Leur positionnement de plus en plus "verticalisé", du contenu jusqu’au terminal, ouvre par ailleurs la voie à la captation d’une partie croissante du marché du divertissement vidéo.

Ainsi plusieurs scénarios TV connectée se profilent à 2025, visant à déterminer les industries qui, en tendance, accroissent leur contrôle sur cet l'environnement :

Impact_scenarios_TV_connectee_2025_IDATE_DigiWorld_OTT

Selon l’évolution de l’environnement, et par conséquent des industries dominantes, la taille du marché vidéo OTT variera fortement en fonction de ces scénarios, de même que les niveaux d'usages des terminaux.

Pour découvrir nos estimations et les nouveaux scénarios TV à 2025, découvrez notre dernier rapport et participez à DigiWorld Future 2016

DWF15 video report v3A l’occasion de la publication de la 16ème édition du DigiWorld Yearbook (disponible dès maintenant en pré-commande), IDATE DigiWorld organise un grand débat de prospective sur les tendances clés qui structurent l’économie numérique des dix prochaines années. A partir des analyses détaillées de la situation actuelle et des prévisions proposées par les experts de l’IDATE pour les grands secteurs du numérique, le débat portera sur les tendances et les enjeux qui changent la donne à l’horizon 2025.

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8mar/160

TV revenues are stronger than ever: from €366.8bn in 2015 they will hit the €413.1bn mark in 2020

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Florence Le Borgne
Director of Studies, IDATE DigiWorld

since the deep dip in 2009 one sole direction: upwards!

 

 

Regarding the latest update of IDATE’s half-yearly TV & video services observatory, Alexandre Jolin, Senior Consultant at IDATE, claims: “TV revenues are stronger than ever: from €366.8bn in 2015 they will hit the €413.1bn mark in 2020: still six times higher revenues than generated by video services (both physical and online). Within TV revenues, ad spending will grow at a tremendous pace until 2020 – It will increase by 14.6% – and will be relatively close behind pay-TV revenues. This is particularly notable because the European TV ad spending revenues dropped hardly in 2008, followed by a sluggish growth until 2015. In order to put in relation: Online advertising (both fixed and mobile, video and non-video altogether) worldwide revenues are skyrocketing, nevertheless they will leave behind global TV ad spending at best up from 2019. With this in mind, traditional TV still seems to have a bright outlook for this decade, both for ad spending and other related revenues.”

Key TV facts and outlook

The global TV industry’s revenue will come to €366.8 billion in 2015 and €413.1 billion in 2020.

Pay-TV revenue will grow by 11.7% between 2015 and 2020, to reach €199.0 billion in 2020.

Ad revenue will increase more rapidly (+14.6% between 2015 and 2020), to reach €178.3 billion in 2020.

Public financing/licensing fees will continue to increase significantly (+8.3% in 5 years) to reach nearly €35.9 billion in 2020.

Breakdown of TV market revenue in 2015

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Source: IDATE, State of TV & Video Services worldwide, December 2015

Regarding TV access, the number of TV households worldwide will reach 1.742 billion in 2020 (+9.1% since 2015).

Cable will the remain the chief access channel (623.8 million households in 2020) but will gradually lose ground to satellite and IPTV which will account for 33.4% and 10.3% of TV households, respectively, at the end of 2020.

Despite the development of hybrid TV solutions, terrestrial TV should continue its decline on the first TV set and drop down to number three spot by 2020, with a 20.5% share of the global market.

The development of hybrid solutions that combine live programming on broadcast networks (terrestrial and DTH) and OTT video services over the open Web is a key variable in the future development of the various TV access modes, and may well shake up current trends.

Video revenues

Video hard copy sales and rental will total €10.8 billion in 2020

This means that the global market will decrease by 40.8% compared to 2015.

Blu-ray will be the most common format and help temper plummeting hard copy sales.

On demand video revenue will reach €54.3 billion in 2020, which is 119.6% more than in 2015.

OTT video will continue to be by far the biggest earner, generating 83.9% of total revenue.

VoD will still be the dominant model on managed networks. It will generate €5.8 billion in 2020 versus €2.9 billion for subscription video on demand (S-VoD).

Breakdown of on-demand market revenue in 2015

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Source: IDATE, State of TV & Video Services worldwide, December 2015

Learn more about our ongoing monitoring of TV & Video Services covering 39 countries, 10 regions and world consolidated.

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26fév/160

DigiWorld Summit 2016: The Internet of Trust

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Le débat sur le rôle essentiel de la confiance pour l’avenir de l’économie

 

La 38ème édition du DigiWorld Summit, organisée avec les entreprises Membres du DigiWorld Institut, se tiendra les 15-17 novembre 2016 sur le thème « The Internet of Trust ». L’occasion d’organiser un large débat international sur les questions de la confiance numérique (notamment sécurité et privacy) qui sont devenues l’une des préoccupations majeures de l’écosystème.

Alors que le nombre de cyber-attaques recensées progresse dans le monde de près de 40% par an, on s’attend à ce que les prochaines étapes de l’évolution des technologies digitales ne fassent qu’amplifier le phénomène. A tel point que tous les scénarios sont aujourd’hui sur la table : de la poursuite du chaos actuel à la rupture de confiance qui entrainerait la construction d’une économie numérique sans doute différente de celle que nous connaissons aujourd’hui.

Va-t-on atteindre le seuil de tolérance de la confiance numérique ?
Comment les acteurs historiques du numérique (équipements, telcos, IT) peuvent-ils en tirer parti ?
Les verticaux sont-ils menacés ou au contraire favorisés par la montée des questions liées à la confiance et à la sécurité ?
Un nouveau cadre réglementaire devra-t-il émerger pour encadrer, voire rassurer, les acteurs en présence et les consommateurs ?

Il semble inévitable que nous allons devoir affronter une réévaluation des questions de sécurité et de confiance : augmentation massive  des investissements, montée des pratiques protectionnistes (ad-blockers, lutte contre les botnets,…) ou d’évitement (piratage ou contournement), clarification des conditions d’accès aux données personnelles et de la gestion des identités numériques et de l’e-réputation,…  Autant d’enjeux et de menaces qui pèsent sur le rythme de diffusion du numérique mais qui sont aussi autant d’opportunités pour tous les acteurs.

> Usage and misusage of trust
La confiance sera-t-elle le paramètre clé de l’Internet du futur ?
Privacy paradox: Usage is high, trust is low: Va-t-on atteindre le seuil de tolérance de la confiance numérique ?
Digital trust at the heart of the customer relationship? Comment les acteurs du Net et les verticaux entretiennent-ils la confiance avec leurs clients ?
Can we trust the digital world players? Les géants du Net pourront-ils continuer d’être juge et partie de la confiance de leurs utilisateurs ?
Can the digital world trust us: focus on piracy : Les entreprises peuvent-elle faire confiance à l’utilisateur ?

> Technologies for Trust 
Un terrain d’innovations pour les leaders et les start-ups
Innovative security solutions : biometrics, … : Que peut-on attendre de la prochaine vague d’innovations en matière de cyber-sécurité et de contrôle des données ?
Blockchain and decentralized trust: Va-t-on vers une désintermédiation des tiers de confiance ?

> Trust is changing the digital Value chain
La confiance sera-t-elle au cœur d’une redistribution des cartes ?
Trusted third parties & Digital coach: Va-t-on assister à l’essor de nouveaux tiers de  confiance (banque, poste, santé…) ?
Need for more secure enablers? De nouveaux leviers de croissance pour les leaders des télécoms et de l’IT ?
What role for the Telcos? Monétisation des données ou tiers de confiance ?

> Business Models crash test
Les business models actuels et futurs de la publicité et de l’IoT, particulièrement sensibles à la confiance, sauront-ils s’adapter à une nouvelle donne ?
Real Time Biding and programmatic advertising: La pub en ligne peut-elle survivre et s’adapter à une crise de confiance ?
Big Data and Internet of things: La gestion de la confiance sera-t-elle le facteur clé de succès de l’IoT et des initiatives de monétisation ?

> Regulation of Trust and Trust in regulation
Quelle régulation pour favoriser les usages et l’innovation tout en répondant aux menaces et dérives de l‘économie numérique ?
Trust and Anti-trust: what about platforms? Les plateformes du web doivent-elles et peuvent-elles être régulées ?
Harbor and Shield: the new deal : Pourra-t-on trouver un point d’équilibre entre les positions opposées de l’Union Européenne et des Etats-Unis ?
Cybersecurity and terrorism : La crédibilité et la confiance future de l’économie numérique sont-elles liées à la lutte contre les menaces globales ?

Une plateforme internationale unique de débats et de rencontres

> Les Forums thématiques

  • Connected Things Forum
  • Fiber Networks Forum
  • TV & Video Forum  

 

  • FinTech Forum
  • Mobile Networks Forum
  • Digital Africa Forum
  • Game Summit

> La DigiWorld Week
   Une semaine complète de conférences et d’événement partenaires (13-21 nov. 2016)

> Les DigiWorld Awards
Les récompenses des startups du numérique créées par des français à l’étranger

Key facts & Data

La conférence pionnière des enjeux économique du numérique

Le DigiWorld Summit, un évènement organisé et animé par les experts de l’IDATE, avec le soutien des Membres du DigiWorld Institut, propose chaque année un débat international de très haut niveau sur les enjeux de l’économie numérique avec les meilleurs intervenants du domaine.

Participants : 1 200 participants pour le DigiWorld Summit et plus de 5 000 pour la DigiWorld Week
Intervenants : 120 intervenants du monde entier et près de 400 pour la DigiWorld Week
Partenaires et sponsors : Plus de 100 partenaires et sponsors (entreprises, pouvoirs publics, média…)
Réseaux : 15 000 tweets (trend topics) et 2 000 connections pour le live

Découvir les intervenants 2015 : Jimmy WALES, Founder, Wikipedia - Peter VERHOEVEN, Managing Director EMEA, Booking.com - Alex SCHLEIFER, Head of Design, Airbnb - Eric DENOYER, CEO, Numericable-SFR -  Dan JUDKINS, Head of Global Design and Development, Hasbro Inc. - Carlo d’ASARO BIONDO, President EMEA strategic relationships, Google -  WEN Rui, Director of national Business Development, Youku Tudou - Sébastien SORIANO, Chairman, ARCEP - Bruno LASSERRE, Président, Autorité de la concurrence, … > plus sur www.digiworldsummit.com

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